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    <title><![CDATA[Ali SAMI]]></title>
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    <description><![CDATA[Le Lion indomptable                    
intelligencia@maktoob.com]]></description>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Over Blog</dc:creator>
    <dc:creator.e-mail>admin@dzblog.com</dc:creator.e-mail>
    <dc:date>2008-07-06</dc:date>

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  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-240261.html">
    <title><![CDATA[Le sionisme chrétien]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-240261.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<h1 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><font face="Times New Roman" size="6">Le sionisme chr&eacute;tien</font></h1>
<h1 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><span style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: Arial">dimension fondamentale du conflit arabo-sioniste
<p><strong><span style="COLOR: navy"><font size="3"><font face="Times New Roman">&nbsp;</font></font></span></strong></p>
</span></h1>
<span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">A l&rsquo;inverse du r&eacute;ductionnisme m&eacute;thodologique, notre approche du conflit arabo-sioniste reposera sur une analyse de type syst&eacute;mique&nbsp;: il s&rsquo;agit d&rsquo;&ecirc;tre attentif moins aux objets qu&rsquo;aux relations. Le sens d&rsquo;un fait ne r&eacute;side pas seulement dans ses caract&eacute;ristiques propres, mais aussi dans la trame des rapports qui se tissent autour et &agrave; travers lui.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Dans cette analyse, le conflit entre l&rsquo;entit&eacute; sioniste et
<personname w:st="on" productid="la D&#65513;l&#65513;gation">la Palestine</personname>
forme et constitue un syst&egrave;me qui n&rsquo;est intelligible que dans la mesure o&ugrave; nous l&rsquo;inscrivons dans un m&eacute;ta-syst&egrave;me qui est constitu&eacute; par la relation conflictuelle entre l&rsquo;Occident et le monde arabe et musulman. Cette relation m&eacute;rite elle-m&ecirc;me d&rsquo;&ecirc;tre articul&eacute;e avec la relation conflictuelle entre le Nord et le Sud (ou pour reprendre une autre image le Centre et
<personname w:st="on" productid="la P&#65513;riph&#65513;rie">la P&eacute;riph&eacute;rie</personname>
).
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Ces &eacute;largissements successifs ne sont pas uniquement spatiaux. La profondeur temporelle se trouve elle aussi affect&eacute;e et il convient, pour ne pas r&eacute;duire la compr&eacute;hension du conflit arabo-sioniste &agrave; sa temporalit&eacute; imm&eacute;diate, de contextualiser selon une longue histoire ce conflit. Ici, nous voudrions tordre le coup &agrave; une id&eacute;e r&eacute;pandue qui le fait remonter &agrave; Theodore Herzl et son projet colonial datant de la fin du XIX<sup>&egrave;me</sup> et du d&eacute;but du XX<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cles.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">En r&eacute;alit&eacute;, nous voudrions souligner que ce conflit n&rsquo;est pas intelligible si nous ne saisissons pas les enjeux d&rsquo;une dynamique concr&egrave;te, sociale et historique qui est celle de
<personname w:st="on" productid="la R&#65513;forme">la R&eacute;forme</personname>
protestante aux XVI<sup>&egrave;me</sup> et XVII<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cles. En effet, nous voudrions rappeler que la gen&egrave;se du projet colonial sioniste proc&egrave;de d&rsquo;une certaine th&eacute;ologie chr&eacute;tienne protestante.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Cette analyse syst&eacute;mique particuli&egrave;re se doit d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;galement transdisciplinaire car les ressources de la seule science politique ou du droit international ne sont pas suffisantes. La th&eacute;ologie et l&rsquo;anthropologie culturelle doivent aussi &ecirc;tre mobilis&eacute;es. Mais la transdisciplinarit&eacute; ne se contente pas de la seule sph&egrave;re de la raison acad&eacute;mique et dans notre compr&eacute;hension de ce conflit ce sont aussi les forces de l&rsquo;intuition que nous voulons convoquer.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Les Occidentaux, r&eacute;guli&egrave;rement, &agrave; travers leurs m&eacute;dias, leurs intellectuels et leurs dirigeants politiques, consid&egrave;rent que la paix entre juifs et Palestiniens suppose l&rsquo;intervention d&rsquo;un tiers neutre ou, en tout cas, d&rsquo;un tiers qui n&rsquo;as pas de responsabilit&eacute;s directes dans la cause du conflit. Conflit entre &laquo;&nbsp;Juifs et Arabes&nbsp;&raquo;, entre &laquo;&nbsp;Juifs et Musulmans&nbsp;&raquo;, les lectures sch&eacute;matiques abondent.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Le point commun entre elles, outre leur essentialisme, est que l&rsquo;Occident se voit exon&eacute;rer de toutes ses responsabilit&eacute;s originelles. Les Occidentaux consid&egrave;rent m&ecirc;me qu&rsquo;ils font le pari de la paix en critiquant les uns et les autres. En fait, si la terre palestinienne, et par extension la terre arabe, est le lieu de l&rsquo;existence (au sens de manifestation) du conflit arabo-sioniste, son essence (ses causes profondes) r&eacute;side dans l&rsquo;histoire m&ecirc;me de l&rsquo;Occident, de l&rsquo;Europe issue de
<personname w:st="on" productid="la R&#65513;forme">la R&eacute;forme</personname>
aux Etats-Unis. Le projet sioniste en Palestine (c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;installation des Juifs en terre palestinienne) ne rel&egrave;ve pas uniquement du juda&iuml;sme comme le pr&eacute;tendent beaucoup de personnes, mais d&rsquo;une d&eacute;rive politico-th&eacute;ologique qui remonte au christianisme, plus particuli&egrave;rement protestant.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><em><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Sola scriptura&nbsp;!</span></em><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial"> Par l&rsquo;Ecriture seule&nbsp;! Ce principe est l&rsquo;un des axes fondamentaux de
<personname w:st="on" productid="la R&#65513;forme">la R&eacute;forme</personname>
protestante initi&eacute;e par Luther (1488-1546). Il affirme que
<personname w:st="on" productid="la Bible">la Bible</personname>
(l&rsquo;Ancien Testament et Nouveau Testament) est la r&eacute;f&eacute;rence ultime de la foi chr&eacute;tienne. Alors que la version latine de
<personname w:st="on" productid="la Bible">la Bible</personname>
(Saint J&eacute;r&ocirc;me, V<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle) est, de facto, monopolis&eacute;e par les &eacute;lites religieuses et intellectuelles de l&rsquo;Europe chr&eacute;tienne,
<personname w:st="on" productid="la R&#65513;forme">la R&eacute;forme</personname>
(dite aussi r&eacute;formation) d&eacute;mocratise en quelque sorte l&rsquo;acc&egrave;s aux &eacute;critures dites saintes. Les traductions dans les langues vernaculaires se d&eacute;veloppent et les Protestants jouent un r&ocirc;le essentiel dans ce processus religieux et culturel (la traduction de Luther en Allemand).
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Dans quelle mesure ce principe,<em> Sola scriptura</em>, intervient-il dans notre questionnement de d&eacute;part, &agrave; savoir la collusion originelle entre christianisme, protestantisme et projet sioniste en Palestine&nbsp;? En fait, cette fameuse d&eacute;mocratisation et l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation de
<personname w:st="on" productid="la Bible">la Bible</personname>
au rang de cl&eacute; de vo&ucirc;te d&rsquo;une identit&eacute; chr&eacute;tienne centr&eacute;e sur le Christ s&rsquo;est r&eacute;alis&eacute;es dans un contexte historique particuli&egrave;rement conflictuel. Rappelons, pour notre propos, que durant les XVI<sup>&egrave;me</sup>, XVII<sup>&egrave;me</sup> et XVIII<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cles, l&rsquo;Europe romaine se lan&ccedil;a dans un processus de &laquo;&nbsp;reconqu&ecirc;te&nbsp;&raquo; religieuse afin de contrer
<personname w:st="on" productid="la R&#65513;forme. Dans">la R&eacute;forme. Dans</personname>
le sillage de cette Contre-r&eacute;forme, ou &laquo;&nbsp;R&eacute;forme Catholique&nbsp;&raquo;, les Protestants subissent d&rsquo;innombrables pers&eacute;cutions.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Or, cette situation devait laisser sur la conscience protestante une empreinte singuli&egrave;re et, dans le contexte de la g&eacute;n&eacute;ralisation de
<personname w:st="on" productid="la Bible">la Bible</personname>
, elle favorisait &agrave; une identification avec les Fils d&rsquo;Isra&euml;l pers&eacute;cut&eacute;s dans l&rsquo;Egypte des Pharaons. On peut l&eacute;gitimer consid&eacute;rer cette th&eacute;ologie identitaire comme &eacute;tant l&rsquo;une des sources de la solidarit&eacute; &laquo;&nbsp;civilisationnelle&nbsp;&raquo; qui coh&eacute;re le monde occidental et l&rsquo;entit&eacute; sioniste.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Cette th&eacute;ologie protestante qui identifie les Protestants pers&eacute;cut&eacute;s des XVI<sup>&egrave;me</sup>, XVII<sup>&egrave;me</sup> et XVIII<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cles aux Fils d&rsquo;Isra&euml;l de l&rsquo;Antiquit&eacute; va trouver en Am&eacute;rique du Nord une terre d&rsquo;accueil. A bien des &eacute;gards, le rapport entre les Etats-Unis et l&rsquo;entit&eacute; sioniste, loin d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;ductible &agrave; une simple alliance politico-militaire conjoncturelle, se voit enracin&eacute; dans l&rsquo;histoire anthropologique de pays.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</p>
</span></span>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-05-14T20:12:16+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-201392.html">
    <title><![CDATA[à l’american way of war]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-201392.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<h1 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><span lang="EN-GB" style="FONT-SIZE: 20pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-language: EN-GB"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">
<h1 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><span lang="EN-GB" style="FONT-SIZE: 20pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-language: EN-GB">De l&rsquo;<span class="spipsurligne">american</span> way of life
<p>&nbsp;</p>
</span></h1>
<h1 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><span lang="EN-GB" style="FONT-SIZE: 20pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-language: EN-GB">&agrave; l&rsquo;american way of war
<p>&nbsp;</p>
</span></h1>
</span>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Quand on parle de l&rsquo;Am&eacute;rique, plusieurs sentiments nous viennent &agrave; l&rsquo;esprit, celui de la fameuse conqu&ecirc;te de l&rsquo;Ouest, qu&rsquo;il faut pr&eacute;ciser faite sur le dos d&rsquo;indig&egrave;nes &quot;les am&eacute;rindiens&quot;, des massacres en s&eacute;rie, un v&eacute;ritable g&eacute;nocide d&rsquo;un peuple&nbsp;; qui nous rappelle l&rsquo;esclavagisme sur lequel on peut &eacute;crire une collection de livres&nbsp;;</span><font face="Times New Roman" size="3"> </font><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">qui nous rappelle aussi la traque haineuse des communistes lors de la &laquo;chasse aux sorci&egrave;res&raquo;. Mais, aussi le fameux r&ecirc;ve am&eacute;ricain &laquo;american way of life&raquo;, un mythe qui se traduit par la r&eacute;ussite pour chacun, ind&eacute;pendamment de sa race et de sa religion&nbsp;!
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Lorsqu&rsquo;on sait que les <span style="TEXT-TRANSFORM: uppercase">&eacute;</span>tats <span style="TEXT-TRANSFORM: uppercase">u</span>nis d&rsquo;Am&eacute;rique, pays le plus riche au monde, comptent 40 millions de pauvres pour la plupart des Afro-Am&eacute;ricains et des Latinos, lorsqu&rsquo;on sait comment les USA ont mat&eacute; les mouvements sociaux des ann&eacute;es 60 et 70 (assassinats, espionnage, infiltration, dissensions des mouvements en plusieurs fractions qui s&rsquo;entretuent, dresser les uns contre les autres, calomnie, enfin la liste est longue et je laisse l&rsquo;honneur de la compl&eacute;ter aux am&eacute;ricains eux-m&ecirc;mes)&hellip; lorsque on sait tout cela, &ccedil;a nous laisse perplexe.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Aussi, un autre sentiment de r&eacute;pugnance, nous vient &agrave; l&rsquo;esprit, sur cette Am&eacute;rique qui dicte aux autres sa vision des droits de l&rsquo;Homme avec <span style="TEXT-TRANSFORM: uppercase">p</span>atriot <span style="TEXT-TRANSFORM: uppercase">a</span>ct, Guantanamo, Abou Ghraib, Bagram, Palestine, Liban, Aljazeera, Black waters (la plus importante organisation terroriste du monde apr&egrave;s l&rsquo;arm&eacute;es US, l&rsquo;arm&eacute;e sioniste, le Mossad, les juivistes en Palestine et devant
<personname w:st="on" productid="la Ligue">la Ligue</personname>
de D&eacute;fense Juive (LDJ), le Betar et le Ku Klux Klan avec ses n&eacute;o-acolytes), etc.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Pourtant, l&rsquo;Am&eacute;rique ne cesse de se vanter que dans cet immense continent et contrairement &agrave; l&rsquo;Europe, chacun peut courir sa chance, s&rsquo;il est am&eacute;ricain&nbsp;! Apr&egrave;s les &eacute;volutions sanglantes des luttes pour l&rsquo;&eacute;mancipation des Noirs avort&eacute;es et pas encore achev&eacute;es, la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine est devenue un melting-pot, mais de fa&ccedil;ade uniquement, sous le quel pr&eacute;domine la culture des croisades et un extr&eacute;misme Ku Klux Klan &agrave; la sauce &eacute;vang&eacute;liste. Par comparaison &agrave; l&rsquo;Europe, on pourra toujours dire que ce n&rsquo;est pas demain que l&rsquo;on verra un ministre allemand d&rsquo;origine turque, ce n&rsquo;est pas demain que nous verrons un ministre britannique d&rsquo;origine indienne en Grande-Bretagne et ce n&rsquo;est s&ucirc;rement pas demain ni m&ecirc;me apr&egrave;s-demain que nous verrons en France, chantre autoproclam&eacute; des &laquo;droits de l&rsquo;Homme&raquo;, un arabe &eacute;lu au parlement. Quant aux &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique, de pareils apparitions repr&eacute;sentent le ph&eacute;nom&egrave;ne de &quot;Black de service&quot; qu&rsquo;autre chose&nbsp;; car le pouvoir r&eacute;el reste entre les mains du lobby militaro-financier, du lobby jud&eacute;o-sioniste et du lobby du p&eacute;trole. Quant &agrave; l&rsquo;Europe, qui s&rsquo;est b&acirc;ti par opposition au musulman et qui se veut chr&eacute;tienne, l&rsquo;ascenseur social est en panne, il est gripp&eacute;, comme on le sait, par des pr&eacute;jug&eacute;s chauvinistes bas&eacute;s sur l&rsquo;ethnie, mais surtout la religion et qui n&rsquo;ont pas pris un pli depuis le XIX<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle avec les Renan, Ferry, Gobineau, Chamberlain, voire les chantres comme Kipling et son &laquo;white man burden&raquo;.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Un autre sentiment de d&eacute;go&ucirc;t est celui d&rsquo;une Am&eacute;rique r&eacute;trograde qui n&rsquo;a aucun rep&egrave;re moral et aucune &eacute;thique et qui terrorise&nbsp;les peuples du monde avec la multitude d&rsquo;attentats au sein des autres <span style="TEXT-TRANSFORM: uppercase">&eacute;</span>tats, au sein des diff&eacute;rentes communaut&eacute;s d&rsquo;Irak et du Liban et m&ecirc;me sur son propre territoire ; une mise en pratique de la plus cynique des th&eacute;ories, la &laquo;th&eacute;orie du fou&raquo; ch&egrave;re &agrave; Richard Nixon et qui consiste &agrave; provoquer l&rsquo;&eacute;pouvante chez votre adversaire qui doit &ecirc;tre convaincu que vous &ecirc;tes capable de tout... Malheureusement, L&rsquo;Am&eacute;rique reste encore pour beaucoup de peuples du monde leur Graal.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Qu&rsquo;est-il, actuellement, de la pr&eacute;tendue premi&egrave;re d&eacute;mocratie du monde&nbsp;? On dit que les Etats-Unis auraient 1.000 bases militaires dans le monde pour, nous dit-on, apporter sa d&eacute;mocratie a&eacute;roport&eacute;e. Les Etats-Unis recherchant la l&eacute;gitimit&eacute; et le soutien, ou tout au moins l&rsquo;acceptation, de leurs actions belliqueuses, promet des bo&icirc;tes de Pandore au premier pr&eacute;sident venu dans son vertige de puissance.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Un Am&eacute;ricain moyen d&eacute;pense 08 tonnes de p&eacute;trole par an, il envoie dans l&rsquo;atmosph&egrave;re 20 tonnes de CO<sub>2</sub> et il ne veut pas r&eacute;glementer ses rejets et fermer sa chemin&eacute;e. L&rsquo;ignorance des am&eacute;ricains des civilisations du monde, coupl&eacute; &agrave; une d&eacute;formation des faits et des r&eacute;cits, leurs donnes le sentiment &eacute;ph&eacute;m&egrave;re de pr&eacute;curseurs.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">La patrie de George Washington et d&rsquo;Abraham Lincoln devrait comprendre qu&rsquo;elle a un magister moral envers son propre peuple avant de s&rsquo;immiscer dans les affaires internes des autres pays qui se trouvent pr&eacute;alablement dans des situations difficiles sinon critiques. S&rsquo;il est vrai que &laquo;la vieille Europe&raquo; pour reprendre l&rsquo;expression de Donald Rumsfeld, Europe qui a donn&eacute; naissance &agrave; l&rsquo;Am&eacute;rique, est sur la pente du d&eacute;clin des valeurs, et que l&rsquo;Am&eacute;rique reste pour beaucoup et &agrave; tord, le Fort Knox de la morale et du sentiment religieux&nbsp;; pour nous arabes, musulmans, africains et tiers-mondiste, cette Am&eacute;rique, assist&eacute;e par sa vieille Europe, reste l&rsquo;oppresseur qui ne veut pas nous laisser vivre en paix, le manipulateur par excellence, celui qui maintient des r&eacute;gimes totalitaristes pour r&eacute;aliser ses objectifs morbides de domination et d&rsquo;asservissement.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Le probl&egrave;me est que le monde arabe et le monde musulman sont per&ccedil;us par un panorama de centres de recherches et relat&eacute;e dans les m&eacute;dias am&eacute;ricains belliqueux, par une propagande bien &eacute;labor&eacute;e et tr&egrave;s bien ficel&eacute;e, comme une incarnation du mal, de la terreur. Or la r&eacute;alit&eacute; prouve exactement l&rsquo;inverse. Les am&eacute;ricains refl&egrave;tent leur image en parlant d&rsquo;extr&eacute;misme, de terrorisme et d&rsquo;inculture. Mais comme une taupe, l&rsquo;Am&eacute;rique poursuit son comportement imp&eacute;rialiste et outrancier.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Le probl&egrave;me des peuples arabes, des peuples musulmans et des peuples africains mal gouvern&eacute;s par des potentats sans r&eacute;elle dimension, est qu&rsquo;ils aspirent &agrave; un mieux-&ecirc;tre, &agrave; la dignit&eacute;, &agrave; la d&eacute;mocratie, &agrave; l&rsquo;alternance au pouvoir, &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation, bref, &agrave; la promotion et l&rsquo;&eacute;mancipation de tout citoyen, mais qu&rsquo;ils refusent de l&acirc;cher leurs identit&eacute;s ou leur rep&egrave;re religieux. Le probl&egrave;me est que les masses sont constamment humili&eacute;es par la politique qui pr&eacute;vaut au monde en voie de d&eacute;veloppement. Elles sont naturellement &eacute;c&oelig;ur&eacute;es quant &agrave; cette vision des choses qui consiste &agrave; imposer &laquo;l&rsquo;<span class="spipsurligne">american</span> way of war&raquo; avec le bourbier irakien et son cort&egrave;ge journalier d&rsquo;horreur et de d&eacute;shonneur&hellip; un bain de sang au quotidien.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">L&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak a &eacute;t&eacute; pr&eacute;d&eacute;termin&eacute;e, de nombreux secteurs de l&rsquo;administration Bush l&rsquo;invoquant pour leurs propres desseins. Ces raisons &eacute;taient d&rsquo;ordre imp&eacute;rialiste sous pr&eacute;texte du 11 septembre 2001, sur lequel beaucoup de flou pr&eacute;domine et beaucoup d&rsquo;interrogations, cachant la plus &eacute;vidente de toutes &laquo;le r&ocirc;le central du p&eacute;trole&raquo;. Son objectif est de modifier, encore plus, &agrave; son avantage l&rsquo;environnement politique international, par l&rsquo;intimidation r&eacute;sultant de l&rsquo;utilisation &eacute;hont&eacute;e de la force arm&eacute;e, se pr&eacute;sentant ainsi en leadership des pilleurs des biens d&rsquo;autrui. Sans grande surprise, car les USA auront emprunt&eacute; un bien curieux cheminement pour se hisser au sommet du pouvoir mondial, le parfait contre-exemple.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">En ce qui concerne la supercherie am&eacute;ricaine du 11 septembre 2001, Avec un Rudolph Guliani z&eacute;l&eacute;, la ville de New York avait optait pour une deuxi&egrave;me croisade envers un milliard et demi de musulmans, apr&egrave;s celle entreprise le si&egrave;cle pass&eacute; en colonisant
<personname w:st="on" productid="la Palestine. Sauf">la Palestine. Sauf</personname>
si ce Guliani n&rsquo;a pas &eacute;tudi&eacute; les nombres &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, comme ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs du Stern et de
<personname w:st="on" productid="la Haganah">la Haganah</personname>
, une pareille op&eacute;ration est r&eacute;volue et math&eacute;matiquement irr&eacute;alisable, au plus grand dam de Bush et compagnies.
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<p style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Il n'y a ni amour ni d&eacute;fense des droits de l&rsquo;Homme ici. Si les sentiments sont faits pour attendrir les pauvres, l'essentiel est ailleurs. De froids calculs bassement terrestres dictent l'accouchement forc&eacute; d&rsquo;un G.W. Bush comme pr&eacute;sident des USA en 2000 et la mutation qui l'accompagne.
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<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Mais les tentatives de faire de l&rsquo;Afghanistan, puis de l&rsquo;Irak, des d&eacute;monstrations de l&rsquo;invincibilit&eacute; militaire des Etats-Unis se termineront par le r&eacute;sultat exactement inverse et mettront en exergue les limites de cette puissance militaire. Ainsi, il est possible de combattre l&rsquo;arm&eacute;e am&eacute;ricaine, ses acolytes et ses mercenaires, jusqu&rsquo;&agrave; aboutir &agrave; un cul-de-sac, ce qui est une victoire bien r&eacute;elle dans une lutte de gu&eacute;rilla. Aussi, une r&eacute;sistance soutenue, dans une partie de l&rsquo;empire, affaiblit l&rsquo;empire dans son ensemble, neutralise sa force de dissuasion et an&eacute;antisse sa fameuse puissance de frappe. Ce qui fait de l&rsquo;h&eacute;g&eacute;monie occidentale, et surtout am&eacute;ricaine, un &eacute;v&eacute;nement en voie de d&eacute;clin d&eacute;finitif. Car, face aux guerres asym&eacute;triques la puissance militaire n&rsquo;a aucun sens.
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<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Les administrations am&eacute;ricaines, qui se veulent factieuses, d&eacute;fendent depuis longtemps et farouchement les int&eacute;r&ecirc;ts des industries de l&rsquo;armement, du tabac, du p&eacute;trole et toutes les industries polluantes, afin disent-elles de combattre le ch&ocirc;mage et soutenir la croissance de cette belle contr&eacute;e. Raisonnement enfantin, car la chute de l&rsquo;empire stoppera irr&eacute;versiblement cette croissance, plus fragile qu&rsquo;on le croit, faite sur le malheur des autres peuples du monde, et d&eacute;cuplera le nombre de ch&ocirc;meurs qui seront oblig&eacute;s de changer de pays pour trouver du travail.
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<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">La crise de surproduction cr&eacute;es dans le syst&egrave;me capitaliste par la combinaison de la concentration du capital et la domination de la finance, r&eacute;sulte un foss&eacute; grandissant entre le potentiel productif croissant du syst&egrave;me et la capacit&eacute; des consommateurs d&rsquo;en acheter la production. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de march&eacute;s ext&eacute;rieurs non productifs et soci&eacute;t&eacute;s de consommation &agrave; outrance pour maintenir le carde de vie fastueux des 02% de la population mondiale, insultant ainsi les 98% d&rsquo;&ecirc;tres humains restant, dont une grande partie vie dans une pr&eacute;carit&eacute; r&eacute;voltante.
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<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Au final, l&rsquo;h&eacute;g&eacute;monie occidentale et sa crise de l&eacute;gitimit&eacute; deviennent de plus en plus d&eacute;plorable. Le d&eacute;ploiement militaire outrageux et la course &agrave; l&rsquo;expansion &eacute;conomique offensante ont &eacute;t&eacute; accompagn&eacute;s par le leurre am&eacute;ricain de d&eacute;mocratie, qui n&rsquo;est, d&eacute;sormais, plus cr&eacute;dible dans le monde, et est m&ecirc;me encore moins convaincant &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des Etats-Unis tant les droits de l&rsquo;Homme y sont restreints au nom d&rsquo;une sale guerre qualifi&eacute;e d&rsquo;antiterroriste, par entre autres une accaparation des plains pouvoirs. Cet abus de pouvoir flagrant viole les droits constitutionnels du citoyen am&eacute;ricain et les droits des citoyens des autres pays.
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<p class="spip" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">On dit souvent que la politique am&eacute;ricaine est devenue agressive depuis qu&rsquo;ils ont d&eacute;pass&eacute; le peak oil pr&eacute;vu par King Hubbert. De ce fait, ils doivent s&rsquo;assurer des sources d&rsquo;approvisionnement s&ucirc;res et p&eacute;rennes, au besoin, par la force. On remarque que les dizaines de bases am&eacute;ricaines ne sont pas loin des routes du p&eacute;trole. Au prix d&rsquo;un million de morts et plus de 04 millions de r&eacute;fugi&eacute;s et d&eacute;plac&eacute;s, le bourbier irakien est devenu une le&ccedil;on pour le monde&nbsp;; l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak et son asservissement est un crime contre l&rsquo;humanit&eacute; et le g&eacute;nocide programm&eacute; d&rsquo;une civilisation. Les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique doivent, avant tout, conjurer leurs vieux d&eacute;mons et se retirer d&rsquo;Irak, d&rsquo;Afghanistan, de la Corne de l'Afrique, de Palestine et des eaux du golfe. Ensuite,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>les USA doivent s&rsquo;<span class="spipsurligne">offrir</span> une alternative &agrave; la panne d&rsquo;esp&eacute;rance de 40 millions d&rsquo;&ecirc;tres humains de son propre peuple, ces 40 millions d&rsquo;am&eacute;ricains marginalis&eacute;s. Mais, il faut aussi que Washington comprennent, une fois pour toutes, que ses soldats, ses mercenaires et ses vassaux ne sont plus les bienvenus chez nous et qu&rsquo;il est temps que l&rsquo;Am&eacute;rique retienne la le&ccedil;on au moins cette fois-ci, sinon ils resteront, comme leurs amis Gaulois, les mauvais &eacute;l&egrave;ves du monde pour d&rsquo;autres d&eacute;cennies encore.
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 9.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Identiquement r&eacute;pressives, identiquement restrictives, envers les musulmans, il faut aussi qu&rsquo;ils comprennent que le malheur des peuples du monde en voie de d&eacute;veloppement reste cet occident imp&eacute;rialiste, qui se croie invincible, du quel on peut s&rsquo;en passer. Nous avons, nous aussi, des id&eacute;es, des comp&eacute;tences et de l&rsquo;argent. Et contrairement &agrave; ce que vous v&eacute;hiculez&nbsp;! C&rsquo;est vous qui avez besoin de nous, pas le contraire.
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</span></h1>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-12-08T17:44:58+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-201391.html">
    <title><![CDATA[American way of life]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-201391.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font size="5"><strong>La trag&eacute;die arabe</strong></font></p>
<p align="justify"><br /><br />Les archa&iuml;smes qui nourrissaient la r&eacute;gression arabo-musulmane se mesurent ais&eacute;ment &agrave; l'aune du d&eacute;sert culturel et du totalitarisme. Or, le patrimoine intellectuel arabo-musulman renferme quatre millions de manuscrits. Devant un tel monument, d'autres civilisations font p&acirc;le figure : les manuscrits grecs sont de soixante mille et les latins de quarante mille. Faute de chercheurs en nombre suffisant, ce patrimoine n'est toujours pas exploit&eacute;. Outre qu'ils se d&eacute;sint&eacute;ressent de leur patrimoine bibliographique, les Arabes &eacute;ditent tr&egrave;s peu : avec 05% de la population mondiale, ils ne publient que 01% de livres. La d&eacute;cadence ne s'arr&ecirc;tant pas l&agrave;, elle est aliment&eacute;e par un repli sur soi. <br />Apr&egrave;s des records de long&eacute;vit&eacute; au pouvoir, les r&eacute;gimes arabes enregistrent un autre record peu enviable et bien triste : la censure. Aujourd'hui, un best-seller arabe ne d&eacute;passe pas les 5.000 exemplaires. Les Arabes, pour les plus riches d'entre eux, s'adonnait &agrave; d'autres plaisirs que la lecture. Les plus pauvres, faute d&rsquo;argent, n'ont pas les moyens de se cultiver, car ils passent la plus grande partie de leur temps &agrave; chercher de quoi vivre une vie descente. <br />D'ailleurs, en ont-ils besoin de se cultiver et pourquoi faire ? L'&eacute;veil qui peut en r&eacute;sulter comme menace &agrave; l'arbitraire des r&eacute;gimes permettant de redorer le blason d&rsquo;une civilisation ancestrale donne l'image ex&eacute;crable de la pauvret&eacute; sociale et culturelle de la population arabe sous le r&egrave;gne de la tyrannie des r&eacute;gimes d&rsquo;une part et du lavage de cerveau soigneusement orchestr&eacute; par l&rsquo;Occident d&rsquo;autre part. <br />L'anti-intellectualisme des r&eacute;gimes arabes est illustr&eacute; par une premi&egrave;re &eacute;quation statistique des plus &eacute;l&eacute;mentaires : ils publient 01% des livres mais consomment 30% de la totalit&eacute; des achats mondiaux d'armements. Pire, pour les achats de chars et d'artillerie, ils d&eacute;pensent par t&ecirc;te d'habitant plus que l'ensemble des 30 pays d'Europe membres des anciens pactes de l'Otan et de Varsovie. Pourquoi faire ? Pour mener des guerres ? Ils ne savent que se faire la guerre. Et l'h&eacute;morragie ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;. Apr&egrave;s une premi&egrave;re guerre faite &agrave; l&rsquo;Iran par procuration (premi&egrave;re guerre du Golfe), la seconde guerre du Golfe (contre l'Irak, cons&eacute;cutive &agrave; l&rsquo;occupation du Kowe&iuml;t 1990-1991) a co&ucirc;t&eacute; 670 milliards aux pays arabes, tandis que l'invasion am&eacute;ricaine de 2003 se soldait par des pertes de mille milliards de dollars au PIB. En quoi tous les conflits fratricides ont servi des int&eacute;r&ecirc;ts arabes !? <br />Ainsi, les r&eacute;gimes arabes ne l&eacute;sinent pas sur les d&eacute;penses lorsqu'il s'agit de se faire la guerre entre eux, plus souvent par procuration, ou pour r&eacute;primer les groupes porteurs de programmes alternatifs &agrave; leur d&eacute;faite, allant jusqu'&agrave; sous-traiter la torture pour passer &agrave; la question des citoyens, dont leurs droits constitutionnelles sont bafou&eacute;s, peu bavards ou inintelligibles pour les organisations terroristes &laquo;CIA et FBI&raquo;. <br />Et la violence institutionnalis&eacute;e n'est que la face cach&eacute;e d'autres r&eacute;alit&eacute;s plus tristes. L&rsquo;Occident soutient corps et &acirc;me la colonisation de la Phalestine apr&egrave;s avoir soutenu et pr&eacute;parer la croisade men&eacute;e par les terroristes du Stern et de la Haganah appuy&eacute;e par la Grande-Bretagne, premier responsable historique d&rsquo;une injustice qui a caus&eacute; &agrave; plusieurs centaines de milliers d&rsquo;Arabes la perte de leurs maisons, leurs terres, leurs familles et/ou leurs vies. Des villes nettoy&eacute;es, des villages ras&eacute;s, des terres spoli&eacute;es, terrorisant la population, les terroristes juifs du Stern et de la Haganah ont vol&eacute;s un pays &agrave; ses propri&eacute;taires. Pis, le 21 ao&ucirc;t 1969 c&rsquo;est la mise &agrave; feu du D&ocirc;me de la Mosqu&eacute;e Al Aqsa, un des trois Haut Lieu Saint de l'Islam. <br />En sous-traitant son d&eacute;ploiement par le biais d&rsquo;autocraties vieillissantes, Washington s'assure par la m&ecirc;me occasion de l'av&egrave;nement de la vision la plus pauvre qu'ait jamais connue l'histoire de l'Islam. Le choix de l&rsquo;Irak comme porte-drapeau du r&ecirc;ve am&eacute;ricain dans la r&eacute;gion, transform&eacute; en bain de sang, reste la meilleure preuve de la perversit&eacute; abominable des administrations am&eacute;ricaines, ce qui n&rsquo;amoindrie pas la responsabilit&eacute; de leurs alli&eacute;s. <br />Quant au &ldquo;The Quincy Agreement&rdquo;, du nom du croiseur am&eacute;ricain Quincy sur lequel a &eacute;t&eacute; sign&eacute; en f&eacute;vrier 1943 l'accord entre le pr&eacute;sident Franklin Roosevelt et le roi Abdelaziz Al Saoud (accord aux termes duquel les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique assurent leur protection inconditionnelle &agrave; l'Arabie Saoudite, consid&eacute;r&eacute;e comme relevant des &ldquo;int&eacute;r&ecirc;ts vitaux des &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique&rdquo;, en contrepartie d'un ravitaillement &eacute;nerg&eacute;tique am&eacute;ricain &agrave; prix comp&eacute;titif), il est caduc et non avenue. <br />&ldquo;The Quincy Agreement&rdquo; ayant assur&eacute; les approvisionnements &eacute;nerg&eacute;tiques des &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique &agrave; un tr&egrave;s bas prix durant fort longtemps, plongeant ainsi le reste des pays producteurs dans des situations &eacute;conomiques tr&egrave;s difficiles, il leur restait &agrave; d&eacute;velopper une sorte d'accoutumance &agrave; leurs propres valeurs ou, faute d'y mouler leurs vassaux, de les dompter au moyen de ce que la terminologie militaire appelle &ldquo;le tir de saturation tous azimuts&rdquo;. <br />Longtemps avant l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak, les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique avaient entrepris de domestiquer l&rsquo;opinion arabe en vue de la rallier &agrave; sa cause, plus pr&eacute;cis&eacute;ment de la faire b&eacute;n&eacute;ficier des bienfaits de l&rsquo;&laquo;American way of life&raquo;, en vue de l&rsquo;impliquer dans son grand march&eacute; de consommation. <br />Les dix sept millions de tracts lanc&eacute;s sur l&rsquo;Irak avant son invasion par l&rsquo;arm&eacute;e am&eacute;ricaine, en mars 2003, de m&ecirc;me que les &laquo;commandos-solos&raquo;, les trois nouveaux mousquetaires de la &laquo;Pax americana&raquo; (Radio Sawa, la cha&icirc;ne tv Al-Hurra et la revue Hy), les ran&ccedil;ons promises pour encourager la d&eacute;lation et la collaboration ne sont que les multiples et r&eacute;centes facettes d&rsquo;une m&ecirc;me politique. En d&rsquo;autres lieux, les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique payaient 5.000 dollars en contrepartie de chaque &eacute;tranger captur&eacute; sur le territoire afghan, apr&egrave;s son invasion. Et qui se sont retrouv&eacute;s apr&egrave;s leurs captures, la plupart du temps par des bandits, au bagne de Guantanamo ; dans ce qui deviendra une violation des plus criante des droits de l&rsquo;Homme. <br />La strat&eacute;gie m&eacute;diatique mise au point durant la Deuxi&egrave;me Guerre Mondiale (1939-1944) sur le plan de l&rsquo;information -&laquo;le principe de la Libert&eacute; de l&rsquo;information et de libre acc&egrave;s aux ressources&raquo;- n&rsquo;est en fait qu&rsquo;une variante de la strat&eacute;gie militaire am&eacute;ricaine formul&eacute;e d&egrave;s 1942 par l&rsquo;Amiral Harrisson avec sa &laquo;th&eacute;orie des anneaux maritimes&raquo;, la version &laquo;soft&raquo; d&rsquo;une diplomatie &laquo;hard&raquo;. Mat&eacute;rialis&eacute;e par une carte g&eacute;ostrat&eacute;gique, &laquo;la Carte Harrisson&raquo;, elle traduit les intentions des &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique de prendre en tenaille la totalit&eacute; du monde euro-asiatique en articulant la pr&eacute;sence am&eacute;ricaine selon un axe reposant sur trois positions charni&egrave;res - le D&eacute;troit de Behring, le D&eacute;troit de Hormuz et le D&eacute;troit de Jabal Tarik - dans une strat&eacute;gie visant &agrave; provoquer une marginalisation totale de l&rsquo;Afrique et le contr&ocirc;le de la voix des p&eacute;troliers et du commerce mondial. Elle vise aussi &agrave; confiner, dans un cordon de s&eacute;curit&eacute;, un p&eacute;rim&egrave;tre insalubre constitu&eacute; de Moscou, Islamabad, Delhi, P&eacute;kin, contenant ainsi la moiti&eacute; de l&rsquo;humanit&eacute; (trois milliards de personnes), la plus forte densit&eacute; humaine et la plus forte concentration de production de drogue de la plan&egrave;te, autant qu&rsquo;abri de plusieurs tyrannies dont des ex r&eacute;publiques sovi&eacute;tiques. <br />L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t port&eacute; tr&egrave;s t&ocirc;t pour le Monde arabe ne rel&egrave;ve donc pas uniquement du z&egrave;le humanitaire ou de l&rsquo;exotisme tropical. Il r&eacute;pond avant tout &agrave; des consid&eacute;rations de haute strat&eacute;gie car au del&agrave; du p&eacute;trole, deux des anneaux maritimes assurant la jonction des voies transoc&eacute;aniques (le D&eacute;troit de Jabal Tarik, la jonction Oc&eacute;an Atlantique &ndash; Mer M&eacute;diterran&eacute;e, et, le D&eacute;troit de Hormuz, la jonction Golfe arabe &ndash; Golfe d&rsquo;Oman &ndash; Mer d&rsquo;Arabie &ndash; Oc&eacute;an Indien), se situent dans l&rsquo;espace arabe. Dans le m&ecirc;me contexte, on peut ajouter le canal de Suez pour le quel une guerre abjecte a &eacute;t&eacute; men&eacute; &agrave; l&rsquo;&Eacute;gypte de Nasser par une coalition Siono-Franco-britannique en 1956, guerre de Suez. <br />Mais aussi, le d&eacute;troit de Bab al-Mandeb, la jonction Mer Rouge &ndash; Golfe d&rsquo;Aden &ndash; Oc&eacute;an Indien, hautement surveill&eacute;e par une base fran&ccedil;aise se trouvant &agrave; Jibouti. A ce titre, Jibouti a directement b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;ouverture du canal de Suez et sert, aujourd&rsquo;hui encore, d&rsquo;aire de stockage pour les gros navires ne pouvant franchir le canal. En 2003, une force am&eacute;ricaine de plus de 1.500 soldats vient s&rsquo;installer &agrave; Jibouti, s&rsquo;ajoutant aux 2.800 hommes des Forces fran&ccedil;aises de DJibouti (FFDJ). La strat&eacute;gie maritime am&eacute;ricaine visant &agrave; contr&ocirc;ler tous les d&eacute;troits et canaux maritimes du monde a conduit les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique &agrave; commanditer un coup d&rsquo;Etat au Panama et son invasion par la suite, sous de faux pr&eacute;textes. Le Monde arabe, l&rsquo;Iran et la Turquie se trouvent dans une zone hautement strat&eacute;gique et m&ecirc;me n&eacute;vralgique puisque ils contr&ocirc;lent en partie ou en totalit&eacute; six d&eacute;troits et un canal, d&rsquo;o&ugrave; la volont&eacute; occidentale de les domestiquer, sous n&rsquo;importe quel pr&eacute;texte. <br />Psychologique autant que s&eacute;mantique, la bataille m&eacute;diatique, quant &agrave; elle, est essentiellement au d&eacute;part une guerre des ondes. Elle devient par la suite une guerre d&rsquo;images et de sons et vise &agrave; soumettre l&rsquo;auditeur r&eacute;cepteur &agrave; la propre dialectique de l&rsquo;&eacute;metteur (en l&rsquo;occurrence la puissance &eacute;mettrice) en lui imposant son propre vocabulaire, et, au del&agrave;, sa propre conception du monde. Si la diffusion hertzienne est la moins polluante des armes sur le plan de l&rsquo;&eacute;cologie, elle est, en revanche, la plus corrosive sur le plan de l&rsquo;esprit. Son effet se fait sentir sur le long terme. Le ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;interf&eacute;rence op&egrave;re un lent conditionnement pour finir par subvertir et fa&ccedil;onner le mode de vie et l&rsquo;imaginaire cr&eacute;atif de la collectivit&eacute; humaine cibl&eacute;e. Nulle trace d&rsquo;un d&eacute;g&acirc;t imm&eacute;diat ou d&rsquo;un dommage collat&eacute;ral. Point besoin d&rsquo;une frappe chirurgicale ou d&rsquo;un choc frontal. <br />Dans la guerre des ondes, r&egrave;gne le domaine de l&rsquo;imperceptible, de l&rsquo;insidieux, du captieux et du subliminal. Qui se souvient encore de &laquo;Tal Ar-Rabih&raquo; (La colline du printemps) ? Un demi-si&egrave;cle d&rsquo;&eacute;missions radiophoniques successives et r&eacute;p&eacute;titives a dissip&eacute; ce nom m&eacute;lodieux, synonyme de douceur de vivre, pour lui substituer dans la m&eacute;moire collective une r&eacute;alit&eacute; nouvelle. &ldquo;Tal Ar-Rabih&rdquo; est d&eacute;sormais mondialement connu, y compris au sein des nouvelles g&eacute;n&eacute;rations arabes, par sa nouvelle d&eacute;signation h&eacute;bra&iuml;que : Tel-Aviv, la grande m&eacute;tropole sioniste en Phalestine sous colonisation. Le travail de sape est permanent et le combat asym&eacute;trique. <br />Se superposant aux &eacute;missions profanes qui se pr&eacute;sentent parfois comme les sous-traitants d&rsquo;une politique de puissance de leurs pays d&rsquo;origine, les radios religieuses occidentales ont essaim&eacute; le long des rives de la M&eacute;diterran&eacute;e, au fil des ans, au gr&eacute; des rebondissements de conflits r&eacute;gionaux et des ardeurs belliqueuses de pacifiques commanditaires, dans une totale discr&eacute;tion qui ne masque pas pour autant l&rsquo;assourdissante pr&eacute;sence radiophonique puis t&eacute;l&eacute;visuelle occidentale. A en juger par la progression de l&rsquo;Islam dans le monde, cette sursaturation hertzienne ne para&icirc;t nullement justifi&eacute;e par ses r&eacute;sultats. Elle plonge de ce fait bon nombre d&rsquo;observateurs dans un ab&icirc;me de perplexit&eacute;. <br />Sauf &agrave; vouloir y d&eacute;celer la marque d&rsquo;une strat&eacute;gie &agrave; long terme [misant sur une lente impr&eacute;gnation d&rsquo;une zone &agrave; fort flux migratoire (un bassin de 46.000 km de c&ocirc;tes longeant la vingtaine de pays m&eacute;diterran&eacute;en : Espagne, France, Italie, Slov&eacute;nie, Croatie, Bosnie, Mont&eacute;n&eacute;gro, Albanie, Gr&egrave;ce, Turquie, Syrie, Liban, Phalestine, &Eacute;gypte, Libye, Tunisie, Alg&eacute;rie, Maroc, Malte, Chypre du nord, Chypre du sud)], le ciblage des minorit&eacute;s ethnico-religieuses d&rsquo;une zone en proie &agrave; des forces centrifuges rel&egrave;ve &agrave; tout le moins de la gageure. A moins qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse d&rsquo;une c&eacute;cit&eacute; politique puisant son origine dans un n&eacute;o-int&eacute;grisme occidental ou plus simplement dans une redoutable m&eacute;connaissance de la contexture r&eacute;gionale. La propagation par la voie des ondes des valeurs spirituelles de l&rsquo;Occident face &agrave; la rive musulmane de la M&eacute;diterran&eacute;e, ainsi que sa vision sordide du conflit arabo-sioniste, l&rsquo;a plong&eacute;e volontairement dans des agitations fratricides &agrave; caract&egrave;re religieux et/ou ethnique. <br />L&rsquo;acharnement de ces pr&eacute;dicateurs d&rsquo;un type nouveau s&rsquo;apparente, par moments, &agrave; une machiav&eacute;lique provocation, &agrave; moins qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse d&rsquo;un pr&eacute;-positionnement de ces &laquo;moines-soldats&raquo; acquis &agrave; la th&eacute;orie prospective de Samuel Huntington sur le &laquo;Clash des civilisations&raquo; des sph&egrave;res g&eacute;o-religieuses que nous r&eacute;serve le XXI&egrave;me si&egrave;cle et dont l&rsquo;auteur consid&egrave;re l&rsquo;Islam comme &laquo;l&rsquo;ennemi potentiel de l&rsquo;Occident&raquo;. Paradoxalement et soigneusement occult&eacute; des d&eacute;bats, ce d&eacute;bordement cacophonique ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune publicit&eacute;, ni non plus de la moindre interrogation sur ses fondements. &Agrave; cet effet, la m&ecirc;me th&eacute;orie s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e au sein de l&rsquo;Otan au moment de la ruine du p&ocirc;le sovi&eacute;tique, lorsque Margaret Thatcher (Premier Ministre de la Grande-Bretagne en cette date) avait annonc&eacute; que dor&eacute;navant c&rsquo;est l&rsquo;islam qu&rsquo;il faut combattre apr&egrave;s la d&eacute;faite du communisme. La m&ecirc;me th&eacute;orie, aussi, s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e, au m&ecirc;me moment, au sein du partie r&eacute;publicain par des id&eacute;ologues n&eacute;o-conservateurs assoiff&eacute; de pouvoir et de sang (c&rsquo;est le clan de Dick Cheney : Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleeza Rice, John Bolton, etc.) ; c&rsquo;est le rapport wolfowitz. Mais ce que madame Thatcher et les n&eacute;o-conservateurs ignoraient, c&rsquo;est que l&rsquo;islam est religion des proph&egrave;tes, et que l&rsquo;islam est adopt&eacute; par un milliard et demi d&rsquo;adepte &agrave; travers le monde, et que l&rsquo;islam a produit une civilisation de plus de quatorze si&egrave;cles qui passe par des moments difficiles certes, mais &eacute;ph&eacute;m&egrave;res. Mais le plus importants de tous est que l&rsquo;islam a un Dieu qui le prot&egrave;ge, le seul et l&rsquo;unique Dieu. C&rsquo;est une religion qui ne s&rsquo;&eacute;teindra jamais, quoi qu&rsquo;il arrive. <br />Cons&eacute;quence du conflit arabo-sioniste et les invasions faites au monde arabo-musulman, l&rsquo;effondrement des structures familiales et la recomposition des alliances claniques donnent lieu &agrave; une prolif&eacute;ration de groupuscules se proposant de d&eacute;velopper des solidarit&eacute;s parall&egrave;les en marge des r&eacute;seaux habituels. A la faveur de l&rsquo;aspersion continuelle des M&eacute;ga-radio religieuses occidentales, le pros&eacute;lytisme conna&icirc;t un regain de vigueur au Liban, en Phalestine, en Irak ou en Afghanistan et dans les pays du Maghreb, en Alg&eacute;rie et au Maroc. Les chapelles relevant du protestantisme militant tout comme les &ldquo;T&eacute;moins de J&eacute;hovah&rdquo; se montrent forts actifs au sein des couches paup&eacute;ris&eacute;es des fractions chr&eacute;tiennes et des musulmans d&eacute;sireux de modifier leurs conditions de vie postcoloniales. Un engouement qui s&rsquo;explique par l&rsquo;illusion d&rsquo;un d&eacute;bouch&eacute; ou encore par l&rsquo;ind&eacute;niable attrait qu&rsquo;offre, en cas de conversion, la possibilit&eacute; d&rsquo;un recyclage en Occident, plus particuli&egrave;rement aux &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique ou au Canada. Ainsi la multiplication de z&eacute;l&eacute;s propagateurs de la Foi, tel le groupe des &ldquo;Missionnaires de l&rsquo;&Eacute;vangile&rdquo; se veut propagandiste. <br />Les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique, autant que l&rsquo;Europe, auront constamment cherch&eacute; &agrave; rendre leurs ennemis inaudibles, au besoin en les discr&eacute;ditant avec de puissants relais locaux ou internationaux, tout en amplifiant leur offensive m&eacute;diatique. Les auditeurs sont noy&eacute;s sous un flot d&rsquo;informations, de d&eacute;sinformation et de surinformation qui m&egrave;ne &agrave; une perte de rep&egrave;res dont le but est d&rsquo;en faire de parfaits &laquo;analphab&egrave;tes secondaires&raquo;. Non des illettr&eacute;s ou des incultes, mais des &ecirc;tres &eacute;tymologiquement en processus de &laquo;d&eacute;sorientation&raquo;, psychologiquement conditionn&eacute;s et r&eacute;orient&eacute;s dans le sens souhait&eacute;. <br />Pur produit de la phase d&rsquo;industrialisation, de l&rsquo;h&eacute;g&eacute;monie culturelle du Nord sur le Sud, de l&rsquo;imposition culturelle comme un pr&eacute;alable &agrave; l&rsquo;envahissement et &agrave; l&rsquo;enrichissement des march&eacute;s, l&rsquo;analphab&egrave;te secondaire n&rsquo;est pas &agrave; plaindre, car il est victime d&rsquo;une machine lourde et pesante. Bien qu&rsquo;en arme &agrave; double tranchant, elle lui permette de fuguer un quotidien monotone et cyclique, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;&ecirc;tre malheureux, et de voyager ainsi dans le temps et l&rsquo;espace, le temps d&rsquo;une &eacute;mission divertissante. Mais en revers de la m&eacute;daille, la perte de m&eacute;moire dont il est afflig&eacute; ne le fait point souffrir. Son manque d&rsquo;obstination lui rend les choses faciles. Il appr&eacute;cie de ne pouvoir jamais se concentrer et tient pour avantages son ignorance et son incompr&eacute;hension de tout ce qui lui arrive et l&rsquo;entour. <br />Entre le pros&eacute;lytisme et la pr&eacute;dication lib&eacute;rale, la convergence est manifeste et les int&eacute;r&ecirc;ts concordants. La lutte pour la spiritualisation du monde lanc&eacute;e d&egrave;s la fin de la Deuxi&egrave;me Guerre Mondiale (1939-1945) par les Am&eacute;ricains rejoint ainsi les pr&eacute;occupations des groupes de pression aussi bien les multinationales financi&egrave;res que les &laquo;Fondations Philanthropiques&raquo; am&eacute;ricaines, souvent des bras financiers de la CIA, que les conglom&eacute;rats religieux et les entreprises sectaires. Tous conjuguent leurs efforts pour chercher &agrave; imposer les valeurs am&eacute;ricaines &agrave; travers la mondialisation par une anticipation hardie de la soci&eacute;t&eacute; des loisirs. Par une inversion radicale du sch&eacute;ma &eacute;conomique, la loi de l&rsquo;offre et de la demande se d&eacute;cline d&eacute;sormais selon un mode radicalement diff&eacute;rent. La fabrication du d&eacute;sir de consommation d&eacute;termine d&eacute;sormais l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;une entreprise. En d&rsquo;autres termes, ce n&rsquo;est plus le consommateur qui commande le rythme de la production mais le producteur qui orchestre d&eacute;sormais le d&eacute;sir de consommation. Le contr&ocirc;le de l&rsquo;appareil de production parait compter d&eacute;sormais moins que la ma&icirc;trise de la demande de consommation. Le citoyen actif c&egrave;de ainsi le pas au consommateur passif, l&rsquo;aventurier de l&rsquo;esprit au t&eacute;l&eacute; phage, le journaliste &agrave; l&rsquo;animateur de divertissement, le patron de presse au capitaliste entra&icirc;nant du coup le glissement du journalisme vers le r&egrave;gne de l&rsquo;&laquo;infotainement&raquo; n&eacute;ologisme provenant de la contraction de l&rsquo;information et de l&rsquo;entertainement (terme am&eacute;ricain de divertissement). <br />La mondialisation des flux d&rsquo;information permet ainsi la mise sous perfusion &eacute;ditoriale d&rsquo;un organe de presse et par voie de cons&eacute;quence la s&eacute;dentarisation professionnelle de l&rsquo;information, stade ultime de l&rsquo;analphab&eacute;tisme secondaire. <br />Toutefois ce viol du monde par la publicit&eacute; et la propagande par la profusion des sons et des images, dans le paysage urbain, sur les &eacute;crans, dans la presse, au sein m&ecirc;me des foyers, se heurte &agrave; des r&eacute;sistances &eacute;parses mais fermes. De m&ecirc;me que le monopole du savoir par la technocratie est battu en br&egrave;che, sur le plan international, par des contrepouvoirs notamment les acteurs para&eacute;tatiques, d&eacute;multipliant les sources d&rsquo;information non contr&ocirc;l&eacute;es, de m&ecirc;me l&rsquo;informatique d&eacute;veloppe au niveau de l&rsquo;information une sph&egrave;re d&rsquo;autonomie contestataire &agrave; l&rsquo;ordre mondial am&eacute;ricain ou europ&eacute;en. <br />Chaque perc&eacute;e technologique s&rsquo;est accompagn&eacute;e d&rsquo;une parade. A la cassette, a succ&eacute;d&eacute; le fax, les sites Internet et enfin le blog, journal &eacute;lectronique en ligne, dont le d&eacute;veloppement s&rsquo;est acc&eacute;l&eacute;r&eacute; depuis l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak et la derni&egrave;re campagne pr&eacute;sidentielle de George Bush Jr. (2004), des parades qui ont retenti comme la marque d&rsquo;une revanche de l&rsquo;esprit contestataire et de la sph&egrave;re de la libert&eacute; individuelle, en r&eacute;action au matraquage et &agrave; la propagande capitalistique des m&eacute;dias. <br />Quelque soit la force d&rsquo;attraction de l&rsquo;Am&eacute;rique, ou de l&rsquo;Europe par ces temps, sa force de persuasion, la puissance de feu du corps exp&eacute;ditionnaire am&eacute;ricain au Moyen-Orient et la puissance de sa force de frappe m&eacute;diatique dans l&rsquo;ensemble arabe, le meilleur antidote &agrave; l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;isation des esprits et du Monde r&eacute;side toutefois dans les entorses aux valeurs fondatrices de la D&eacute;mocratie : L&rsquo;assassinat des journalistes (deux collaborateurs d&rsquo;Aljazeera assassin&eacute;s, l&rsquo;un en Afghanistan, Rachid Walid en 2001, l&rsquo;autre en Irak, Tareq Ayyoub en 2003, un troisi&egrave;me en captivit&eacute; au bagne de Guantanamo le photographe Sammy Al-Hajj et le quatri&egrave;me en d&eacute;tention prolong&eacute;e en Espagne, Tayssir Allouni ; au point que le projet de bombardement de la cha&icirc;ne par les &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique est accueilli sans protestation majeure de l&rsquo;opinion internationale. Expuls&eacute;e d&rsquo;Irak au pr&eacute;texte de favoriser la violence, sans pour autant que la violence ait diminu&eacute; en intensit&eacute; apr&egrave;s son expulsion de ce pays), des tortures de Guantanamo et de la prison irakienne d&rsquo;Abou Ghrib, au pillage du Mus&eacute;e National de Bagdad, aux mensonges sur les armes de destruction massive, au blocus de la bande de Ghazza, &agrave; l&rsquo;embargo qui frappe l&rsquo;&eacute;conomie iranienne, &agrave; l&rsquo;espionnage du si&egrave;ge des Nations Unies, au prisons secr&egrave;tes d&rsquo;Europe et &agrave; la d&eacute;localisation de la torture. <br />Un nouveau monde pr&eacute;suppose une conjonction d&rsquo;apports, non une amputation de la matrice identitaire de base. Constatant de telles atteintes aux droits de l&rsquo;Homme, le r&ecirc;ve am&eacute;ricain tourne au cauchemar plan&eacute;taire. <br /></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-12-08T17:41:42+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-171002.html">
    <title><![CDATA[OMERTA]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-171002.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<h2 align="center" style="text-align: center;"><span style="font-family: Arial; text-transform: uppercase;"><font size="5">L&rsquo;omerta</font><o:p></o:p></span></h2>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Derri&egrave;re les incantations d&eacute;magogiques du pouvoir sur la souverainet&eacute; et la fiert&eacute; nationales ass&eacute;n&eacute;es &agrave; longueur de discours, jamais en effet l'action de gouverner n'a autant ressembl&eacute; &agrave; une op&eacute;ration &laquo;int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques bien compris contre impunit&eacute; politique&raquo;. Trente ans apr&egrave;s sa tyrannie sanglante, Pinochet n'a &eacute;chapp&eacute; que par la mort &agrave; la justice qui le serrait de plus en plus pr&egrave;s. &Agrave; Buenos Aires, les tribunaux rattrapent les officiers de l'ex-junte argentine. En Alg&eacute;rie, rien de tel encore. Mais on aurait tort de croire que cette impunit&eacute; serait d&eacute;finitive.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Cette omerta, ces yeux ferm&eacute;s sur les manipulations, y compris les plus grossi&egrave;res, du r&eacute;gime &ndash; que les responsables occidentaux ne se privent toutefois pas d'admettre en priv&eacute; &ndash; ont conduit Alger &agrave; tout se permettre. En 2007, les &laquo;d&eacute;cideurs&raquo; s'estiment toujours et avant tout propri&eacute;taires de l'&Eacute;tat alg&eacute;rien. Ils ne se soumettent ni &agrave; la loi ni &agrave; un quelconque devoir et ils ont un souci&nbsp;majeur&nbsp;: transmettre les titres de propri&eacute;t&eacute; sur les richesses du pays et les circuits de corruption &agrave; leurs &laquo;ayants droit&raquo;. Ce n'est pas un hasard si beaucoup de hauts responsables ont veill&eacute; &agrave; ce que l'un de leurs fils au moins appartienne au DRS.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Mais le choix du conservatisme institutionnel ne constitue ni un projet ni une garantie pour l'avenir. Surtout quand la corruption, le r&egrave;glement de compte, le client&eacute;lisme font office de culture d'&Eacute;tat. Par le meurtre, la terreur sous toutes ses formes, la non-utilisation des comp&eacute;tences et le n&eacute;potisme, la soci&eacute;t&eacute; alg&eacute;rienne a &eacute;t&eacute; vid&eacute;e d'une part essentielle de sa substance&nbsp;: l'exil ou l'abdication face &agrave; la loi du plus fort sont depuis longtemps les seules portes de sortie. Sans avenir et avec une jeunesse ayant pour tout pass&eacute; l'effroyable d&eacute;cennie 1990 &ndash; sur laquelle elle est somm&eacute;e de tirer un trait &ndash;, c'est une v&eacute;ritable bombe sociale que des g&eacute;n&eacute;raux corrompus et ne reculant pas devant le crime avaient amorc&eacute;e.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">R&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; sur les &eacute;v&eacute;nements majeurs qui ont marqu&eacute; l'Alg&eacute;rie ces deux derniers si&egrave;cles est plus qu'un devoir politique. Le pass&eacute; est indispensable pour d&eacute;crypter le pr&eacute;sent et pr&eacute;venir l'an&eacute;antissement de l'avenir. Opacit&eacute;, fictions politiques et institutionnelles ont &eacute;difi&eacute; un th&eacute;&acirc;tre d'ombre derri&egrave;re lequel le pouvoir alg&eacute;rien s'est toujours abrit&eacute;, ainsi que son homologue fran&ccedil;ais. D&eacute;mystifier, briser l'omerta, devient d&egrave;s lors un enjeu prioritaire pour comprendre la nature de ce syst&egrave;me et, partant, l'origine m&ecirc;me de la crise. Faute de quoi, le sens du probl&egrave;me - et donc sa solution - restera insaisissable. Et les crimes du pass&eacute;, comme ceux de cette deuxi&egrave;me guerre, continueront, de faux r&eacute;pit en fausse solution, &agrave; d&eacute;vorer les enfants de l'Alg&eacute;rie. Sans remords, on pourra alors continuer &agrave; consid&eacute;rer &laquo;incompr&eacute;hensible&raquo; la violence qui a d&eacute;structur&eacute; notre soci&eacute;t&eacute;.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">C'est pourtant ce d&eacute;ni de sens qui rend incompr&eacute;hensible la crise alg&eacute;rienne, ainsi que ceux qui l'ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; ou suivi. Le cauchemar sanglant dans lequel l'Alg&eacute;rie s'est d&eacute;battue depuis <st1:metricconverter w:st="on" productid="1992, l">1992,  l</st1:metricconverter>'impossibilit&eacute; de jeter les bases d&eacute;mocratiques d'une v&eacute;ritable strat&eacute;gie de construction port&eacute;e par la soci&eacute;t&eacute; ne sont que la cons&eacute;quence de l'inaboutissement du r&ecirc;ve de libert&eacute; qui a pouss&eacute; les Alg&eacute;riens &agrave; combattre la colonisation.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Au sortir de la sale guerre, les &laquo;d&eacute;cideurs&raquo; du pouvoir militaire et les dirigeants civils qu'ils ont coopt&eacute;s disposent toujours de la rente g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par les hydrocarbures et de l'assistance financi&egrave;re internationale. Tout indique d&egrave;s lors que la gestion et le contr&ocirc;le du pays se perp&eacute;tueront &agrave; l'identique, avec toutefois des formes vaguement modernis&eacute;es dans l'&eacute;conomie et aussi archa&iuml;ques concernant l'instrumentalisation de la violence. C'est la raison pour laquelle le devoir de tous les Alg&eacute;riens attach&eacute;s &agrave; leur patrie est de d&eacute;terminer les responsabilit&eacute;s des crimes et les violences de la &laquo;sale guerre&raquo; des ann&eacute;es 1990.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">le 11&nbsp;septembre 2001 va permettre &agrave; Alger de faire oublier les d&eacute;cennies d'incurie, d'injustices, d'arbitraire et de non-droit qui ont conduit l'Alg&eacute;rie &agrave; la catastrophe. Et d'effacer jusqu'&agrave; l'existence d'une sale guerre qui a inflig&eacute; tant d'ann&eacute;es de souffrances aux Alg&eacute;riens. Comme si 200.000 morts et un million et demi de d&eacute;plac&eacute;s &eacute;taient finalement peu de chose. Une sorte de comptabilit&eacute; macabre et d&eacute;sincarn&eacute;e derri&egrave;re laquelle il n'y aurait ni drames individuels ni vies fracass&eacute;es, ni familles endeuill&eacute;es ni centaines de milliers d'orphelins. Comme si la transformation de notre pays en champ de ruines et la dislocation planifi&eacute;e de notre soci&eacute;t&eacute;, o&ugrave; l'argent fait d&eacute;sormais office de seule valeur refuge apr&egrave;s que tout a &eacute;t&eacute; fait pour assassiner le politique, n'&eacute;taient que bavures et d&eacute;g&acirc;ts collat&eacute;raux. Or tous les r&eacute;cits des Alg&eacute;riens montrent que traumatismes individuels et collectifs il y a.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Au sortir de cette sale guerre, d&eacute;sormais officiellement qualifi&eacute;e du vocable de &laquo;trag&eacute;die nationale&raquo;, sans responsables ni coupables, le r&eacute;gime a impos&eacute; sans le moindre d&eacute;bat ce qu'il pr&eacute;sente comme une &laquo;r&eacute;conciliation nationale&raquo; et qui est avant tout une autoamnistie. Ainsi le pouvoir ne se contente plus d'avoir confisqu&eacute; aux Alg&eacute;riens leur droit &agrave; l'autod&eacute;termination. Il leur impose une lecture de l'histoire fabriqu&eacute;e de bout en bout, qui transforme une guerre provoqu&eacute;e par la junte militaire en &laquo;premier affrontement d'envergure contre le terrorisme international&raquo;. Le r&eacute;gime est pr&eacute;occup&eacute; avant tout par sa volont&eacute; de tourner la page de cette guerre contre les civils afin d'obtenir l'impunit&eacute; pour l'&eacute;ternit&eacute;. Cette absence de d&eacute;mocratie serre &agrave; plusieurs &eacute;gards une France amn&eacute;sique et diminue l&rsquo;impact d&rsquo;une exigence qui lui est adress&eacute;e, au m&ecirc;me moment, d'un travail de m&eacute;moire sur les m&eacute;faits de la colonisation, ici et ailleurs.</span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-08-15T16:40:17+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-170921.html">
    <title><![CDATA[Mirages et réalités]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-170921.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center" style="margin: 6pt 0cm 0.0001pt; text-align: center;"><strong><span style="font-size: 22pt; font-family: Arial; color: black;">La presse alg&eacute;rienne</span></strong><span style="font-size: 22pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p align="center" style="margin-top: 0cm; text-align: center;"><font size="4"><strong><span style="font-family: Arial; color: black;">Mirages et r&eacute;alit&eacute;s</span></strong></font><span style="font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><strong><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><strong><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">La presse alg&eacute;rienne de ces 17 derni&egrave;res ann&eacute;es d&rsquo;un pluralisme officiel, pr&eacute;sent&eacute;e comme &eacute;tant l'une des plus libres du monde arabe, souvent salu&eacute;e, pour son courage face &agrave; un environnement hostile, la presse alg&eacute;rienne constitue &eacute;galement un alibi pour un syst&egrave;me obsol&egrave;te qui n'admet aucun changement v&eacute;ritable.</span></strong><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Suite au soul&egrave;vement populaire du 05 octobre 1988 et au multipartisme de fa&ccedil;ade qui s&rsquo;est instaur&eacute; en cons&eacute;quence, c'est le gouvernement de Mouloud Hamrouche qui, en 1990, supprime le monopole de l'Etat sur les m&eacute;dias. Pour aider au d&eacute;marrage de la presse priv&eacute;e, il offre aux journalistes du secteur public trois ans de salaire. Outre des avantages bancaires et des exon&eacute;rations d'imp&ocirc;ts, les professionnels de la presse b&eacute;n&eacute;ficient de locaux publics op&eacute;rationnels. C'est ainsi que naissent les quotidiens El Watan, le Soir d'Alg&eacute;rie ou El Khabar. Premi&egrave;re publication priv&eacute;e, le Jeune Ind&eacute;pendant, un hebdomadaire fond&eacute; par Chafik Abdi, para&icirc;t en mars <st1:metricconverter w:st="on" productid="1990. A">1990. A</st1:metricconverter> la m&ecirc;me p&eacute;riode, les journaux partisans font aussi leur apparition. El Mounqid, un hebdomadaire en langue arabe appartenant au FIS, atteint des tirages de 500.000 exemplaires. Le RCD lance l'Avenir et Assalu, un journal en langue tamazight. Le FFS reprend Libre Alg&eacute;rie, un journal fond&eacute; &agrave; Paris par Ali Mecili. Alger R&eacute;publicain repara&icirc;t avec une ligne &eacute;ditoriale proche du PAGS. Le MDA fait sortir El Badil tandis qu'El Ch&acirc;ab, quotidien &eacute;tatique de langue arabe et El Moudjahid continuent de rouler pour le FLN. En peu de temps, les journaux dits &quot;ind&eacute;pendants&quot; fid&eacute;lisent un large lectorat gr&acirc;ce &agrave; leur critique des hommes politiques et &agrave; leur d&eacute;nonciation de certaines affaires louches. Mais les v&eacute;ritables d&eacute;cideurs du syst&egrave;me alg&eacute;rien ne sont gu&egrave;re inqui&eacute;t&eacute;s par l'ensemble de ces journaux. Lorsque Mouloud Hamrouche est limog&eacute;, les marges de man&oelig;uvre de la presse diminuent. Le nouveau chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, commence par suspendre l'&eacute;dition arabophone de Parcours maghr&eacute;bins, un hebdomadaire du secteur public. Raison invoqu&eacute;e : la publication d'un texte d'Ali Benhadj, le num&eacute;ro deux de l'ex-FIS, emprisonn&eacute;. La situation de la presse se complique davantage avec l'arr&ecirc;t du processus &eacute;lectoral des l&eacute;gislatives en janvier 1992. La majorit&eacute; des titres applaudissent l'option des d&eacute;cideurs et oublient subitement que des &eacute;lections venaient d'&ecirc;tre organis&eacute;es. A grand bruit, la presse salue la naissance du CNSA (Comit&eacute; national de sauvegarde de l'Alg&eacute;rie), une structure n&eacute;e pour d&eacute;fendre la d&eacute;marche des d&eacute;cideurs.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Le 22 janvier 1992, des journalistes d'El Khabar sont interpell&eacute;s par les gendarmes &agrave; cause d'un encart publicitaire du FIS paru dans le journal. Le texte en question est sign&eacute; par Abdelkader Hachani et appelle l'arm&eacute;e &agrave; respecter le choix du peuple. Les d&eacute;crets de l'&eacute;tat d'urgence (09 f&eacute;vrier 1992) et celui relatif au terrorisme et &agrave; la subversion (octobre 1992) r&eacute;duisent encore plus la libert&eacute; de la presse. Mais les responsables des journaux ne se plaignent pas. Au contraire, ils cautionnent l'arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel du 07 juin 1994 (un texte rest&eacute; confidentiel) qui d&eacute;finit le cadre de l'information &quot;s&eacute;curitaire&quot; et qui n'autorise &agrave; la publication que les bilans officiels des attentats. Cette r&eacute;action n'est gu&egrave;re une surprise puisque la majorit&eacute; des directeurs de journaux font partie, eux m&ecirc;me, du syst&egrave;me. En effet, tr&egrave;s peu de responsables de publications en Alg&eacute;rie n'ont pas transit&eacute; par les journaux du parti unique. C'est d'ailleurs eux qui, dans bien des cas, se chargent d'exercer la censure dans les r&eacute;dactions. En peu de temps de pluralisme m&eacute;diatique, on commence &agrave; parler de &quot;patrons de presse&quot; et certains actionnaires de journaux gagnent un argent fou. Le terrorisme aidant, la vente des journaux ne d&eacute;cline pas.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Entre-temps, plusieurs dizaines de journalistes sont tu&eacute;s. Des assassinats dont on n'a jamais retrouv&eacute; les auteurs&nbsp;! Au terme d'un coma d'une semaine, Tahar Djaout, directeur de r&eacute;daction de l'hebdomadaire Ruptures, succombe &agrave; ses blessures. Victime d'un attentat le 26 mai 1993, devant son domicile &agrave; Ba&iuml;nem, petite bourgade c&ocirc;ti&egrave;re &agrave; l'ouest d'Alger, cet &eacute;crivain de renomm&eacute;e internationale est le premier journaliste assassin&eacute;. L'&eacute;limination de Tahar Djaout secoue les esprits. Le pouvoir s'empresse de trouver les faux auteurs du crime, acquitt&eacute;es par la suite. Entre 1993 et 1997, pr&egrave;s de 70 professionnels des m&eacute;dias dont 52 journalistes sont assassin&eacute;s. Les auteurs de ces crimes n'ont jamais &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s. Il suffisait aux autorit&eacute;s de dire que c'&eacute;tait l'&oelig;uvre du GIA pour fermer le dossier de toute liquidation physique touchant les journalistes. Cette fa&ccedil;on de proc&eacute;der &eacute;tait &eacute;galement de mise pour les autres assassinats. Mis &agrave; part le cas de Tahar Djaout, la presse elle-m&ecirc;me n'a pas fait l'effort d'exiger la moindre enqu&ecirc;te sur ces assassinats. Un &quot;comit&eacute; v&eacute;rit&eacute;&quot; sur l'assassinat de Tahar Djaout avait &eacute;t&eacute; install&eacute;, mais il avait cess&eacute; d'activer apr&egrave;s l'&eacute;limination de quelques uns de ses membres (tels que Sa&iuml;d Mekbel, c&eacute;l&egrave;bre chroniqueur au journal le Matin, tu&eacute; le 4 d&eacute;cembre 1994, ou le psychiatre de renomm&eacute;e internationale, Mahfoud Boucebsi, assassin&eacute; &agrave; l'arme blanche le 15 juin 1993).<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Le 12 avril 1997, vers minuit, quatre personnes en tenue civile, arm&eacute;s de revolvers, frappent au domicile d'Aziz Bouabdellah, &agrave; Chevalley, sur les hauteurs d'Alger, et crient : &quot;Police, ouvrez !&quot; Journaliste au quotidien arabophone El Alem Essiassi, Aziz Bouabdellah (&acirc;g&eacute; alors de 23 ans) est enlev&eacute;. Les recherches de ses parents au niveau de la police et de la gendarmerie ne donnent rien du tout. Les lettres adress&eacute;es aux plus hautes autorit&eacute;s du pays ne font pas &eacute;galement avancer leurs investigations. Dans cette affaire aussi, peu de journalistes se sentent concern&eacute;s par la disparition d'Aziz Bouabdellah. Journaliste &agrave; la radio, Djamil Fahassi dispara&icirc;t non loin de son domicile, dans le quartier d'El Harrach, dans l'apr&egrave;s-midi du 06 mai 1995. P&egrave;re d'une petite fille, il avait laiss&eacute; son enfant &agrave; la garde d'une personne de sa famille pour aller chercher de quoi manger. Condamn&eacute; en 1991 &agrave; trois mois d'emprisonnement par le tribunal de Blida pour avoir r&eacute;dig&eacute; un article paru dans El Forqane, un hebdomadaire de langue fran&ccedil;aise du FIS dans lequel il critiquait l'arm&eacute;e, Djamil Fahassi est encore arr&ecirc;t&eacute; au d&eacute;but de l'ann&eacute;e 1992 et il est parmi les 10.000 autres personnes envoy&eacute;es dans les camps de concentration du Sud. Il passe 06 semaines dans un camp d'internement &agrave; A&iuml;n Salah. Il est ensuite lib&eacute;r&eacute; sans avoir &eacute;t&eacute; inculp&eacute; ni jug&eacute;. Passionn&eacute; de litt&eacute;rature universelle (grand admirateur de Yukio Mishima), Djamil Fahassi est toujours port&eacute; disparu. Un autre journaliste est &eacute;galement port&eacute; disparu et il a fallu attendre au d&eacute;but de l'&eacute;t&eacute; 2000, pour que son cas soit rendu public. Il s'agit de Salah Kitouni, journaliste &agrave; Ennour, une publication qui paraissait &agrave; Constantine et proche des tendances conservatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><strong><span style="font-family: Arial; color: black; text-transform: uppercase;"><font size="3">La honte nationale</font><o:p></o:p></span></strong></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">&quot;Le RND a tenu son congr&egrave;s, ce week-end, dans un climat de cynisme, d'hypocrisie et d'ind&eacute;cence incroyables. [...] Dans un discours pure langue de bois, qui n'a ni sens ni consistance, son pr&eacute;sident &quot;autod&eacute;sign&eacute;&quot; ose dire que le &quot;RND se tient aux c&ocirc;t&eacute;s des n&eacute;cessiteux.&quot; Le culot et l'impertinence d'une telle affirmation ne peuvent &eacute;chapper &agrave; personne. Les &quot;militants&quot; les plus connus du RND sont des locataires attitr&eacute;s des luxueuses demeures de la r&eacute;sidence d'Etat de Club des Pins, que d'aucuns nomment le Jurassik Park. Savent-ils encore ce qu'est un &quot;Alg&eacute;rien n&eacute;cessiteux&quot; ? Savent-ils comment vivent les Alg&eacute;riens dans les quartiers populaires des grandes villes, entass&eacute;s les uns sur les autres, vivant au-dessous du seuil de pauvret&eacute; et dans une promiscuit&eacute; indescriptible ? Savent-ils comment vivent les Alg&eacute;riens de l'int&eacute;rieur sur les Hauts Plateaux ? Comme des moutons guettant chaque nuit, la peur au ventre, l'arriv&eacute;e des &eacute;gorgeurs. Savent-ils comment vivent les Alg&eacute;riens du Sud oubli&eacute;s du d&eacute;veloppement ? Non, ils ne savent rien de tout cela. Ils sont coup&eacute;s du monde qui les entoure. Isol&eacute;s dans leur propre pays, ils ne sortent, accompagn&eacute;s de leur escorte, que pour se rendre &agrave; leurs bureaux. On ne les a jamais vus se promener seuls dans la rue en compagnie des Alg&eacute;riens normaux, ni partager &quot;leurs n&eacute;cessit&eacute;s&quot;. &quot;La cr&eacute;ation du RND est une insulte &agrave; l'intelligence et &agrave; la m&eacute;moire collective des Alg&eacute;riens [...].&quot;, &eacute;crivait S&acirc;ad Loun&egrave;s dans l'&eacute;ditorial du quotidien El Ouma du 05 avril 1997, au lendemain du premier congr&egrave;s du RND, parti cr&eacute;&eacute; principalement par le g&eacute;n&eacute;ral Mohamed Betchine, conseiller du pr&eacute;sident Liamine Zeroual. La r&eacute;action des autorit&eacute;s &agrave; ce texte os&eacute; ne se fait pas attendre.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Le mercredi 09 avril 1997, un huissier se pr&eacute;sente &agrave; l'imprimerie Sodipresse (unique imprimerie priv&eacute;e de la presse alg&eacute;rienne durant cette p&eacute;riode) pour signifier la saisie des biens de l'imprimerie et la mise sous scell&eacute;s de la rotative. Le lendemain, S&acirc;ad Loun&egrave;s, directeur d'El Ouma, se rend &agrave; la brigade de gendarmerie pour protester contre cette mesure qu'il consid&egrave;re comme ill&eacute;gale. Le chef de brigade en informe le procureur qui lui demande de garder le journaliste dans ses locaux jusqu'&agrave; r&eacute;ception de nouvelles instructions. Ces derni&egrave;res arrivent vite. Le procureur rappelle le chef de brigade pour l'informer que Sa&acirc;d Loun&egrave;s &eacute;tait recherch&eacute; par mandat d'arr&ecirc;t du tribunal de Ch&eacute;raga, dans l'Alg&eacute;rois, pour &eacute;mission de ch&egrave;que sans provision, qu'il transmet par fax. Le journaliste est alors emmen&eacute;, sous bonne escorte et pr&eacute;sent&eacute; au procureur de Ch&eacute;raga qui, apr&egrave;s plusieurs consultations t&eacute;l&eacute;phoniques avec ses chefs, place S&acirc;ad Loun&egrave;s sous mandat de d&eacute;p&ocirc;t &agrave; la prison d'El Harrach. Le lundi 14 avril 1997, le directeur d'El Ouma est pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l'audience publique du tribunal de Ch&eacute;raga o&ugrave; son avocat demande le report du proc&egrave;s. Le juge refuse la libert&eacute; provisoire ob&eacute;issant ainsi &agrave; une circulaire du ministre de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la  Justice</st1:personname> de l'&eacute;poque, Mohamed Adami, un homme du g&eacute;n&eacute;ral Mohamed Betchine, qui interdisait aux magistrats d'accorder la libert&eacute; provisoire. A l'audience du 28 avril 1997, le directeur d'El Ouma est condamn&eacute; &agrave; 30 mois de prison ferme. Rejug&eacute; en appel &agrave; la cour de Blida, apr&egrave;s plusieurs audiences, S&acirc;ad Loun&egrave;s est lib&eacute;r&eacute; le 15 juin 1997.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Entre-temps, peu de voix parmi la presse alg&eacute;rienne se sont &eacute;lev&eacute;es pour stigmatiser ces d&eacute;passements. Ce n'est pas le cas quand certains journalistes, proches d'un clan du pouvoir, ont ce genre de probl&egrave;mes.&quot;[...] Si le RND r&eacute;ussit &quot;par miracle&quot; &agrave; glaner la majorit&eacute; des si&egrave;ges, les germes g&eacute;n&eacute;rateurs de violence et de terrorisme seront &agrave; nouveau plant&eacute;s. Et &agrave; ce moment-l&agrave;, la s&eacute;curit&eacute; nationale ne conna&icirc;tra pas le r&eacute;pit tant attendu&quot;, ajoutait S&acirc;ad Loun&egrave;s dans son fameux &eacute;dito intitul&eacute; &quot;Le parti de la honte nationale&quot;. Cr&eacute;&eacute; le 21 f&eacute;vrier 1997, le RND gagnait, gr&acirc;ce &agrave; la fraude &eacute;lectorale massive, les &eacute;lections l&eacute;gislatives du 5 juin 1997. Exactement comme pr&eacute;vu par S&acirc;ad Loun&egrave;s qui notait que &quot;parmi la foule de gens qui se sont embarqu&eacute;s dans cette malheureuse aventure du RND, sur la lanc&eacute;e des deux derniers scrutins pr&eacute;sidentiel et r&eacute;f&eacute;rendaire, il y en a beaucoup qui l'ont fait avec l'id&eacute;e qu'ils pouvaient impun&eacute;ment ''ficeler'' les &eacute;lections et remporter facilement la ''majorit&eacute; absolue''&quot;.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Lorsqu'au printemps de l'ann&eacute;e 1995, le pr&eacute;sident Liamine Zeroual installe le HCA (Haut-Commissariat &agrave; l'amazighit&eacute;), il prononce un discours. La t&eacute;l&eacute;vision alg&eacute;rienne montre les images de l'&eacute;v&eacute;nement, mais les t&eacute;l&eacute;spectateurs n'entendent pas la voix du chef de l'Etat. Les journalistes de la t&eacute;l&eacute;vision ne savent m&ecirc;me pas qui a d&eacute;cid&eacute; de censurer les propos du premier magistrat du pays. Non, en r&eacute;alit&eacute;, tout le monde sait ce qui s'est pass&eacute;, mais c'est ainsi que fonctionne la machine. &quot;La t&eacute;l&eacute;vision alg&eacute;rienne est une machine qui fonctionne &agrave; coups de t&eacute;l&eacute;phone&quot;, avoue un jeune journaliste de ce m&eacute;dia lourd. Mais d'o&ugrave; proviennent ces coups de t&eacute;l&eacute;phone ? &quot;Leur origine peut &ecirc;tre multiple, mais souvent ils &eacute;manent des cercles d&eacute;cideurs&quot;, estime une journaliste de la t&eacute;l&eacute;vision. Quand l'AIS d&eacute;cr&egrave;te, &agrave; l'or&eacute;e de l'automne de l'ann&eacute;e 1997, une tr&ecirc;ve unilat&eacute;rale, suite &agrave; des accords pass&eacute;s avec l'ANP, la t&eacute;l&eacute;vision alg&eacute;rienne lit, dans son journal de 13 heures, l'int&eacute;gralit&eacute; du communiqu&eacute; de Madani Mezrag, chef de l'Arm&eacute;e islamique. Mais dans la soir&eacute;e de la m&ecirc;me journ&eacute;e, l'information est pass&eacute;e sous silence. En quelques heures, les directives venues d'en haut ont chang&eacute;. Dans la journ&eacute;e, les hommes d'un clan du pouvoir ont exig&eacute; la lecture du communiqu&eacute; de l'AIS. Dans la soir&eacute;e, le g&eacute;n&eacute;ral Mohamed Betchine a envoy&eacute; ses hommes pour censurer l'information. Ancien responsable des services secrets, Mohamed Betchine, devenu conseiller du pr&eacute;sident Liamine Zeroual, avait entam&eacute; des discussions avec les dissidences du FIS avant de les interrompre lorsque le chef de l'Etat avait estim&eacute; que le &quot;dossier du FIS est clos&quot;.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">Au m&ecirc;me moment, d'autres cercles du pouvoir ont continu&eacute; les investigations visant &agrave; &eacute;tablir un accord avec l'AIS et ont, par la suite, atteint leur but. Nous dit-on que l'une des raisons de la d&eacute;mission de Liamine Zeroual, le 11 septembre 1998, est en rapport avec son refus de cautionner politiquement l'accord entre l'ANP et l'AIS. Durant la campagne &eacute;lectorale des pr&eacute;sidentielles anticip&eacute;es du mois d'avril 1999, le candidat Abdelaziz Bouteflika est le favori des d&eacute;cideurs. Toutes ses activit&eacute;s sont soigneusement film&eacute;es par les &eacute;quipes sp&eacute;ciales de l'ENTV et les journalistes qui l'accompagnent sont s&eacute;lectionn&eacute;s. Ceux que l'on soup&ccedil;onne de &quot;rouler&quot; pour Mouloud Hamrouche sont automatiquement &eacute;cart&eacute;s de la sph&egrave;re. Les activit&eacute;s des autres candidats sont &eacute;galement montr&eacute;es mais quand les &quot;6&quot; d&eacute;cident de se retirer de la course au poste de premier magistrat du pays, ils sont subitement interdits d'antenne. Qui a pris la d&eacute;cision d'ignorer les six candidats ? C'est encore un coup de fil. Mais pourquoi les journalistes de la t&eacute;l&eacute;vision ne r&eacute;agissent-ils pas &agrave; ces directives qui biaisent leur travail et leur enl&egrave;vent toute cr&eacute;dibilit&eacute; ? Beaucoup d'entre eux confient, en priv&eacute;, qu'ils ne sont que de &quot;simples fonctionnaires oblig&eacute;s de gagner leur pain&quot;. Cependant, ces &quot;fonctionnaires&quot; profitent du syst&egrave;me : logements et terrains &agrave; b&acirc;tir sont mis &agrave; la disposition des plus &quot;serviles&quot;. Ceux qui, peu nombreux, sont r&eacute;ticents devant ce processus de normalisation autoritaire peuvent &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;s s'ils ont, par exemple, un probl&egrave;me avec le service militaire. Ces pratiques se retrouvent aussi dans le secteur de la presse priv&eacute;e. Ainsi, les &eacute;diteurs de ces publications dites ind&eacute;pendantes re&ccedil;oivent r&eacute;guli&egrave;rement des logements de la part des autorit&eacute;s, logements qu'ils distribuent, &agrave; leur tour, &agrave; leurs prot&eacute;g&eacute;s quand ils ne les revendent pas au prix fort dans un pays o&ugrave; la crise du logement fait des ravages. Apr&egrave;s l'assassinat, le 18 octobre 1993, de Sma&iuml;l Yefsah, journaliste &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, ses confr&egrave;res de l'ENTV avaient, par miracle, r&eacute;ussi &agrave; r&eacute;diger un communiqu&eacute; dans lequel ils disaient qu'ils voulaient simplement faire leur m&eacute;tier sans pr&ecirc;ter main forte aux deux principaux bellig&eacute;rants de la crise alg&eacute;rienne, mais aucune suite n'a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e &agrave; ce texte. La routine a vite repris le dessus et de nombreux journalistes de l'ENTV sont all&eacute;s sous des cieux plus cl&eacute;ments. Certains d'entre eux sont en train de mener, enfin, de v&eacute;ritables carri&egrave;res professionnelles au sein surtout des t&eacute;l&eacute;visions arabes.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">La t&eacute;l&eacute;vision alg&eacute;rienne changera-t-elle un jour ? Intimement li&eacute;e au syst&egrave;me, l'Unique, comme elle est d&eacute;sign&eacute;e par la vox populi, sera le parfait miroir des d&eacute;sirs et des volont&eacute;s des d&eacute;cideurs. Il n'y a que la d&eacute;mocratisation v&eacute;ritable du pays qui pourra apporter un changement &agrave; cette douloureuse r&eacute;alit&eacute;. Cependant, cette d&eacute;mocratisation r&eacute;elle est elle-m&ecirc;me un processus complexe auquel les journalistes peuvent largement contribuer.<o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-08-15T12:24:49+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-170444.html">
    <title><![CDATA[Les mots du jeudi lors d’un lundi]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-170444.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 20pt; font-family: Arial;">Cent bougies pour chasser l&rsquo;obscurit&eacute;<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6pt 0cm 6pt 81pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: maroon;">&laquo;&nbsp;Mon pays tue ses lions pour que se multiplient les agneaux et se facilite le travail des chacals&nbsp;&raquo; <span style="text-transform: uppercase;">Messali</span> Hadj</span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: maroon;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; font-family: Arial;"><span style="font-size: 9.5pt;">Libre &agrave; vous de voiler le soleil et de tendre les lambeaux d&eacute;faits de la nuit pour cacher la luminosit&eacute; du jour ! Libre &agrave; vous d&rsquo;inventer des m&eacute;moires officielles neuves pour r&eacute;habiliter les indus occupants de l&rsquo;histoire ! Libre &agrave; vous de d&eacute;ployer les tapis rouges devant les criminels ! Nous continuerons de repousser l&rsquo;obscurit&eacute;, pour que le sang vers&eacute; sur la terre ne disparaisse pas b&ecirc;tement dans les espaces clos, arides et sombres du renoncement ! Ce sang qui ne se calme pas est celui des braves.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; font-family: Arial;"><span style="font-size: 9.5pt;">Il coule encore m&ecirc;me si vous ne le voyez pas. Il coule &agrave; partir de cent sources, cent vies fauch&eacute;es par l&rsquo;obscurantisme, cent voix censur&eacute;es d&eacute;finitivement, cent plumes bris&eacute;es, cent familles d&eacute;chir&eacute;es&hellip; comme tant d&rsquo;autres.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; font-family: Arial;"><span style="font-size: 9.5pt;">Il coule pour former cette grande rivi&egrave;re du souvenir qui gronde et hurle sous les ponts bricol&eacute;s &agrave; la h&acirc;te dans les aubes troubles d&rsquo;une amn&eacute;sie g&eacute;n&eacute;rale. En ce mois d&rsquo;ao&ucirc;t, nous c&eacute;l&egrave;brerons le premier anniversaire d&rsquo;une &eacute;pop&eacute;e incommensurable. L&rsquo;occasion est ainsi offerte &agrave; tous les militants de la libert&eacute;, &agrave; ceux qui ont vaillamment r&eacute;sist&eacute; &agrave; l&rsquo;empire du mal et ses acolytes, aux femmes et aux hommes qui ont su mettre en d&eacute;route le projet fasciste ; l&rsquo;occasion leur est offerte de marteler haut et fort, &agrave; l&rsquo;intention de tous les amn&eacute;siques, que l&rsquo;Alg&eacute;rie nouvelle n&rsquo;oubliera plus ses braves. A leurs enfants, &agrave; leurs &eacute;pouses, &agrave; leurs parents, nous dirons que tous les mots du dictionnaire ne suffiraient pas pour manifester la gratitude de <st1:personname productid="la Nation" w:st="on">la  Nation</st1:personname> pour les sacrifices de leurs chers disparus assassin&eacute;s l&acirc;chement. Cent bougies qui &eacute;clairent cet espace pour que la m&eacute;moire r&eacute;siste, pour que nos enfants ne laissent pas mourir le soleil derri&egrave;re les oripeaux de la trahison, pour que la terre absorbe enfin le sang, pour que la veuve s&egrave;che ses larmes, pour que le regard triste de l&rsquo;orphelin s&rsquo;habille des couleurs de l&rsquo;espoir&hellip;<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; font-family: Arial;"><span style="font-size: 9.5pt;">Taisez-vous un moment et &eacute;coutez l&rsquo;histoire, la vraie, celle qui ne s&rsquo;&eacute;crit pas dans les livres officiels. Mais celle qui vivra &eacute;ternellement dans le c&oelig;ur de ce pays, dans l&rsquo;eau pure de ses ruisseaux, dans le ciel et la mer, dans les dunes de son Sahara, dans les gorges profondes de ses montagnes, dans les yeux des m&ocirc;mes qui r&ecirc;vent de libert&eacute; ! Cette histoire s&rsquo;en fout des r&egrave;gnes &eacute;ph&eacute;m&egrave;res et des pouvoirs momentan&eacute;s, elle s&rsquo;en fout des urnes et des humeurs partisanes ! Elle a l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; pour elle&hellip; Demain, les g&eacute;n&eacute;rations sauront r&eacute;server &agrave; leurs h&eacute;ros la place qu&rsquo;ils m&eacute;ritent dans le panth&eacute;on de l&rsquo;histoire. Et si vous &ecirc;tes de ceux qui oublient trop vite, pr&eacute;cipitez-vous, alors, l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;on distribue les dividendes des zerdas &eacute;lectorales&nbsp;! Ici, nous rem&eacute;morons notre Histoire pour soigner notre pr&eacute;sent et b&acirc;tir notre future.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify; font-family: Arial;"><span style="font-size: 9.5pt;">Apr&egrave;s avoir &eacute;chapp&eacute; &agrave; la mort par la main des obscurantistes, je suis l&agrave; o&ugrave; devraient &ecirc;tre ceux qui ont &eacute;touff&eacute; ma voix ! Une ann&eacute;e apr&egrave;s, que dire &agrave; nos martyrs&nbsp;! Soixante ans durant, que dire &agrave; nos morts ?... Que rien n&rsquo;a chang&eacute;&nbsp;!</span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-08-13T13:21:15+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-170107.html">
    <title><![CDATA[Maladie sans remède]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-170107.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center;"><st1:personname w:st="on" productid="La SM"><strong><span style="font-size: 20pt; font-family: Arial;">La  SM</span></strong></st1:personname><strong><span style="font-size: 20pt; font-family: Arial;">, maladie sans rem&egrave;de</span></strong><br /></div>
<p style="margin: 6pt 0cm 6pt 162pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">La forfaiture et la l&acirc;chet&eacute; de deux &Eacute;tats, alg&eacute;rien et fran&ccedil;ais, ont r&eacute;ussi &agrave; effacer de la m&eacute;moire plusieurs affaires de la liste des crimes politiques, une liste si longue qu&rsquo;elle m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;objet d&rsquo;une s&eacute;rie polici&egrave;re. L&rsquo;omerta est si opaque, au point qu'au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, Annie M&eacute;cili &eacute;pouse de Ali n'est m&ecirc;me plus parvenue &agrave; faire publier dans la presse fran&ccedil;aise le moindre texte d&eacute;non&ccedil;ant l'impunit&eacute; des commanditaires de l'ex&eacute;cution de son mari, le 07&nbsp;avril 1987 exactement en plein Paris. Il n'y a l&agrave; rien de nouveau sous le soleil.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Depuis plus de quatre d&eacute;cennies, le r&eacute;gime alg&eacute;rien n'a pas seulement usurp&eacute; la souverainet&eacute; du pays, fruit du combat et des sacrifices de tout un peuple. Il a organis&eacute;, d&egrave;s l'ind&eacute;pendance comme de l&rsquo;autre cot&eacute; de la m&eacute;diterran&eacute;e, l'amn&eacute;sie pour priver les Alg&eacute;riens de leur Histoire. C'&eacute;tait &agrave; ses yeux la seule mani&egrave;re de r&eacute;gner en ma&icirc;tre absolu sans jamais risquer devoir rendre des comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">C'est pr&eacute;cis&eacute;ment pour lutter contre cette amn&eacute;sie &eacute;rig&eacute;e en mode de gouvernement et de gestion de la soci&eacute;t&eacute; qu'il m'a paru de salubrit&eacute; publique, de renouer avec Ali. D'autant que ce meurtre ne constitue ni une bavure ni un &laquo;accident de parcours&raquo;. Il marque au contraire une constante depuis l'ind&eacute;pendance de notre pays&nbsp;: la volont&eacute; du r&eacute;gime de d&eacute;truire le politique et jusqu'&agrave; l'id&eacute;e m&ecirc;me du politique, de refuser et casser toute m&eacute;diation et tout m&eacute;diateur cr&eacute;dible. Au besoin par l'assassinat de ceux qui menacent la p&eacute;rennit&eacute; du r&eacute;gime&nbsp;: presque toujours des hommes capables de penser et surtout d'organiser un d&eacute;bat et un combat politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Cr&eacute;&eacute;e d&egrave;s 1962, la police politique, dont le seul sigle &ndash; SM &ndash; a terroris&eacute; les Alg&eacute;riens pendant pr&egrave;s de trois d&eacute;cennies, y a toujours veill&eacute;. Th&eacute;oriquement dissoute en septembre&nbsp;1990, mais en pratique simplement rebaptis&eacute;e DRS (D&eacute;partement de renseignement et s&eacute;curit&eacute;), <st1:personname w:st="on" productid="La SM">la SM</st1:personname> a &eacute;t&eacute; depuis l'ind&eacute;pendance la plaque tournante de l'organisation d'un pouvoir occulte. Rep&eacute;rant et recrutant les meilleurs &eacute;tudiants, elle a infiltr&eacute; tous les appareils de l'&Eacute;tat, les r&eacute;seaux mafieux du pouvoir et tous les secteurs d'activit&eacute; &ndash; sociaux, &eacute;conomiques, culturels et politiques &ndash;, avec une attention particuli&egrave;re pour les m&eacute;dias et les partis. Sa connaissance tr&egrave;s &laquo;pointue&raquo; de tout le personnel politique et les liens tr&egrave;s anciens existant entre eux font de ses dirigeants &ndash; et en particulier de son chef le g&eacute;n&eacute;ral Mohammed MEDIENE &ndash; le centre de gravit&eacute; autour duquel s'articule toute la vie politique. V&eacute;ritable colonne vert&eacute;brale du syst&egrave;me et seule institution &agrave; fonctionner vraiment en dehors du secteur des hydrocarbures, ces services sp&eacute;ciaux ont eu, d&egrave;s l'ind&eacute;pendance, une obsession&nbsp;: contr&ocirc;ler au plus pr&egrave;s la soci&eacute;t&eacute; afin d'y emp&ecirc;cher l'enracinement populaire de tout mouvement et de pr&eacute;venir l'&eacute;mergence de contre-pouvoirs d&eacute;mocratiques. Exemple&nbsp;: &eacute;clatements du FFS, du FIS, du NAHDA, du ISLAH et du PRA, parti d&rsquo;une &eacute;lite sans ancrage populaire, suite &agrave; une multitude d&rsquo;erreurs et de participations aux &eacute;lections truqu&eacute;es, au point que le PRA a r&eacute;colt&eacute; dans des &eacute;lections moins de voix que le nombre de ses partisans, de pareilles le&ccedil;ons le PRA ne retiendra rien et il participera aux &eacute;lections de 2007&nbsp;! &eacute;chec cuisant&nbsp;!<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">En octobre&nbsp;1988, un v&eacute;ritable s&eacute;isme a &eacute;branl&eacute; le pays tout entier. Exclus et d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s, des centaines de milliers de jeunes ont d&eacute;ferl&eacute; dans les rues en scandant&nbsp;: &laquo;Nous sommes des hommes, nous sommes des hommes&nbsp;!&raquo; On pourrait s'&eacute;tonner que ce formidable coup de semonce n'ait pas &eacute;t&eacute; fatal au r&eacute;gime militaire. D'autant que se profilait l'effondrement du syst&egrave;me totalitaire sovi&eacute;tique&nbsp;: sa chute aurait pu entra&icirc;ner dans son sillage son rejeton alg&eacute;rien. Il n'en a rien &eacute;t&eacute;. La r&eacute;pression f&eacute;roce pour laquelle les g&eacute;n&eacute;raux ont opt&eacute;&nbsp;en constitue la raison la plus &eacute;vidente&nbsp;: des tirs &agrave; la mitrailleuse ont &eacute;cras&eacute; la r&eacute;volte d'une jeunesse &agrave; laquelle le r&eacute;gime d&eacute;niait &agrave; la fois les conditions d'une existence digne et les moyens pacifiques de la revendiquer.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Ainsi en d&eacute;cembre&nbsp;1991, la tentative de coup d'&Eacute;tat visant &agrave; renverser le processus d'ouverture politique &agrave; Moscou a &eacute;chou&eacute;, sans effusion de sang, alors qu'en Alg&eacute;rie, le coup d'&Eacute;tat mettant fin &agrave; la transition d&eacute;mocratique a r&eacute;ussi le 11&nbsp;janvier 1992. Une diff&eacute;rence structurelle fondamentale entre l'Alg&eacute;rie et les syst&egrave;mes staliniens &laquo;classiques&raquo; explique cette &eacute;volution oppos&eacute;e&nbsp;: le KGB &eacute;tait soumis au contr&ocirc;le du Parti communiste sovi&eacute;tique &ndash; qui n'avait rien d'une fiction &ndash; et c'est sur ordre des autorit&eacute;s civiles que la police politique a mis en d&eacute;route les putschistes &laquo;contre-r&eacute;volutionnaires&raquo;. En Alg&eacute;rie au contraire, <st1:personname w:st="on" productid="la S&#65513;curit&#65513;">la  S&eacute;curit&eacute;</st1:personname> militaire n'a jamais &eacute;t&eacute; soumise &agrave; aucune autorit&eacute; civile. La police politique &ndash; version alg&eacute;rienne du KGB, de <st1:personname w:st="on" productid="la Stasi">la Stasi</st1:personname> et de <st1:personname w:st="on" productid="la Securitate">la Securitate</st1:personname>, qui ont form&eacute; nombre de ses cadres &ndash; &eacute;tait suppos&eacute;e d&eacute;pendre de l'arm&eacute;e. En r&eacute;alit&eacute;, elle a toujours eu le monopole presque absolu de la politique. Et elle constitue m&ecirc;me le v&eacute;ritable parti unique, contr&ocirc;lant &eacute;troitement un <span class="hl">FLN</span> dont la &quot;fameuse&quot; &laquo;l&eacute;gitimit&eacute; historique&raquo; lui a servi de feuille de vigne.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Les d&eacute;cennies des affrontements fratricides et la &laquo;sale guerre&raquo; des ann&eacute;es 1990 n'ont pas chang&eacute; la donne. Elle a au contraire d&eacute;cupl&eacute; la puissance du DRS, autoproclam&eacute; gardien supr&ecirc;me de la patrie face au &laquo;p&eacute;ril vert&raquo;. Certes, la police politique n'est sans doute plus aujourd'hui le bloc homog&egrave;ne qu'elle fut. Travers&eacute;e elle aussi par les luttes de clans et les rivalit&eacute;s entre &laquo;services&raquo;, elle exerce n&eacute;anmoins un quasi-monopole sur la r&eacute;flexion, la prospective et la mise en &oelig;uvre politique des choix qui conditionnent le destin du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Car en 1987, le r&eacute;gime s'est dot&eacute; d'un instrument essentiel pour adapter le concept de s&eacute;curit&eacute; aux grands changements g&eacute;ostrat&eacute;giques&nbsp;: l'Institut national d'&eacute;tudes et de strat&eacute;gie globale (INESG). Ce </span><span lang="EN-US" style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">think</span><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;"> tank se voulait un lieu d'&eacute;changes internationaux de haut niveau visant &agrave; moderniser les th&egrave;ses traditionnelles &eacute;labor&eacute;es dans les &laquo;laboratoires&raquo; du DRS. Il visait aussi &agrave; d&eacute;velopper lobbying et collaboration avec des acteurs internationaux importants du monde politique, des m&eacute;dias et du renseignement haut de gamme. Il a accueilli des intellectuels brillants, dont certains jug&eacute;s trop indociles, ont &eacute;t&eacute; assassin&eacute;s au d&eacute;but de la sale guerre. Trois de ses directeurs ont &eacute;t&eacute; ainsi successivement abattus en 1993, officiellement par les groupes arm&eacute;s. Djillali LYABES, le 16&nbsp;mars, alors qu'il venait de rendre public un rapport constituant une v&eacute;ritable sonnette d'alarme&nbsp;: affirmant que les blocages de l'&eacute;conomie alg&eacute;rienne risquaient &agrave; terme de menacer l'avenir du pays et la vie de ses ressortissants, cette &eacute;tude pr&eacute;conisait des mesures radicales, &agrave; commencer par la plus fondamentale et la plus urgente, r&eacute;gler le probl&egrave;me de l&eacute;gitimit&eacute; des institutions. Ses deux successeurs subiront le m&ecirc;me sort. &Eacute;conomiste et sociologue renomm&eacute;, M'hamed BOUKHOBZA sera &eacute;gorg&eacute; &agrave; son domicile devant sa fille, le 22&nbsp;juin&nbsp;; il s'&eacute;tait engag&eacute; dans la lutte contre la corruption du pouvoir. Deux semaines plus tard, le 04&nbsp;juillet, ce sera le tour de Redouane R&eacute;da SARI, docteur en physique nucl&eacute;aire et en informatique et colonel de l'ANP. Rappel&eacute; d'urgence de Suisse o&ugrave; il faisait un stage &agrave; l'&Eacute;cole polytechnique f&eacute;d&eacute;rale de Lausanne (EPFL), il apprendra &agrave; son arriv&eacute;e &agrave; Alger sa nomination d'office &agrave; la direction de l'ISG. Seuls sa famille et un cercle tr&egrave;s restreint d'amis en &eacute;taient inform&eacute;s et cela rend hautement improbable l'action des groupes arm&eacute;s contre le &laquo;nouveau&nbsp;directeur&raquo; de l'ISG.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">On ne peut comprendre les ex&eacute;cutions politiques &laquo;cibl&eacute;s&raquo;, si l'on ignore que l'assassinat s'est tr&egrave;s t&ocirc;t impos&eacute; en Alg&eacute;rie comme une proc&eacute;dure normale de r&egrave;glement des conflits, durant la p&eacute;riode coloniale m&ecirc;me. Plusieurs personnalit&eacute;s politiques furent en effet les victimes de ces liquidations commandit&eacute;es par les services secrets.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">1957 fut ann&eacute;e de pr&eacute;lude &agrave; une longue liste d'assassinats&nbsp;: Abbane RAMDANE (d&eacute;cembre&nbsp;1957), Mohammed KHIDER (janvier&nbsp;1967), Krim BELKACEM (octobre&nbsp;1970), le commandant Sa&iuml;d ABID (&agrave; la t&ecirc;te de la 1&egrave;re r&eacute;gion militaire, &laquo;suicid&eacute;&raquo; de trois balles dans le dos en 1967 dans son quartier g&eacute;n&eacute;ral de Blida), Abdelkader&nbsp;MOULAY, alias colonel Chabou, ex-sous officier de l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise, victime&nbsp;d'un accident&nbsp;d'h&eacute;licopt&egrave;re en 1971&nbsp;; Mohamed MEDEGHRI, le tout Premier ministre de l'Int&eacute;rieur,</span> <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">limog&eacute; d&eacute;but 1965, lui aussi &laquo;suicid&eacute;&raquo; en d&eacute;cembre&nbsp;1974. MEDEGHRI &eacute;tait oppos&eacute; &agrave; la premi&egrave;re Charte nationale des ann&eacute;es 1970 et pr&eacute;conisait l'&eacute;laboration d&eacute;mocratique d'une Constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Des ann&eacute;es durant, ce pouvoir a supprim&eacute; des hommes &laquo;g&ecirc;nants&raquo; avant qu'&agrave; son tour le peuple tout entier devienne un &laquo;ennemi&raquo; &agrave; soumettre co&ucirc;te que co&ucirc;te. Sous couvert de lutte antiterroriste, le r&eacute;gime s'en est pris &agrave; des franges enti&egrave;res d'une soci&eacute;t&eacute; dont il a toujours eu peur. Pour autant, il n'a pas renonc&eacute; aux meurtres cibl&eacute;s, qui sont rest&eacute;s une constante de la sale guerre des ann&eacute;es 1990.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Le plus embl&eacute;matique demeure &eacute;videmment celui d'un pr&eacute;sident, Mohammed BOUDIAF, qui avait abattu &agrave; bout portant des membres du MTLD (balle entre les yeux), a son tour &eacute;t&eacute; abattu en juin&nbsp;1992 en direct devant les cam&eacute;ras de t&eacute;l&eacute;vision pour, pratique typiquement maffieuse, valeur d'exemple. &Agrave; plusieurs reprises, BOUDIAF avait menac&eacute; les g&eacute;n&eacute;raux de partir s'ils s'obstinaient &agrave; ne pas respecter l'autonomie de sa fonction. Nous dit-on que les services&nbsp;sp&eacute;ciaux savaient aussi que sa volont&eacute; de se faire &eacute;lire pr&eacute;sident au cours d'un scrutin en bonne et due forme avait un double objectif&nbsp;: se lib&eacute;rer du contr&ocirc;le tut&eacute;laire du commandement militaire et cr&eacute;er une formation politique nationale qui d&eacute;borderait fatalement les &laquo;lignes rouges&raquo; fix&eacute;es au multipartisme de fa&ccedil;ade que les g&eacute;n&eacute;raux aiment tant afficher. Ni les &laquo;d&eacute;cideurs&raquo; ni les &laquo;services&raquo; ne pouvaient prendre le risque de laisser se d&eacute;velopper de telles initiatives&nbsp;: elles &eacute;taient susceptibles d'ouvrir un processus fatal pour un syst&egrave;me qui nourrit une phobie &agrave; l'&eacute;gard de toute organisation autonome de la vie politique et de la soci&eacute;t&eacute;. L'ex&eacute;cution de Mohammed BOUDIAF devenait, d&egrave;s lors, in&eacute;luctable. Elle ob&eacute;issait au sempiternel refus de ce pouvoir de l'ombre qui constitue le c&oelig;ur du syst&egrave;me d'accepter la moindre prise de distance &agrave; son &eacute;gard.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">La liste des autres victimes &laquo;institutionnelles&raquo; de la police politique depuis 1992 est h&eacute;las fort longue. &Agrave; d&eacute;faut de pouvoir les &eacute;voquer tous ici, citons les victimes les plus notoires&nbsp;: l'ex-chef de <st1:personname w:st="on" productid="la S&#65513;curit&#65513;">la S&eacute;curit&eacute;</st1:personname> militaire et ex-Premier ministre Kasdi MERBAH en ao&ucirc;t&nbsp;1993 ; l'ancien ministre de l'Int&eacute;rieur Aboubakr BELKA&Iuml;D en septembre&nbsp;1995&nbsp;; Abdelhak BENHAMOUDA, le patron de l'UGTA, le syndicat officiel, en janvier&nbsp;1997&nbsp;; et aussi plusieurs officiers de haut rang. Ici on peut citer la b&ecirc;tise de BOUTEFLIKA qui avait demand&eacute;, suite &agrave; sa prise de fonction, dans un discours publique&nbsp;: que toute personne ayant des preuves de malversation de les transmettre &agrave; la pr&eacute;sidence. C&rsquo;&eacute;tait le cas du colonel JABER, patriote et militaire carri&eacute;riste de tr&egrave;s haut niveau, abattu devant ses amis dans un caf&eacute; dans la wilaya de Tizi-Ouzou, il avait par malheur transmis &agrave; la pr&eacute;sidence des informations compromettant plusieurs officiers de haut rang.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Certains de ces assassinats &eacute;taient destin&eacute;s &agrave; emp&ecirc;cher toute &eacute;mergence d'une alternative politique cr&eacute;dible, notamment dans le champ dit islamiste&nbsp;: ce sera le cas par exemple de l'&eacute;limination, le 22&nbsp;novembre 1999, de Abdelkader HACHANI. D'autres visaient &agrave; envoyer des &laquo;messages&raquo; sanglants &agrave; un clan adverse. Le plus typique restera sans doute l'&eacute;limination, le 04&nbsp;juin 1996, d'un proche du pr&eacute;sident Liamine ZEROUAL, le g&eacute;n&eacute;ral Sa&iuml;di FODHIL, ex-chef de la 4<sup>&egrave;me</sup> r&eacute;gion militaire. Nous dit-on que son itin&eacute;raire et sa strat&eacute;gie le qualifiaient pour occuper un r&ocirc;le central &agrave; la fois dans l'encadrement et la modernisation de l'arm&eacute;e et dans l'&eacute;laboration d'une gestion de la crise plus politique que s&eacute;curitaire. D'autres enfin ont cibl&eacute; des intellectuels ou des journalistes, dont les meurtres &eacute;taient, eux aussi, toujours attribu&eacute;s aux groupes arm&eacute;s pour cr&eacute;er la confusion et faire basculer la soci&eacute;t&eacute; dans le camp du pouvoir. Le cas du feu Isma&iuml;l YEFSAH, assassinat ayant provoqu&eacute; un &eacute;moi g&eacute;n&eacute;ral, car journaliste de la t&eacute;l&eacute;vision alg&eacute;rienne, il &eacute;tait aim&eacute; de tout le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Tous ces meurtres ont une finalit&eacute; -d&eacute;truire ce qui &eacute;chappe, ou risque d'&eacute;chapper, au contr&ocirc;le du syst&egrave;me- et un d&eacute;nominateur commun&nbsp;: la certitude d'une totale impunit&eacute;.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Le <span class="hl">FLN</span> et compagnies tuent et donnent les noms des victimes aux rues, &eacute;coles, monuments, a&eacute;roports, universit&eacute;s, afin que &ccedil;a servira de rappel aux pi&eacute;tons, &eacute;l&egrave;ves, visiteurs, voyageurs et &eacute;tudiants. Le <span class="hl">FLN</span> est une v&eacute;ritable calamit&eacute; pour ce pays, et les enfoir&eacute;s du DRS, qui ne veulent pas l&acirc;cher le pouvoir au point de sacrifier leurs rivaux et toute l&rsquo;&eacute;lite du pays, lui balisent le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">En ce sens, de telles ex&eacute;cutions sont exemplaires d'une gestion de la soci&eacute;t&eacute; qui a conduit non seulement au terrible &eacute;chec de la d&eacute;colonisation, mais aussi aux violences &agrave; outrance qui ont ensanglant&eacute; l'Alg&eacute;rie &agrave; partir de 1992. Elles sont toutes aussi &eacute;difiantes des rapports malsains qui semblent devoir lier, toujours pour le pire, le r&eacute;gime alg&eacute;rien &agrave; l'ancienne puissance coloniale. Elles ont consacr&eacute;es une impunit&eacute; qui, depuis, ne s'est jamais d&eacute;mentie et a permis au r&eacute;gime de continuer, 45 ans apr&egrave;s l'ind&eacute;pendance, de g&eacute;rer aussi par la brutalit&eacute; et la manipulation. Cette double composante &ndash; interne avec la volont&eacute; de priver les Alg&eacute;riens de leur histoire et de ceux qui ont contribu&eacute; &agrave; la faire, externe avec un pouvoir assur&eacute; de l'impunit&eacute; au plan international &ndash; rend les assassinats en s&eacute;rie monnaie courante.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">La complicit&eacute; de l'&Eacute;tat fran&ccedil;ais, qui a tout fait pour &eacute;touffer plusieurs crimes, ayant servi souvent de catalyseur &agrave; d&rsquo;autres, restera dans les annales comme la volont&eacute; d&rsquo;un colonisateur bless&eacute; de se venger par personnes interpos&eacute;es. Autrement dit, rendre r&eacute;el la pr&eacute;diction de De Gaulle, faite lors d&rsquo;un discours officiel, il avait annoncer que l&rsquo;Alg&eacute;rie dans trente ans baignera dans le sang. R&eacute;sultat logique &agrave; ce qui s&rsquo;est pass&eacute; avant, pendant et apr&egrave;s 1962 par la prise du pouvoir d&rsquo;un groupe d&rsquo;ignares, pr&eacute;sid&eacute; par le plus ignare d&rsquo;entre eux, Avec la bienveillance de madame <st1:personname w:st="on" productid="la France.">la France.</st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Les services sp&eacute;ciaux d'Alger n'ont pas seulement enlev&eacute; des hommes &agrave; leurs familles et amis. Ils ont d'abord par&eacute; au plus press&eacute; en abattant des libres penseurs capables de doter l'opposition mais surtout l&rsquo;Alg&eacute;rie non seulement d&rsquo;organes d'expression autonome, mais des p&ocirc;les autour duquel peuvent se rassembler une &eacute;lite et s'organiser un mouvement. C'&eacute;tait l&agrave; un danger potentiel r&eacute;el, car beaucoup se trouv&eacute;s au carrefour de diverses dynamiques &eacute;mergentes en Alg&eacute;rie et en Europe.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Mais <st1:personname w:st="on" productid="la S&#65513;curit&#65513;">la S&eacute;curit&eacute;</st1:personname> militaire avait aussi un objectif strat&eacute;gique&nbsp;: anticiper sur l'avenir. Il fallait en effet priver des mouvements, mais aussi l'Alg&eacute;rie toute enti&egrave;re, de cadre politique hors pair ancr&eacute; dans la modernit&eacute; et capable d'assumer une rel&egrave;ve des g&eacute;n&eacute;rations dans ce pays o&ugrave; ce passage de t&eacute;moin est crucial. Cet objectif &eacute;tait d'autant plus crucial que la police politique savait qu'elle ne parviendrait pas &agrave; &laquo;retourner&raquo; tant d'entres eux. Car ils connaissaient trop bien la musique et le c&oelig;ur du syst&egrave;me. D'o&ugrave; l'hostilit&eacute; toute particuli&egrave;re de <st1:personname w:st="on" productid="La SM">la SM</st1:personname> &agrave; leurs &eacute;gards. Car comment pardonner &agrave; ces hommes d'avoir en quelque sorte &laquo;trahi&raquo; en s'engageant dans le combat politique public en faveur de la d&eacute;mocratie&nbsp;? En 50 ans de r&egrave;gne de <st1:personname w:st="on" productid="La SM">la SM</st1:personname>, qui a recrut&eacute; des dizaines de milliers d'agents, les dissidents qui ont os&eacute;, quitter ses rangs en d&eacute;non&ccedil;ant ses agissements se comptent &agrave; ce jour &agrave; peine sur les doigts d'une main&hellip;<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Il ne manquait plus qu'&agrave; faire en sorte, gr&acirc;ce &agrave; la complicit&eacute; des dirigeants fran&ccedil;ais, que de pareils meurtres n'existent pas, qu'ils soient totalement ray&eacute;s des m&eacute;moires et ne figurent dans aucune chronologie des &eacute;v&eacute;nements qui ont marqu&eacute; notre pays. Plus de 50 ans apr&egrave;s, ne pas oublier beaucoup de braves hommes et combattre l'omerta qui, &agrave; Alger comme &agrave; Paris, s'acharne depuis 45 ans &agrave; effacer jusqu'&agrave; leurs existences, c'est donc &eacute;videmment un devoir de m&eacute;moire. Mais c'est aussi remonter aux origines de l'impunit&eacute; dont la police politique alg&eacute;rienne se sent investie depuis 1962 et qu'elle a interpr&eacute;t&eacute;e depuis comme il se devait&nbsp;: la possibilit&eacute; de tout se permettre, partout et en toutes circonstances.</span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-08-12T13:04:15+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-166551.html">
    <title><![CDATA[TLEMCEN, ville d'art et d'histoires]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-166551.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center" style="text-align: center;" class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14pt; font-family: Arial;">Au revoir, si retour il y a&nbsp;!<o:p></o:p></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">  </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Beaucoup de gens lient beaucoup de choses relevant de la trag&eacute;die alg&eacute;rienne de ces 60 derni&egrave;res ann&eacute;es &agrave; Tlemcen &agrave; tord. C&rsquo;est souvent par ignorance, qu&rsquo;on rattache le groupe qui avait prient le pouvoir en 1962 &agrave; Tlemcen. Le seul lien avec cette belle cit&eacute;, transform&eacute;e par le FLN en hameau, est que ce groupe se trouvait pr&egrave;s de Tlemcen&hellip; plus exactement aux fronti&egrave;res alg&eacute;ro-marocaines. Que certains de ses membres &eacute;taient originaires des environs de Tlemcen et n&rsquo;avait rien &agrave; voir avec les Tlemceniens, qui se sont dissoci&eacute;s du &laquo;&nbsp;groupe de Tlemcen&nbsp;&raquo; suite aux divorces du FLN avec Messali (le PPA et le MTLD&nbsp;:</span> <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;">Mouvement pour le <span style="text-transform: uppercase;">t</span>riomphe des <span style="text-transform: uppercase;">l</span>ibert&eacute;s <span style="text-transform: uppercase;">d</span>&eacute;mocratiques). Par la suite Benbella est de Maghnia (il porte en lui une haine aux Tlemceniens qu&rsquo;on retrouve dans son premier discours en tant que <span style="text-transform: uppercase;">c</span>hef d&rsquo;<span style="text-transform: uppercase;">&eacute;</span>tat&nbsp;!), Bouteflika n&rsquo;est pas de Tlemcen, ni Zerhouni, ni beaucoup de gens qui ont fait du tord &agrave; ce pays et qu&rsquo;on assimile aux Tlemceniens. Les Tlemceniens durant 40 ans n&rsquo;avait m&ecirc;me pas le droit d&rsquo;avoir un pr&eacute;sident de l&rsquo;<span style="text-transform: uppercase;">a</span>ssembl&eacute;e <span style="text-transform: uppercase;">p</span>opulaire <span style="text-transform: uppercase;">c</span>ommunale originaire de Tlemcen, sauf deux marionnettes. La majorit&eacute; &eacute;crasante des responsables et hauts responsables qui ont gouvern&eacute;s Tlemcen pendant plus de 40 ans n&rsquo;ont aucun rapport avec Tlemcen, pis ils lui ont fait beaucoup de mal et ont fait subir &agrave; ces enfants beaucoup d&rsquo;injustices et d&rsquo;humiliations suite &agrave; un complexe d&rsquo;inf&eacute;riorit&eacute; cach&eacute; par le pouvoir, au point de vouloir changer sa composante sociale &agrave; la sovi&eacute;tique&hellip; mission &agrave; moiti&eacute; r&eacute;ussie. Toutes les administrations locales ont subi un nettoyage ethnique pur et dur de tous ceux qui portaient un patronyme Tlemcenien, sauf exception bien s&ucirc;r&nbsp;! L&rsquo;artisanat dont se vantait Tlemcen a presque disparue (elle ressemble &agrave; celle qui se trouve &agrave; F&egrave;s)&hellip; toutes les belles choses qu&rsquo;on peut trouvait dans une cit&eacute; musulmane du Maghreb ont disparue de Tlemcen, sauf exception. Il faut dire que d&rsquo;autres belles cit&eacute;s d&rsquo;Alg&eacute;rie ont subies les affres du FLN et sa gestion d&eacute;sastreuse. Pour finir, les Tlemceniens n&rsquo;ont jamais et &agrave; aucun moment port&eacute; le FLN dans leurs c&oelig;urs. Et le r&eacute;sultat chaotique de sa gestion du pays pendant 45 ans de virtuelle ind&eacute;pendance prouve qu&rsquo;ils avaient raison. L&rsquo;histoire a rendu justice aux Tlemceniens qui ont subis une nouvelle injustice en 2006/2007 suite aux m&eacute;saventures du FLN, ANP, DRS et compagnies. Enfin que des salauds&nbsp;! qui ont fait du mal &agrave; tout ce beau pays qui m&eacute;ritait des dirigeants &agrave; la hauteur et pas des groupes de bandits. Et de braves hommes ce pays ne manque pas, d&rsquo;o&ugrave; qu&rsquo;ils soient&hellip; mais, malheureusement, les esprits obscurs, qui ont gouvern&eacute;s et qui gouvernent, les poussent &agrave; s&rsquo;exiler. Et tant que le FLN reste au pouvoir, en bras politique du DRS et ANP, &ccedil;a ne s&rsquo;arr&ecirc;tera pas&hellip; H&eacute;las&nbsp;!</span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Ali SAMI]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-07-27T23:41:30+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://intelligencia.dzblog.com/article-164944.html">
    <title><![CDATA[Tonton LARBI, quel grand Monsieur !]]></title>
    <link>http://intelligencia.dzblog.com/article-164944.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center" style="text-align: center;"><span style="font-size: 26pt; font-family: &quot;Showcard Gothic&quot;; color: red;">LARBI BELKHEIR</span><span style="font-size: 26pt;"><br /> </span><strong><span lang="EN-GB" style="font-family: &quot;Arial Black&quot;; color: black;">&nbsp;</span></strong><font size="3"><strong><span style="font-family: &quot;Arial Black&quot;; color: black;">Koul Otla fiha belkheir</span></strong></font><span style="font-family: &quot;Arial Black&quot;; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">N&eacute; &agrave; Frenda (pr&egrave;s de Tiaret) en 1938, fils de ca&iuml;d, sous-lieutenant de l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise jusqu'en 1960. Comme les anciens de l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise, il s'occupa de l'instruction des militaires alg&eacute;riens en Tunisie et ne porta jamais les armes contre <st1:personname w:st="on" productid="la France">la  France</st1:personname> coloniale.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">1962, capitaine et chef de sous-groupement stationn&eacute; &agrave; Constantine (r&eacute;gion militaire command&eacute;e par Chadli Bendjedid). On l'envoie s'instruire chez les tavarichs (camarade en russe) et il fait l'Ecole d'&eacute;tat-major en URSS et devient directeur de l'infanterie.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">1965, <span style="text-transform: uppercase;">c</span>hef d'&eacute;tat-major &agrave; Ouargla et enfin chef d'&eacute;tat-major &agrave; la 2<sup>&egrave;me</sup> r&eacute;gion militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">1975, Commandant, il dirige l'ENITA et se prend une magnifique villa &agrave; la peyrouse.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">1978, il devient le bras droit, gauche de chadli.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">1992, il pr&eacute;side le fameux HCS qui instaure l'&eacute;tat d'urgence et d'exception.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">C'est l'homme araign&eacute;e, il a ses pions dans tous les camps. Il a men&eacute; les n&eacute;gociations avec le <span style="text-transform: uppercase;">fis</span> en 1992. Il est l'homme de <st1:personname w:st="on" productid="la France">la  France</st1:personname> par excellence, il a appuy&eacute; <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> sur maintes et un dossier d&eacute;licat. Un de ses fr&egrave;res est un militaire haut grad&eacute; dans l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise, ce dernier a jou&eacute; un r&ocirc;le important pendant le r&egrave;gne de Mitterand.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">C'est l'homme de la deboumedianisation. Il a activement contribu&eacute; &agrave; effacer, tous ce qui avait attrait &agrave; l'Alg&eacute;rie de <span style="text-transform: uppercase;">b</span>oum&eacute;dienne.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin: 6pt 0cm; text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial; color: black;">C'est le serviteur attentionn&eacute; de la famille pr&eacute;sidentiel. Il se rapproche de la secon