LARBI BELKHEIR
Koul Otla fiha belkheir
Né à Frenda (près de Tiaret) en 1938, fils de caïd, sous-lieutenant de l'armée française jusqu'en 1960. Comme les anciens de l'armée française, il s'occupa de l'instruction des militaires algériens en Tunisie et ne porta jamais les armes contre
1962, capitaine et chef de sous-groupement stationné à Constantine (région militaire commandée par Chadli Bendjedid). On l'envoie s'instruire chez les tavarichs (camarade en russe) et il fait l'Ecole d'état-major en URSS et devient directeur de l'infanterie.
1965, chef d'état-major à Ouargla et enfin chef d'état-major à la 2ème région militaire.
1975, Commandant, il dirige l'ENITA et se prend une magnifique villa à la peyrouse.
1978, il devient le bras droit, gauche de chadli.
1992, il préside le fameux HCS qui instaure l'état d'urgence et d'exception.
C'est l'homme araignée, il a ses pions dans tous les camps. Il a mené les négociations avec le fis en 1992. Il est l'homme de
C'est l'homme de la deboumedianisation. Il a activement contribué à effacer, tous ce qui avait attrait à l'Algérie de boumédienne.
C'est le serviteur attentionné de la famille présidentiel. Il se rapproche de la seconde épouse de Chadli, hlima bendjedid, et devient ainsi un intermédiaire influent. Un "Chayate" (servile laudateur) par excellence, Il a été le point nodale des familles chadli/bourekba/lahouel.
Il nomme et il gomme les gens qui font partie du système. Avec hlima, larbi forme un duo terrible qui sévira pendant longtemps jusqu'a ce que Chadli somme sa chère et tendre de ne plus s'immiscer dans la politique. Hlima s'éclipse mais belkheir reste toujours.
Belkheir à toujours su profiter des occasions qui se présentait, c'est lui qui a repêché Smaïn Lamari (qui est actuellement un des homme les plus influents dans la nomenclature militaire algérienne) quand betchine l'avait viré. L'actuel patron des services Mediene toufik a une dette envers lui, belkheir l'a aidé à avoir ce poste.
On ne peut dans ses simples pages conter tous les faits et surtout méfaits de larbi belkheir. Juste après l'assassinat du président Mohamed Boudiaf, Belkheir s'est retiré discrètement de la scène politico-financière algérienne, pour s'occuper de ses affaires entre Alger et les grandes capitales occidentales. Pendant cette période, il a su se faire petit et faire oublier les doutes qui entaché ses mains sur l'assassinat de Boudiaf.
Son retour en force avec son poulain Bouteflika, prouve que sa retraite fut intentionnelle et rentre dans le cadre d'une stratégie élaboré par un cabinet noir qui préside aux destinées du pays. Tout le monde sait sur Alger, que c'est lui le principal ciment et jointure entre Bouteflika et les militaires algériens. Pour illustrer, ce propos, rappelons la boutade du général major khaled Nezzar à l'encontre de Bouteflika, il l'avait traité comme étant « le pins accroché au burnous de boumédienne ». Comme par enchantement, le général fait un revirement total de position et apporte sa caution au candidat Bouteflika, Belkheir était passé auparavant le convaincre de la nécessité de l'avoir comme président de la république. Belkheir tient Nezzar, ce dernier aurait sombré dans une pléthore d'affaires sombres et douteuses dont le meurtre de son épouse.
Après quelque «gaffes» du président Bouteflika, Belkheir s'est rapproché à la présidence pour mieux le surveiller et faire la jonction entres le président et le pouvoir réel algérien. Belkheir devient secrétaire général à la présidence. Il a tissé un réseau de relation extrêmement puissant et efficace.
Belkheir est un homme qui a à son actif beaucoup d'affaires, de douros, de scandales et de "tbahdayel".
C'est l'homme des contrats, son nom est évoqué pour maintes et une affaire de trafics lucratifs, il aurait touché des commissions considérables sur les différents contrats que l'Algérie a signé avec ses partenaires étrangers, on en citera quelque unes. La plus célèbre est celle de la construction par les canadiens du complexe de l'ONREF dans le quartier malfamé du clos-salembier. Même si elle est discrète, la société canadienne Lavalin est bien implanté en Algérie, elle réussi à décrocher de très gros contrat dans une totale opacité. C'est elle qui s'occupe de la reconstruction de grand hangar à l'aéroport d'Alger et aussi de la mise en oeuvre du complexe gazier de rhoude nousse. Pour le projet, "houbel", elle s'en est bien occupée en engraissant tonton Larbi. Lavalin a pratiquement à son actif le commercial VRP de rêve, Larbi Belkheir.
Une autre affaire qui a défrayer la chronique dans les années
On parle aussi d'une affaire qui a allongé le fossé entre Larbi et Belloucif, c'est le contrat de la couverture aérienne refusé aux français par Belloucif et repris par Belkheir 1993, encore une prouesse à mettre sur le compte de Larbi, il aurait réussi à faire passer des vauriens qui tenait une blanchisserie a Paris comme des hommes de la grande finance internationale qui allait oeuvrer pour faire bénéficier à l'Algérie de prêts bancaire, ils ont réussi à extorquer des commissions énorme à
Sans parler des différentes entreprises installées dans le sud algérien qui lui rapportent des milliers de dollars par jour, il a le monopole du blé algérien. Il importe du blé, et le transforme dans les diverses minoteries qu'il possède, notamment à Tiaret et à Ouargla. Il a été derrière l'affaire Codial, par simple instruction, il a obligé cet importateur de blé à brader sa cargaison de blé (estimé à 03 millions de dollars) bloqué pendant des semaines au port d'Alger.
En somme, pour résumer, tonton Larbi n'as rien à envier aux membres des familles royales, il est à la tête d'un empire financier occulte qui se chiffre en centaine de millions de dollars, si ce n'est plus.