De l’american way of life
à l’american way of war
Quand on parle de l’Amérique, plusieurs sentiments nous viennent à l’esprit, celui de la fameuse conquête de l’Ouest, qu’il faut préciser faite sur le dos d’indigènes "les amérindiens", des massacres en série, un véritable génocide d’un peuple ; qui nous rappelle l’esclavagisme sur lequel on peut écrire une collection de livres ; qui nous rappelle aussi la traque haineuse des communistes lors de la «chasse aux sorcières». Mais, aussi le fameux rêve américain «american way of life», un mythe qui se traduit par la réussite pour chacun, indépendamment de sa race et de sa religion !
Lorsqu’on sait que les états unis d’Amérique, pays le plus riche au monde, comptent 40 millions de pauvres pour la plupart des Afro-Américains et des Latinos, lorsqu’on sait comment les USA ont maté les mouvements sociaux des années 60 et 70 (assassinats, espionnage, infiltration, dissensions des mouvements en plusieurs fractions qui s’entretuent, dresser les uns contre les autres, calomnie, enfin la liste est longue et je laisse l’honneur de la compléter aux américains eux-mêmes)… lorsque on sait tout cela, ça nous laisse perplexe.
Aussi, un autre sentiment de répugnance, nous vient à l’esprit, sur cette Amérique qui dicte aux autres sa vision des droits de l’Homme avec patriot act, Guantanamo, Abou Ghraib, Bagram, Palestine, Liban, Aljazeera, Black waters (la plus importante organisation terroriste du monde après l’armées US, l’armée sioniste, le Mossad, les juivistes en Palestine et devant
la Ligue
de Défense Juive (LDJ), le Betar et le Ku Klux Klan avec ses néo-acolytes), etc.
Pourtant, l’Amérique ne cesse de se vanter que dans cet immense continent et contrairement à l’Europe, chacun peut courir sa chance, s’il est américain ! Après les évolutions sanglantes des luttes pour l’émancipation des Noirs avortées et pas encore achevées, la société américaine est devenue un melting-pot, mais de façade uniquement, sous le quel prédomine la culture des croisades et un extrémisme Ku Klux Klan à la sauce évangéliste. Par comparaison à l’Europe, on pourra toujours dire que ce n’est pas demain que l’on verra un ministre allemand d’origine turque, ce n’est pas demain que nous verrons un ministre britannique d’origine indienne en Grande-Bretagne et ce n’est sûrement pas demain ni même après-demain que nous verrons en France, chantre autoproclamé des «droits de l’Homme», un arabe élu au parlement. Quant aux États-Unis d’Amérique, de pareils apparitions représentent le phénomène de "Black de service" qu’autre chose ; car le pouvoir réel reste entre les mains du lobby militaro-financier, du lobby judéo-sioniste et du lobby du pétrole. Quant à l’Europe, qui s’est bâti par opposition au musulman et qui se veut chrétienne, l’ascenseur social est en panne, il est grippé, comme on le sait, par des préjugés chauvinistes basés sur l’ethnie, mais surtout la religion et qui n’ont pas pris un pli depuis le XIXème siècle avec les Renan, Ferry, Gobineau, Chamberlain, voire les chantres comme Kipling et son «white man burden».
Un autre sentiment de dégoût est celui d’une Amérique rétrograde qui n’a aucun repère moral et aucune éthique et qui terrorise les peuples du monde avec la multitude d’attentats au sein des autres états, au sein des différentes communautés d’Irak et du Liban et même sur son propre territoire ; une mise en pratique de la plus cynique des théories, la «théorie du fou» chère à Richard Nixon et qui consiste à provoquer l’épouvante chez votre adversaire qui doit être convaincu que vous êtes capable de tout... Malheureusement, L’Amérique reste encore pour beaucoup de peuples du monde leur Graal.
Qu’est-il, actuellement, de la prétendue première démocratie du monde ? On dit que les Etats-Unis auraient 1.000 bases militaires dans le monde pour, nous dit-on, apporter sa démocratie aéroportée. Les Etats-Unis recherchant la légitimité et le soutien, ou tout au moins l’acceptation, de leurs actions belliqueuses, promet des boîtes de Pandore au premier président venu dans son vertige de puissance.
Un Américain moyen dépense 08 tonnes de pétrole par an, il envoie dans l’atmosphère 20 tonnes de CO2 et il ne veut pas réglementer ses rejets et fermer sa cheminée. L’ignorance des américains des civilisations du monde, couplé à une déformation des faits et des récits, leurs donnes le sentiment éphémère de précurseurs.
La patrie de George Washington et d’Abraham Lincoln devrait comprendre qu’elle a un magister moral envers son propre peuple avant de s’immiscer dans les affaires internes des autres pays qui se trouvent préalablement dans des situations difficiles sinon critiques. S’il est vrai que «la vieille Europe» pour reprendre l’expression de Donald Rumsfeld, Europe qui a donné naissance à l’Amérique, est sur la pente du déclin des valeurs, et que l’Amérique reste pour beaucoup et à tord, le Fort Knox de la morale et du sentiment religieux ; pour nous arabes, musulmans, africains et tiers-mondiste, cette Amérique, assistée par sa vieille Europe, reste l’oppresseur qui ne veut pas nous laisser vivre en paix, le manipulateur par excellence, celui qui maintient des régimes totalitaristes pour réaliser ses objectifs morbides de domination et d’asservissement.
Le problème est que le monde arabe et le monde musulman sont perçus par un panorama de centres de recherches et relatée dans les médias américains belliqueux, par une propagande bien élaborée et très bien ficelée, comme une incarnation du mal, de la terreur. Or la réalité prouve exactement l’inverse. Les américains reflètent leur image en parlant d’extrémisme, de terrorisme et d’inculture. Mais comme une taupe, l’Amérique poursuit son comportement impérialiste et outrancier.
Le problème des peuples arabes, des peuples musulmans et des peuples africains mal gouvernés par des potentats sans réelle dimension, est qu’ils aspirent à un mieux-être, à la dignité, à la démocratie, à l’alternance au pouvoir, à l’éducation, bref, à la promotion et l’émancipation de tout citoyen, mais qu’ils refusent de lâcher leurs identités ou leur repère religieux. Le problème est que les masses sont constamment humiliées par la politique qui prévaut au monde en voie de développement. Elles sont naturellement écœurées quant à cette vision des choses qui consiste à imposer «l’american way of war» avec le bourbier irakien et son cortège journalier d’horreur et de déshonneur… un bain de sang au quotidien.
L’invasion de l’Irak a été prédéterminée, de nombreux secteurs de l’administration Bush l’invoquant pour leurs propres desseins. Ces raisons étaient d’ordre impérialiste sous prétexte du 11 septembre 2001, sur lequel beaucoup de flou prédomine et beaucoup d’interrogations, cachant la plus évidente de toutes «le rôle central du pétrole». Son objectif est de modifier, encore plus, à son avantage l’environnement politique international, par l’intimidation résultant de l’utilisation éhontée de la force armée, se présentant ainsi en leadership des pilleurs des biens d’autrui. Sans grande surprise, car les USA auront emprunté un bien curieux cheminement pour se hisser au sommet du pouvoir mondial, le parfait contre-exemple.
En ce qui concerne la supercherie américaine du 11 septembre 2001, Avec un Rudolph Guliani zélé, la ville de New York avait optait pour une deuxième croisade envers un milliard et demi de musulmans, après celle entreprise le siècle passé en colonisant
la Palestine. Sauf
si ce Guliani n’a pas étudié les nombres à l’école, comme ses prédécesseurs du Stern et de
la Haganah
, une pareille opération est révolue et mathématiquement irréalisable, au plus grand dam de Bush et compagnies.
Il n'y a ni amour ni défense des droits de l’Homme ici. Si les sentiments sont faits pour attendrir les pauvres, l'essentiel est ailleurs. De froids calculs bassement terrestres dictent l'accouchement forcé d’un G.W. Bush comme président des USA en 2000 et la mutation qui l'accompagne.
Mais les tentatives de faire de l’Afghanistan, puis de l’Irak, des démonstrations de l’invincibilité militaire des Etats-Unis se termineront par le résultat exactement inverse et mettront en exergue les limites de cette puissance militaire. Ainsi, il est possible de combattre l’armée américaine, ses acolytes et ses mercenaires, jusqu’à aboutir à un cul-de-sac, ce qui est une victoire bien réelle dans une lutte de guérilla. Aussi, une résistance soutenue, dans une partie de l’empire, affaiblit l’empire dans son ensemble, neutralise sa force de dissuasion et anéantisse sa fameuse puissance de frappe. Ce qui fait de l’hégémonie occidentale, et surtout américaine, un événement en voie de déclin définitif. Car, face aux guerres asymétriques la puissance militaire n’a aucun sens.
Les administrations américaines, qui se veulent factieuses, défendent depuis longtemps et farouchement les intérêts des industries de l’armement, du tabac, du pétrole et toutes les industries polluantes, afin disent-elles de combattre le chômage et soutenir la croissance de cette belle contrée. Raisonnement enfantin, car la chute de l’empire stoppera irréversiblement cette croissance, plus fragile qu’on le croit, faite sur le malheur des autres peuples du monde, et décuplera le nombre de chômeurs qui seront obligés de changer de pays pour trouver du travail.
La crise de surproduction crées dans le système capitaliste par la combinaison de la concentration du capital et la domination de la finance, résulte un fossé grandissant entre le potentiel productif croissant du système et la capacité des consommateurs d’en acheter la production. D’où la nécessité de marchés extérieurs non productifs et sociétés de consommation à outrance pour maintenir le carde de vie fastueux des 02% de la population mondiale, insultant ainsi les 98% d’êtres humains restant, dont une grande partie vie dans une précarité révoltante.
Au final, l’hégémonie occidentale et sa crise de légitimité deviennent de plus en plus déplorable. Le déploiement militaire outrageux et la course à l’expansion économique offensante ont été accompagnés par le leurre américain de démocratie, qui n’est, désormais, plus crédible dans le monde, et est même encore moins convaincant à l’intérieur des Etats-Unis tant les droits de l’Homme y sont restreints au nom d’une sale guerre qualifiée d’antiterroriste, par entre autres une accaparation des plains pouvoirs. Cet abus de pouvoir flagrant viole les droits constitutionnels du citoyen américain et les droits des citoyens des autres pays.
On dit souvent que la politique américaine est devenue agressive depuis qu’ils ont dépassé le peak oil prévu par King Hubbert. De ce fait, ils doivent s’assurer des sources d’approvisionnement sûres et pérennes, au besoin, par la force. On remarque que les dizaines de bases américaines ne sont pas loin des routes du pétrole. Au prix d’un million de morts et plus de 04 millions de réfugiés et déplacés, le bourbier irakien est devenu une leçon pour le monde ; l’invasion de l’Irak et son asservissement est un crime contre l’humanité et le génocide programmé d’une civilisation. Les États-Unis d’Amérique doivent, avant tout, conjurer leurs vieux démons et se retirer d’Irak, d’Afghanistan, de la Corne de l'Afrique, de Palestine et des eaux du golfe. Ensuite, les USA doivent s’offrir une alternative à la panne d’espérance de 40 millions d’êtres humains de son propre peuple, ces 40 millions d’américains marginalisés. Mais, il faut aussi que Washington comprennent, une fois pour toutes, que ses soldats, ses mercenaires et ses vassaux ne sont plus les bienvenus chez nous et qu’il est temps que l’Amérique retienne la leçon au moins cette fois-ci, sinon ils resteront, comme leurs amis Gaulois, les mauvais élèves du monde pour d’autres décennies encore.
Identiquement répressives, identiquement restrictives, envers les musulmans, il faut aussi qu’ils comprennent que le malheur des peuples du monde en voie de développement reste cet occident impérialiste, qui se croie invincible, du quel on peut s’en passer. Nous avons, nous aussi, des idées, des compétences et de l’argent. Et contrairement à ce que vous véhiculez ! C’est vous qui avez besoin de nous, pas le contraire.
cher monsieur,
je vous félicite pour cet article et cette analyse pertinente j'ajouterais que les administrations américaines ont inventé" le colonialisme domestique" vis à vis des citoyens américains minoritaires noirs et latinos , ils ont crée des bourgeoisies compradores , issues des classes priviligiées des minorités, qui défendent leurs thèses en tentant de nous avoir avec le leurre des couleurs , ainsi une condoolisa ou autres sont plus dangereux que leurs maitres , rien qu'à voir ce qu'ils font au soudan , sous le prétexte de soutenir les droits de l'homme au darfour , alors qu'ils ont un passé des plus horribles sur l'esclavagisme .
les kouchner , rama yade suivent eux aussi le même chemin , en afrique et se rapprochent de plus en plus de nos frontières , soyons et restons vigilents .