Présentation

intelligencia

Pseudo: Ali SAMICatégorie: Tout et rienDescription:
Le Lion indomptable intelligencia@maktoob.com
Recommander ce blog

Newsletter

Inscription à la newsletter
   5 6 7 8 9 10 11 12 13 14    
Mardi 10 Avril 2007
Bush sur l’Irak :
« Parfois je suis heureux »
(coupé au montage)



Le 21 août 2006, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, le président états-unien George W. Bush a fait une de ses « bourdes » dont il est coutumier. Répondant à une question sur son sentiment vis-à-vis de la situation en Irak, George W. Bush a déclaré : « Parfois je suis frustré. Rarement étonné. Parfois je suis heureux », avant de se reprendre et de déclarer que la guerre n’était pas « un moment de joie ». Mais beaucoup de spectateurs états-uniens ne connaîtront jamais le passage où Bush exprime son bonheur. En effet, la chaîne CBS dans son édition du soir et la chaîne NBC ont délibérément retiré ce passage de la citation présidentielle. Les deux chaînes ont préféré insister sur la « frustration » et sur le fait que le président comprenait que l’Irak pouvait affecter le moral de la nation. Le New York Times et le Los Angeles Times n’ont pas fait mieux.

Au lendemain de l’élection truquée qui avait vu George W. Bush accéder à la présidence états-unienne en 2000, il était de bon ton dans les médias dominants de noter les nombreuses erreurs grammaticales ou les approximations du président … Mais après les attentats du 11 septembre 2001, la donne a changé. George W. Bush est devenu le « commandant en chef » de la « guerre au terrorisme » et son image doit être préservée…

Ainsi, Les médias sont rentrés dans le rang, oubliant les « bourdes passées » et s’autocensurant pour couvrir les erreurs du « commandant en chef » dont l’image ne doit plus être écornée.

Lundi 09 Avril 2007

vous avez dit :

« Prenez votre temps »


Lettre ouverte au président des États-Unis

Par Ralph Nader | 29 août 2006 


Détruire sur une grande échelle un Liban sans défense, sa population civile, ses services publiques vitaux, son environnement, est le témoignage effroyable et indélébile d’une cruauté et d’une ignorance absolues.

… « Prenez votre temps ».

Oui, prenez votre temps, avez-vous dit George W. Bush, pour pulvériser les réfugiés fuyant dans leurs voitures remplies des membres de leur famille, pour bombarder les immeubles d’habitation, les hôpitaux, et les gens les plus pauvres entassés dans les … quartiers qui s’étendent dans … Beyrouth.

Prenez votre temps, avez-vous dit George W. Bush, pour détruire les ponts, les routes, les stations d’essence, les aéroports, les ports, les silos de blé, les véhicules de santé, les ambulances bien balisées emmenant les blessés vers les cliniques, et même la laiterie.

Prenez votre temps, avez-vous dit George W. Bush, pendant qu’ils démolissaient les abris avec les corps sans vie des petits enfants, et ceux de leur mère et de leur père, enterrés sous les décombres.

Prenez votre temps, avez-vous dit Georges W. Bush, alors que le nombre de réfugiés sur les routes approchait le million de Libanais, beaucoup étant exposés à la faim, aux maladies, au manque d’eau potable et de médicaments. Tout ceci, dans un pays ami des États-Unis d’Amérique, un pays …qui essayait, démocratiquement, de se reconstruire lui-même.

Prenez votre temps, avez-vous dit George W. Bush, pendant que vous faisiez accélérer les livraisons des nouveaux missiles de précision, ceux qui portent des bombes de hautes précisions contenant des sous-munitions qui enlèveront la vie à tant d’innocents enfants pendant toutes les années qui viennent, et des bombes au phosphore qui étendent le désastre jusqu’aux champs de cultures, qui brûlent horriblement les innocents. Ces bombes qui viennent des USA, par votre ordre.

Pensez-vous que les contribuables d’Amérique approuveraient de telles livraisons d’armes si vous leur demandiez ?

Y a-t-il dans la langue anglaise, les mots justes pour décrire les crimes de guerre en série, condamnables, dans lesquels vous êtes intimement impliqués, que vous perpétrez non seulement en Irak mais aussi par vos encouragements et vos nouvelles livraisons d’armes destinées à l’invasion entreprise … ?

Y a-t-il des mots pour décrire votre stupidité stratégique qui gonfle davantage encore l’opposition et les dangers contre les États-Unis, partout dans le monde et spécialement au Moyen-Orient ? Vos propres généraux et même l’ancien directeur de la CIA, Porter Goss - parmi d’autres dans votre Administration - ont déclaré que votre occupation de l’Irak était un aimant qui amène toujours plus de « terroristes » à s’engager et à s’entraîner, en Irak et dans d’autres pays. Et maintenant, ce sera le tour du Liban. Tout ceci nous annonce un « retour de souffle » - pour reprendre l’expression de la CIA à propos de l’effet boomerang de votre politique étrangère - un « retour de souffle » qui met en danger la sécurité des États-Unis.

Le bombardement terroriste sioniste du Liban, bien calculé, s’est opéré en trois phases. Avec les bombardements de haute précision électronique de l’aviation et de l’artillerie, qui s’est occupé des civils, de leurs maisons, des cités, des villes et villages. Puis, après avoir fait savoir à certains qu’ils devaient abandonner leurs quartiers, il a isolé les centres de populations les uns des autres en anéantissant les moyens de transports en direction et à l’intérieur du Liban, poussant les gens à fuir et rendant inutiles, ou très difficiles, les efforts pour assurer les premiers secours. Enfin, ses avions, ses chars et son artillerie ont entravé, voire anéanti, toutes les tentatives pour apporter de la nourriture, l’eau et des secours aux blessés et aux mourants. Les entrepôts alimentaires ont été réduits en cendres. 400 petits bateaux de pêche environ, au nord de Beyrouth, sur la côté aujourd’hui polluée par du carburant ont, eux aussi, été réduits en miettes.

Toutes ces horreurs, et bien d’autres encore, ont été publiées par les médias étasuniens, européens, libanais etc. Au Liban, les morts étaient des civils ... Malheureusement pour les Libanais, l’armement de précision américain … est efficace, ce qui explique pourquoi le nombre de victimes et de destructions matérielles est cent fois supérieur au Liban...

La plupart de ces munitions de précision leur ont été livrées sur votre ordre. Vous saviez qu’elles seraient utilisées à des fins offensives - y compris pour la destruction meurtrière d’une base occupée par l’ONU depuis longtemps - en violation de la loi américaine sur le Contrôle de l’exportation des armes (ACEA) que vous aviez jurer de respecter. Sachant cette finalité, la responsabilité du non respect de la loi américaine repose entièrement sur vos épaules.

Il y a une autre loi qui n’a pas été respectée - la loi sur les corridor d’aides humanitaires de 1996, présentée par le sénateur républicain, Robert Dole. L’aide étrangère est censée être suspendue à tout pays qui fait obstruction à la prestation d’aide humanitaire à un pays tiers. A titre d’exemple, la presse a révélé que deux navires-citernes, transportant chacun 30 000 tonnes de gazole, un carburant crucial pour le fonctionnement des hôpitaux libanais et les stations de pompage de l’eau, sont bloqués à Chypre …

Il ne reste que pour quelques jours de carburant au Liban, des signes de plus en plus manifestes montrent qu’il y aura d’autres victimes indirectes. Le Liban et ses fournisseurs indispensables ont besoin d’un passage sûr que la marine américaine dans la région peut facilement assurer ; l’ordre doit en être donné par le commandant en chef.

Étant donné que vous vous considérez vous-même comme un chrétien, que vous avez le pouvoir d’arrêter les vagues terroristes … sur le Liban, vous devriez réfléchir sur ce texte du Lévitique, chapitre 19, verset 16 : « Tu ne t’élèveras point contre le sang de ton prochain. »

Le Liban était pour vous un pays ami, vous n’êtes pas resté simplement passif, vous avez pleinement participé à sa destruction et vous en êtes le complice.

Ralph Nader

Figure de la défense des consommateurs aux États-Unis, Ralph Nader a été candidat indépendant à l’élection présidentielle états-unienne en 2000 et 2004. Il fut le seul candidat qui remet en cause la version officielle des attentats du 11 septembre et les liens entre l’occupant sioniste et les États-Unis. Il est l’auteur de The Good Fight : Declare Your Independence and Close the Democracy

Lundi 09 Avril 2007

Vous n’êtes pas le bienvenu à Alger, M. Sarkozy !


Le citoyen algérien, ancien moudjahid, que je suis voudrait vous exprimer tout haut ce que nous sommes des millions d’Algériens à vouloir vous dire, Monsieur Sarkozy.

En particulier que vous n’êtes pas le bienvenu en cette terre d’Algérie, sur le sol de laquelle s’est définitivement brisé le mythe colonial auquel vous semblez encore rêver, vous et vos amis politiques…, qui avez été les initiateurs de la loi scélérate et honteuse du 23 février 2005, faisant l’apologie du colonialisme, de ses auxiliaires et de ses mercenaires. Si les manifestations populaires, qui font partie de l’exercice normal des libertés publiques citoyennes, n’étaient pas arbitrairement interdites dans mon pays, nous aurions été des dizaines de milliers, que dis-je, des centaines de milliers d’Algériens à organiser, pour vous à Alger, un « comité d’accueil », j’allais dire un comité de protestation, à la mesure de cette arrogance haineuse et raciste que vous affichez sans cesse contre nos populations émigrées maghrébines en général, et algériennes en particulier. Une immigration dont vous avez traité certains membres de « racaille », en les menaçant vulgairement de les « nettoyer au Karcher ». Oubliant curieusement les origines de ce fils d’immigré juif de Hongrie que vous fûtes vous-même, il n’y a guère. Et comme pour désigner par omission l’ensemble de la communauté vouée par vous aux gémonies et, du même coup, situer votre propre camp, le camp des pro-sionistes, des racistes et des xénophobes, vous n’avez pas hésité, Monsieur Sarkozy, au mépris du devoir de réserve que doivent observer les ministres de la République en exercice, vous n’avez pas hésité disais-je à vous positionner dans une attitude de provocation et de mépris, à l’endroit de plus d’un milliard d’Arabes et de Musulmans quand, en pleine guerre d’agression menée par l’armée sioniste contre le Liban, en Juillet 2006, et au moment même où l’aviation sioniste pilonnait Beyrouth et assassinait lâchement des cortèges entiers de civils fuyant leurs immeubles effondrés, vous avez cru bon de marteler péremptoirement sur une chaîne française de télévision que vous étiez « un ami d’Israël ». Comme si l’on pouvait douter un seul instant, Monsieur Sarkozy, de votre amitié inconditionnelle pour cet Israël, que le général de Gaulle, dont vous vous réclamez semble-t-il, a si justement qualifié un jour de « peuple dominateur et sûr de lui ». Comme si nous ne savions pas assez, à travers vos propres attitudes et déclarations, toute l’admiration que vous affichez pour cette école américaine de l’hyper droite messianique, dite des « sionistes chrétiens » de MM. Bush et consorts, qui soutiennent contre vents et marées les actions criminelles d’un occupant originellement fondé sur la terreur et perpétué par le terrorisme … Un occupant coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et qui continue de défier impunément le monde entier, sous la protection ignominieuse et complice des Etats-Unis, en livrant tout un peuple occupé et désarmé, assiégé et affamé, le peuple palestinien, à la répression, aux viols et aux assassinats quotidiennement perpétrés par son armée criminelle, qui n’hésite même plus aujourd’hui, comme à Beit Hanoun et ailleurs, à bombarder lâchement des écoles, tuant aveuglément femmes enfants et enseignants. Indistinctement. S’il restait, d’ailleurs, le moindre doute sur votre affiliation sioniste, Monsieur Sarkozy, il aura été bien vite levé, de par vos accointances, de notoriété publique, avec les milieux sionistes les plus radicaux et les plus sulfureux, dont certains font même partie de votre « cabinet spécial » ; tel cet avocat barbouze franco-sioniste, Arno Klarsfeld, qui se vante ouvertement d’avoir « cassé du Palestinien » durant les deux années de « service volontaire » qu’il est allé récemment offrir à l’occupant, entre 2002 et 2004, dans le corps des gardes-frontières Sioniste. Comme si l’occupant avait des frontières !... Vous n’êtes donc pas le bienvenu par ici, même si vous essayez d’abuser l’opinion, avec votre concept fumeux et trompeur de « l’émigration choisie », comme s’il s’agissait d’une vulgaire marchandise, en embauchant ici et là quelques cadres carriéristes, laissant sur le carreau, c’est-à-dire en « chômage ethnique », si j’ose dire, des milliers d’immigrés maghrébins, dont beaucoup d’universitaires victimes de leur nom et de leur faciès. Vous n’êtes pas le bienvenu à Alger, même s’il se murmure que votre visite serait destinée à faire profiter vos homologues de certaines « expertises antiterroristes made in Sionist ». Expertises que vous êtes en train de tester en France même, et dont on suit, d’ici, les développements au jour le jour, en particulier à travers cette saga policière dramatique de la chasse au faciès arabe, parmi certains employés réguliers de l’aéroport de Roissy, suspectés d’être des musulmans ayant « des pratiques radicales », comme vous l’avez déclaré dans votre dernière vidéo, et coupables, qui plus est, du délit aggravé d’être allés en pèlerinage à La Mecque ! Des employés maghrébins qui se sont vu, sur vos propres instructions, retirer leurs cartes d’habilitation, autant dire de travail, pour de prétendues raisons de « sécurité » de l’aéroport. A moins que votre visite ne soit destinée à la promotion du savoir-faire de telle ou telle firme sioniste, du genre de celle parrainée par votre copain Michael Chertoff, proche du Mossad, et avec laquelle votre ministère vient de signer, justement, un gros contrat de sécurisation du site touristique de la Tour Eiffel ! On peut comprendre les besoins de financement énormes et pressants d’une campagne présidentielle virtuellement ouverte en France et dont les coûts dépasseront largement les subventions officielles allouées par le Trésor français. Serions-nous, alors, sur le point de penser, ici aussi, à sécuriser, par exemple, notre « tour Houbel » d’Alger ou d’autres sites encore plus stratégiques, comme l’aérogare toute neuve d’Alger, grâce aux précieuses relations de M. Sarkozy ? Ce qui est certain, c’est que M. Sarkozy semble avoir bien pigé, lui au moins, les propos d’un certain Gérard Depardieu, qui conseillait vulgairement, il y a quelque temps, à d’autres demi-sels comme lui, à l’issue de sa visite quasi-officielle à Alger, sur invitation de M. Bouteflika : « Allez donc en Algérie, il y a du pognon à prendre ! » C’était aussi bête que ça ! Aussi bête que le laisse penser le personnage du célèbre spot publicitaire vantant les spaghettis italiens…On notera, au demeurant, combien cette tournure tordue de l’esprit est courante chez les nostalgiques du colonialisme. Une aberration de l’esprit qui rappelle étrangement celle qui prévalait dans la France et l’Angleterre de l’entre-deux-guerres et qui avait pour célèbre leitmotiv : « L’Allemagne paiera ! » Il suffisait de penser à faire la substitution ! Voilà donc qui semble être fait. Mais revenons au candidat Sarkozy et à sa course échevelée. A cette frénésie, à ce culot, déployé par notre homme, pour la conquête à la hussarde du pouvoir suprême en France, comme s’il s’agissait pour lui de recueillir « une investiture du Ciel » ou de répondre à quelque « rendez-vous mystique avec l’Histoire », voire avec la fin de l’Histoire, sans mauvais jeu de mots… Cela rappelle étrangement les péripéties des élections présidentielles américaines du début du millénaire et l’acharnement juridico-médiatique de la secte des sionistes chrétiens du clan des Bush pour faire gagner, coûte que coûte, « leur élu » qui, selon les gourous patentés du messianisme sioniste, devait créer les « conditions propitiatoires » à la venue du Christ. On sait ce qu’il en est advenu depuis, puisque, en fait de Christ, c’est à un authentique Antéchrist que notre pauvre monde a présentement affaire. Et dire que ce sera encore pour deux longues années !... S’agirait-il donc, aujourd’hui en France, d’une nouvelle séquence du « scénario messianique global » hantant les visions épileptiques des Fukuyama ou des Hutzinger, des Perle ou autres Wolfowitz ? Une séquence qui consisterait à la mise en place d’une solide tête de pont européenne pour asseoir davantage l’influence de ce nouvel atlantisme sioniste qui semble souffler en Europe ? Une chose est d’ores et déjà sûre : l’avènement à la tête de la France, aujourd’hui seulement potentiel, d’un homme politique de la droite néocoloniale et scandaleusement pro-sioniste signifiera clairement le basculement de la France dans le camp de l’atlantisme activiste et pro-sioniste, aux conséquences difficiles à imaginer. Signe que l’improbable M. Chirac, jamais pris en défaut, en fait d’opportunisme, se serait résigné à un tel scénario catastrophe : il vient de « faire Chevalier de la Légion d’honneur », et à titre gratuit, Abraham Foxman, dirigeant de la plus puissante organisation sioniste des Etats-Unis : « B’naï B’rith », en présence d’une grande partie du gotha pro-sioniste de Paris, dont les incontournables Simone Weil et Nicole Guedj. C’est assez dire qu’on observe à l’œil nu, aujourd’hui en France, un vrai forcing, un véritable assaut à découvert, de la citadelle du pouvoir exécutif par le lobby sioniste, toutes tendances confondues. Si cette vague venait à s’additionner à l’atlantisme zélé de la Grande-Bretagne de M. Blair et de l’Allemagne de Mme Merkel, alors l’Europe entière, vu le poids de la France, basculera fatalement dans le statut peu glorieux d’une vaste satrapie des temps modernes, dominée et instrumentalisée par les seules valeurs et pour la seule gloire du couple des Etats-Unis-occupant sioniste. Et que l’on ne vienne surtout pas nous parler alors de dialogue des civilisations, de paix au Moyen-Orient, de partenariat méditerranéen ou encore de relations euro-arabes.


El WATAN, Idées-débats, Abdelkader Dehbi, 13 novembre 2006.


 

N.B. : Le retour obsessionnel au temps des croisades

A mesure que George W. Bush multiplie les interventions télévisées, le nombre des ennemis qu’il entend éliminer croît sans cesse. Persuadé par ses conseillers que la guerre préventive était le salut de l’Amérique, George W. Bush n’hésita pas donc, en 2003, à agresser et à envahir un pays souverain, l’Irak. Ce sont des personnages tels que Paul Wolfowitz ou Richard Pearl qui ont dessiné cette voie agressive en parvenant à convaincre George W. Bush que le monde musulman avait pris le relais du bloc soviétique après que celui-ci s’est effondré. Cette vision belliciste est confortée par le discours millénariste des néoconservateurs américains qui ont persuadé le président américain que le salut de leur âme dépendait de la sauvegarde de l’occupation de la Palestine ; cet occupant est considéré ni plus ni moins comme un département américain, à défaut occidental, qu’il fallait soustraire au péril musulman. Les intégristes chrétiens américains sont présents à la Maison-Blanche et au Pentagone où ils pèsent lourdement sur les stratégies des USA dans le monde et plus singulièrement encore son comportement par rapport à l’Islam après les attentats du 11 septembre 2001. Réélu pour un second mandat, George W. Bush entrera dans l’histoire comme le président américain dont l’image est associée au mot croisade. Il incarne pour beaucoup d’Américains, 60 millions selon certaines estimations, le triomphe d’un monde qui sera chrétien, donc Américain, ou ne sera pas.

Lundi 09 Avril 2007

« Sarkozy, marchand de la peur »

 

L’arrestation des 9 personnes jugées proches du GSPC, lundi dernier, est-elle une opération policière « ordinaire » ou un coup médiatique de plus du ministre de l’Intérieur dans sa course à l’Elysée. Pour une fois, la présence des caméras de télévision dessert, à contrecoup, Nicolas Sarkozy.

« A la minute à laquelle je vous parle, des arrestations ont eu lieu. Ce sont des arrestations préventives, mais ceux qu’on a été chercher savent pourquoi on a été les chercher. » La phrase prononcée par Nicolas Sarkozy sur le plateau de « Pièces à conviction », diffusée sur France 3 lundi dernier, mais enregistré le 21, a suscité une grande polémique politico-médiatique.

Le quotidien Le Parisien et le Parti socialiste (PS) reprochent au ministre de l’Intérieur d’avoir annoncé, lors de l’enregistrement d’une émission télévisée, l’arrestation de 9 personnes jugées proches du GSPC, dont El Watan s’est fait l’écho cinq jours avant qu’elle ait effectivement lieu. Ce que l’entourage du ministre de l’Intérieur dément. Le Parti socialiste a demandé au ministre de « s’expliquer dans les plus brefs délais sur les conditions dans lesquelles il a été amené à s’exprimer par anticipation sur une opération de lutte contre le terrorisme en cours de préparation ». Julien Dray, porte-parole du PS, suspecte même Sarkozy d’avoir programmé à dessein l’opération du 26 septembre pour qu’elle tombe pile avec sa prestation. « Cette arrestation était prévue, et on peut se dire qu’elle a peut-être été montée opportunément pour une émission de télévision. » Ce que dément formellement l’entourage de Sarkozy. « A la minute où il a enregistré l’émission, il y avait des interventions, les personnes arrêtées l’avant-veille étaient toujours en garde à vue. » Une explication qui ne semble pas convaincre l’opposition.

C’est la présence de certains médias pour couvrir les arrestations qui semble faire douter la gauche sur les véritables intentions de Nicolas Sarkozy. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée … a écrit au Premier ministre, Dominique de Villepin. « …Chez M. Sarkozy, il y a quelque chose d’inquiétant qui nous fait penser que son efficacité en tant que ministre de l’Intérieur est de plus en plus douteuse », a déclaré Jean-Marc Ayrault. Allant plus loin, le Parti communiste français (PCF) a réclamé que Nicolas Sarkozy soit démis de ses fonctions. « Quelles que soient les explications données aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur, il est acquis que des journalistes ont été informés de l’opération de police », remarque le PCF. La LCR qualifie Nicolas Sarkozy de « marchand de la peur », un « metteur en scène sans scrupules qui ne mégote pas sur les moyens ». Les perquisitions effectuées lundi aux domiciles des 9 personnes arrêtées n’ont apparemment rien donné. Les enquêteurs n’ont trouvé ni armes ni explosifs. Seuls des ordinateurs ont été saisis.

El WATAN, Rémi Yacine, 29 septembre 2005.


N.B. : Bush aime aussi faire peur…

« Vous avez raison. Il joue la carte de la peur parce qu’il sait que les Américains ont peur. Il amplifie ce sentiment de la terreur. Il parle de terrorisme comme un ennemi. Mais le terrorisme, c’est quoi ? Il cache beaucoup de choses. A-t-il défini le sens du terrorisme ? Je pense que nous avons un problème dans la culture politique américaine. Celui de se définir toujours un ennemi ... » DENIS BAER (Politologue américaine), le 02 novembre 2004.

Lundi 09 Avril 2007

Quand Sarkozy embrase les banlieues !

 

L'embrasement des banlieues de 2005 est, entre autre, un résultat de l'exaspération des jeunes, une exaspération longtemps nourri par les politiques de tous bords et renforcée par Nicolas Sarkozy depuis sa prise de fonction. C'est l'échec de sa politique de "tolérance zéro", et de son choix du "tout répressif" au ministère de l'Intérieur, avec la suppression des missions de "police de proximité" axée sur la prévention, et le harcèlement pratiqué par des policiers-voyous, parfois carrément xénophobes, équipés de "flashballs" par Sarkozy et qui se croient tout permis.

Nicolas Sarkozy a déclenché ces événements par ses déclarations irresponsables devant les caméras dans ce qu'il concevait comme une "démonstration de virilité" populiste en vue de son élection en 2007.

Nicolas Sarkozy avait démontré son incapacité à exercer non seulement la fonction de président, mais aussi celle de ministre. Et les émeutes des banlieues ne sont qu'un avant-goût de la guerre civile qu'il provoquerait s’il était un jour président.

Il aurait du assumer ses responsabilités en démissionnant. Sa démission aurait aussi été la meilleure façon de mettre fin aux violences aussi rapidement qu'elles avaient commencées.

Le gouvernement de Dominique de Villepin a cependant choisi une autre voie en décrétant l'état d'urgence, en instaurant le couvre-feu. Ces mesures d'exception seraient extrêmement inquiétantes si le premier ministre avait été Nicolas Sarkozy, compte-tenu du peu de considération qu'il a pour les libertés, les droits de l'homme (voir la déclaration universelle des droits de l’Homme ; on peut noter les contradictions flagrantes de certaines lois de la république avec l’engagement solennelle de la France à mettre en pratique un pareil protocole) et la démocratie.

Pareille situation pourrait en effet être instrumentalisée pour développer la peur et donc la demande de sécurité d'une majorité de la population, et justifier ainsi des atteintes graves et durables aux droits de l’Homme et aux libertés publiques par le passé et dans les prochains mois, avec par exemple une systématisation de la vidéo surveillance, les atteintes à la vie privée et le passage à un régime policier ultra-répressif.

Les provocations verbales de Sarkozy lors de sa visite d'une cité d'Argenteuil, la mort de deux lycéens poursuivis par des policiers équipés de "flashball" (et d'humeur "méchante" d'après des témoins), ainsi que le jet d'une grenade lacrymogène par des policiers dans une mosquée (pendant la prière du dernier jour du Ramadan) ont été les évènements déclencheurs de l'insurrection. Ils pourraient bien avoir été orchestrés délibérément afin de remettre la sécurité au premier plan des préoccupations des Français. Ce thème est censé être le "point fort" électoral de Sarkozy, de même que la "guerre contre le terrorisme" était censée être le point fort de Bush face à Kerry aux élections présidentielles américaines de 2004. Or parmi les préoccupations des Français la sécurité avait été éclipsée par les délocalisations et les problèmes économiques au cours de ces dernières années, amplifiant le rejet du libéralisme (et donc du programme économique de Sarkozy). Grâce aux émeutes, Sarkozy a pu revenir au premier plan de la scène politique, alors qu'il commençait à être éclipsé par ses rivaux.

Certains observateurs évoquent aussi la possibilité que ces événements fassent partie d'un plan élaboré par les Etats-Unis en liaison avec Sarkozy afin de déstabiliser Chirac et De Villepin (devenus des hommes à abattre pour l'administration Bush) et pour mettre fin à la démocratie en France et imposer le "libéralisme" par la force, à l’américaine bien sûr.

Sans aucune volonté d’apaisement, certains partisans de Sarkozy ont même demandé le recours à l'intervention de l'armée. Pour rappel, l’état d'urgence et le couvre-feu ont été prévus par la loi du 03 avril 1955 (élaborée pour maîtriser ce que la France appelle l'insurrection en Algérie). Tout cela rappelle un peu George Bush déclarant après le 11 septembre que la "guerre contre le terrorisme" était appelée à durer "plusieurs années", afin de justifier un état d'exception qui allait devenir permanent.

Le footballeur Lilian Thuram, "énervé", répond à Sarkozy

Le footballer de l'équipe de France Lilian Thuram, par ailleurs membre du Haut Conseil à l'Intégration, a indiqué être "énervé" par les discours entendus sur les banlieues et a répondu au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, en affirmant ne "pas être une racaille".

"Moi aussi, j'ai grandi en banlieue. Quand quelqu'un dit il faut nettoyer au Kärcher... Il ne sait peut-être pas ce qu'il dit, Sarkozy. Moi, je le prends pour moi. (...) Moi aussi on me disait: «tu es une racaille». Mais je ne suis pas une racaille. Ce que je voulais, c'était travailler. Il n'a peut-être pas saisi cette subtilité. (...) La violence n'est jamais gratuite. Il faut comprendre d'où arrive le malaise. Avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale. Les gens (en banlieue) n'ont peut-être pas de travail", a expliqué le champion du monde 1998 et champion d'Europe 2000.

   5 6 7 8 9 10 11 12 13 14    

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus