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Samedi 16 Juin 2007

Quand les USA se font détestés par le monde

 

 

L’acte de piraterie internationale que les États-Unis ont commis en attaquant des peuples sans défense et presque désarmés avec la plus formidable machine à tuer dont l’histoire universelle se souvienne, m’oblige à consacrer plus de temps sur les carnages d’Irak et d’Afghanistan.

le 43ème Président de son pays, George Bush Junior, un fanatique paranoïaque, moins brillant qu’une limace, ivre de pouvoir comme il l’a été, par le passé, d’alcool, militant de la Christian Right (la droite chrétienne texane et sudiste), raciste amoureux des lois les plus xénophobes, surtout lorsqu’elle s’applique aux Noirs, aux musulmans et aux arabes, enfin le pire président américain de ce dernier siècle, qui a su engendrer des tragédies contre son propre peuple, bref, le plus sordide et pitoyable usurpateur d’opérette qu’il soit possible d’imaginer.

Comme tout bon raciste, il est aussi misogyne. Personne ne peut oublier les humiliations publiques faites à son épouse, Laura Bush, lorsque le Président expliqua à la presse que sa femme ne l’accompagnait pas ce jour-là « parce qu’il avait plu et qu’elle devait balayer l’entrée de la maison puisque le lendemain le président de Chine, Jiang Zemin, devait leur rendre visite dans leur ranch de Crawford (Texas). ».

L’ambassadeur des États-Unis en Algérie fait partie de ces ambassadeurs intelligents et perspicaces ; mais la sagacité d’un ambassadeur parlant un arabe parfait ne peut lui épargner le malheur d’avoir à représenter l’empire américain.

Mais allons droit au but. Que l’ambassadeur américain garde sa pathétique mésaventure d’avoir à défendre le plus délirant des habitants de la Maison-Blanche et moi, l’honneur de lui faire un procès avec l’arme la plus redoutable : la parole.

Pour commencer, le criminel de guerre, auteur du massacre du peuple irakien, est arrivé au pouvoir de manière frauduleuse, à travers le plus grand scandale électoral de toute l’histoire américaine.

George Bush porte le nazisme dans ses gènes. D’un point de vue théorique, la comparaison entre Bush et Hitler est correcte. Les spécialistes ont défini le nazisme comme étant la dictature terroriste du capital financier en expansion. Lorsque Bush devient un hors-la-loi en envahissant une nation sans défense, qui ne l’a pas agressé, pour s’emparer de ses richesses pétrolières - la deuxième plus grande au monde - et qu’il annonce peu après que d’autres nations pourvoyeuses de pétrole pourraient subir le même sort, il s’approche de la définition de la dictature terroriste du capital financier. Que cela lui plaise ou non.

Son grand-père, Prescott Bush, fut déjà l’associé de Brown Harriman et l’un des propriétaires de l’Union Banking Corporation. Ces deux entreprises ont joué un rôle clé dans le financement qui a permis l’ascension d’Hitler au pouvoir. Le 20 octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la confiscation de l’Union Banking Corporation, propriété de Prescott Bush, et il saisit les avoirs de la Corporation de Commerce américano-hollandaise et de la Seamless Steel Corporation, toutes les deux gérées par la banque Bush-Hamman. Le 17 novembre de la même année, Franklin Delano Roosevelt confisqua tous les biens de la Silesian American Corporation administrée par Prescott Bush, car elle avait violé la loi du commerce avec l’ennemi. L’arrière-grand-père de notre George, Samuel Bush, père du nazi Prescott Bush, était la main droite du magnat Clarence Dillon, roi de l’acier et du banquier Fritz Thyssen qui écrivit le livre « I paid Hitler » (« J’ai financé Hitler ») et devint membre du parti nazi en 1931 (Parti ouvrier national-socialiste allemand).

Et si notre ambassadeur a encore un quelconque doute sur l’odieuse alliance des Bush avec Hitler, je le prie de lire le brillant essai de Victor Thorn dans lequel il est mentionné qu’« Une importante partie de la fortune de la famille Bush provient de l’aide financière investie dans le soutien à Adolf Hitler. L’actuel président des États-Unis, ainsi que son père (ex-directeur de la CIA, vice-président et président), ont atteint le sommet de la hiérarchie politique américaine parce que leur grand-père, leur père et leur famille politique ont aidé et encouragé les nazis par le passé. ».

Et je ne mentionne encore pas les escroqueries de la famille Bush dont les quatre millions et demi de dollars à la Broward Federal Savings à Sunrise, Floride, ou l’escroquerie faite à des millions d’épargnants de la Banque d’Épargne Silverado (Denver, Colorado).

Arrière-grand-père nazi, grand-père nazi, père qui n’a pas eu le temps de le devenir car Hitler s’était déjà suicidé dans les jardins de la Chancellerie en ruines, George a bénéficié de la fortune mal acquise de ses ancêtres.

Mais ne le condamnons pas pour ses gènes obscurs ; jugeons-le seulement sur ses actes. Et comparons. Comparons seulement…

Comment Monsieur l’ambassadeur croit-il que le délirant caporal allemand est arrivé au sommet du pouvoir ? Hitler arrive au pouvoir à travers des élections propres, mais il se heurte à la Constitution de Weimar qui lui impose des limites que son omnipotence refuse d’accepter. Il planifie alors l’incendie du Reichstag et en une seule nuit il est couronné en tant que décideur de la guerre ou de la paix… Ces évènements ne sont-ils pas familiers à notre cher ambassadeur américain ?

La destruction criminelle des tours jumelles du World Trade Center à New York fut la même bouée de sauvetage que l’incendie du Reichstag. Le groupe belliciste « bushien » a planifié ce massacre ou du moins n’avait rien fait pour empêcher cette tragédie alors qu’il savait ce qui se préparait. Il existe de multiples indices de négligence coupable, de vastes soupçons amplifiés par une censure de fer, sans précédent dans ladite démocratie moderne américaine.

Le jour où le peuple américain aura récupéré toute sa liberté d’information et son droit à connaître la vérité sur ce mardi 11 septembre 2001 (informations aujourd’hui très restreintes par le Patriot Act approuvé avec un seul vote contre - celui d’une femme - symbole de la dignité nationale américaine) on saura alors la raison pour laquelle les nombreux avertissements et mises en garde lancés à travers tout le pays concernant cet acte n’ont pas été écoutés et pourquoi les avions militaires ont mis quatre-vingts minutes pour décoller et intercepter les appareils détournés, alors que l’on savait déjà peu de temps après leur décollage de Boston, que des pirates de l’air avaient pris les commandes des avions et qu’ils se dirigeaient vers Washington : en cas de détournement d’avion, le manuel d’alerte prévoit une intervention des forces aériennes en moins de cinq minutes.

On saura enfin pourquoi les restes du présumé avion qui s’est écrasé sur le Pentagone ont disparu ! On saura pourquoi le directeur des services secrets pakistanais, qui venait de se réunir à Washington avec Tenet, chef de la CIA américaine, a fait verser par Islamabad - comme l’a révélé le journal conservateur The Wall Street Journal - la somme de 100.000 dollars à Mohammed Atta, chef du commando. Sur cette terrifiante information, il est interdit de faire des recherches, car les libertés civiles ont été suspendues dès que le Patriotic Act fut promulgué.

Il ne fait pas de doute que le déréglé 43ème président des États-Unis, couronné dans des élections frauduleuses, dans le cadre d’une impressionnante récession dont on ne voit point la fin, avec le plus bas niveau de popularité au début de son mandat, a réussi à dominer tout le scénario, obtenir des pouvoirs inconcevables auparavant dans une prétendue démocratie.

L’incendie du Reichstag américain du 11 septembre a offert à George W. la chance de sa vie. La moins bonne des victoires électorales d’un président des États-Unis depuis 1876 s’est transformée en une chance historique jamais donnée à un belliciste pour imposer au monde le nouvel ordre américain. Comme Hitler l’a fait dans le passé en s’entourant de Goering, Goebbels, Himmler, Mengele, Eichmann, à savoir d’une bande d’arnaqueurs semblables à lui, tous fanatisés par le pouvoir et la force, le président texan a cherché à se façonner une cuirasse protectrice par une garde de fer, plus belliqueuse que lui-même, pour le protéger de la tentation du doute et dont les membres portent tous sur le front la même marque que lui : le sceau du pétrole. Le Vice-président Dick Cheney appartenait au groupe Halliburton Oil, le chef du Pentagone sortant, Donald Rumsfeld est issu de la Compagnie pétrolière occidentale, l’ex conseillère pour la Sécurité Nationale, Condoleeza Rice, dont le prénom - ironie du sort - signifie « avec douceur », fut un cadre important de la direction de Chevron et c’est pour lui faire honneur que des bateaux pétroliers ont reçu son prénom, et l'actuelle Secrétaire d'État des États-Unis d'Amérique depuis janvier 2005. Elle fut secondée à ce poste de janvier 2005 à juillet 2006 par le Secrétaire d'État Adjoint Robert Zoellick et candidat à la direction de la banque mondiale. Même l’ex secrétaire de l’intérieur qui traite les questions de l’environnement, Gale Ann Norton, est liée au lobby du pétrole, tout comme Bush Senior l’a été avec le groupe pétrolier Carlyle ou l’actuel président Bush Junior avec la Harkins Oil. Gale Norton a deux visages : lorsqu’elle s’adresse aux électeurs, c’est une avocate écologiste et pacifiste qui milite pour la dépénalisation des drogues douces et la dissolution de la CIA. Mais lorsqu’elle est secrétaire à l’Environnement de l’administration Bush, elle ne fréquente plus que des associations d’extrême droite, plaide pour ce qu’elle appelle « le droit constitutionnel des industriels à polluer » et s’applique à saboter le Protocole de Kyoto. Elle incarne la capacité des multinationales états-uniennes à communiquer sur la « valeur-liberté » pour mieux garantir leur impunité.

Ce quintette de la mort qui entoure ou entourait le guerrier Bush est une véritable maffiocratie, comme l’a été dans le passé le quintette d’Hitler. Et ils se nourrissent d’une Bible très particulière.

La philosophie de Hegel, Nietzsche, Schopenhauer qui a vivifié et passionné le dernier empereur d’Europe a été remplacée par des spécimens moins cultivés et d’un niveau intellectuel assez bas, mais plus pragmatiques pour le nouvel Hitler du XXIème siècle.

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