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Jeudi 19 Juillet 2007

LA MAFIA DES GENERAUX

Aboud Hichem dénude le «cabinet noir»

 
Sorti en France, le premier livre de Hichem Aboud brise l'omerta qui règne en Algérie. Il raconte comment le «cabinet noir», par le crime, la corruption et la terreur a assis son pouvoir sans partage sur les institutions, l'économie et les hommes. Il dénonce également le seul système mafieux au monde arrivé à la tête de l'Etat.

La Mafia des généraux, premier livre de Hichem Aboud, ex-officier de l'Armée algérienne et ancien journaliste, vient de sortir en France, chez Jean Claude Lattès. Plus qu'un simple témoignage, c'est une accusation portée à l'encontre de nombreux généraux et de leurs «larbins» qu'il qualifie «d'analphabètes, de véreux, de corrompus et de responsables» de toute la tragédie que vit notre pays depuis une dizaine d'années. Pire que cela, l'auteur donne les noms des onze militaires qui, selon lui, forment le «cabinet noir» qui a le droit de vie et de mort sur tout. On y retrouve Khaled Nezzar, Larbi Belkheir, Bennabès Ghziel, Toufik, Abdelmalek Guenaïzia, Mohamed Touati, Aït Abdesselam, Mohamed et Smaïl Lamari ainsi que Saheb Abdelmadjid et Fodhil Cherif. Lors d'une conférence de presse animée jeudi matin le 21 février 2002 à Paris, l'auteur de La Mafia des généraux a lu des extraits d'une lettre ouverte adressée à Bouteflika dans laquelle il lui demande de traduire en justice toutes les personnes citées dans le livre. Faute de quoi, il se verra obligé d'interpeller la justice internationale pour «non-assistance à peuple en danger». «Les généraux étouffent toutes les voies démocratiques et les espaces de liberté. La preuve : regardez ce qui se passe en Kabylie, et comment on condamne à un an de prison ferme le directeur d'El Watan», a-t-il lancé aux journalistes venus en nombre. Faisant une nette distinction entre les honnêtes militaires qui vivent de leurs «soldes mensuelles et occupent de modestes appartements» et les généraux «incultes» qui ont souillé l'image de l'institution, Hicham Aboud se dit fier d'avoir été un officier de cette armée, héritière de l'ALN, «j'ai servi mon pays avec honneur et dignité jusqu'au jour où j'ai compris que des “clans” voulaient m'utiliser». Foisonnant d'informations de première qualité, le livre de Hichem Aboud revient sur de nombreux événements qui ont marqué les dernières années : la révolte d'octobre 1988, les élections législatives de décembre 1992, la démission de Chadli, l'assassinat de Boudiaf, l'affaire Hadj Bettou et les nominations puis les limogeages du personnel politique algérien au gré des rapports de force entre clans et des intérêts des uns et des autres. Il est revenu également sur le différend historique qui oppose les vieux militaires issus de l'Armée française accusés par leurs pairs, issus de l'Armée de libération nationale, d'avoir rejoint tardivement le maquis. L'auteur décrit Nezzar comme étant «un assoiffé de pouvoir, un sanguinaire, assis sur une fortune évaluée à plusieurs milliards de francs français et qui ose pleurnicher devant les journalistes un jour du mois d'août 2001 pour dire que ses enfants ne trouvent pas de travail du fait qu'ils étaient fils de général». Présenté aussi comme l'un des hommes clés du clan mafieux qui gouverne l'Algérie, Larbi Belkheir, selon l'auteur, «est chef de l'Etat occulte, détenant le monopole de l'importation du blé et possédant l'une des plus modernes semouleries du pays à Ghardaïa». Le général Toufik en a pris, lui aussi, pour son grade. «Il est à l'origine de tous les maux de l'Algérie», rapporte un de ses collaborateurs, cité par Aboud Hichem qui ajoute qu'il est «soupçonné d'avoir détourné des dizaines de milliards de dollars». «On se demande à quoi pourrait lui servir cet argent-là puisqu'il ne voyage pas, vit comme un rat, cloîtré entre son bureau et sa résidence, toujours accompagné d'au moins quatorze gardes du corps», se demande l'auteur qui enchaîne : «Même ses cigares, il ne les paie pas. Ce sont les officiers en poste à l'étranger qui les lui offrent. Evidemment, lui aussi fait dans le racket des diplomates», résume l'auteur. D'autres accusations ont été aussi portées contre des responsables politiques de seconde zone, Premiers ministres, ministres, walis, directeurs centraux, chefs de régions militaires. Bref, tous ceux qui ne pèsent pas lourd dans la balance face aux hauts gradés, mais qui jouent le rôle de «larbins», de «serviteurs», d'«exécutants» et qui se contentent de miettes et de courber l'échine.

Jeudi 19 Juillet 2007

Propagande coloniale ou terrorisme français en Afrique

 

En Afrique, l’Etat français est un grand criminel. Depuis l’octroi des indépendances, il n’a pas cessé de soutenir des dictatures et, bien souvent, d’entretenir des guerres civiles ou de fomenter des coups d’Etat. Pour la classe dirigeante française, l’obtention de débouchés, le pillage des matières premières (pétrole, gaz, uranium, métaux rares, bois...) et l’influence dans les institutions internationales (notamment à l’AG de l’ONU) sont des enjeux considérables face auxquels les considérations humanistes n’ont aucune valeur. Si les anciennes colonies françaises sont partiellement mais surtout formellement indépendantes, l’Etat français a mis en place un ensemble complexe de liens franco-africains qui fonde le système néo-colonial : bases militaires assurant la sécurité des intérêts français (Dakar, Djibouti, Libreville, Port-Bouët, Bangui.), «aide» bilatérale, franc CFA, accords de coopération (militaires, économiques, techniques et culturels), production et sélection de classes dirigeantes francophiles.

La situation économique de ces pays, souvent désastreuse pour les populations, reflète la nocivité de ce système et la profonde hypocrisie des proclamations françaises sur la solidarité nord-sud. En France, cette domination néo-coloniale est largement occultée. Les médias français préfèrent évoquer l’impérialisme américain. Un journal s’est même un peu spécialisé dans ce domaine. En faisant dans chaque numéro la critique de la politique américaine… une diversion fort opportune.

Mercredi 18 Juillet 2007

La sale grène

Ils parlent de rupture au passé composé de noir d’obscurité et rouge de sang, certainement pour accréditer l'impression que le pouvoir algérien s'est bel et bien démilitarisé, qu'il se serait enfin civilisé, que le président n'a plus besoin de «l'interface» de Belkheir pour gérer une armée qu'il contrôle dorénavant... enfin c’est se qu’on nous dit.

Bouteflika n'est donc plus un «trois-quart» de président et avec la charte qu'il fait avaliser, il se transforme en potentat absolu. Ainsi, le pouvoir aurait donc changé de «mains», les plus anciens généraux sont affaiblis ! Et Belkheir renvoyé vers les marges car rendu inutile par les prétendus «bouleversements» censés avoir été initiés par Abdelaziz Bouteflika !

Les plus perspicaces notent cependant qu'outre la nomination d'un fidèle de Larbi Belkheir au ministère de la défense en la personne de Abdelmalek Guenaïzia, le général Mohamed Mediene (dit Toufik) et le général Ismaïl Lamari (dit Smaïn) patrons du DRS (Département Recherche et Sécurité) ne bougent pas. Dans l'Algérie «civilisée» de Bouteflika, le DRS, est plus puissant que jamais et occupe tous les espaces. Dans la configuration actuelle des rapports de force, le pouvoir réel est concentré au sommet des services spéciaux. Très précisément dans ces milieux, qui doivent toute leur carrière à Larbi Belkheir. Des généraux libertaires qui vivent dans une complète dépravation (alcool, drogue, prostitution, pédophilie, homosexualité, libertinage, échangisme, vol, corruption, harcèlement sexuel, harcèlement moral, torture, menace, assassinat, enfin : aucune règle, aucune éthique, aucune morale et aucune loi) au point de s’échanger leurs femmes et leurs filles… oui c’est cette Algérie que veut préserver « Bouteflika et compagnies » un grand bordel où les militaires se servent… un ami m’avait raconté un jour comment le premier responsable de l’armée algérienne, en l’occurrence un des responsables du massacre des 200.000 algériens et l’exile de 1.000.000 des plus instruits, le chef d’état-major «Mohammed Lamari» dans un déplacement à Adrar s’est vue servir deux jeunes adolescentes de 17 ans pour passer une douce nuit… à noter que c’est une monnaie courante pour nos formidables généraux !

Rien ne change dans cette cour des miracles. L'économie échappe globalement aux normes de régulation classiques ; elle est entièrement quadrillée par des réseaux d'allégeance. Rien ne change, hors des concessions de souveraineté, récemment illustrées par la promulgation d'une loi sur les hydrocarbures qui va à l'encontre de toute ce qui est observé ailleurs, dans les pays pétroliers ou existe un minimum de gouvernance. Un texte qui fait pièce aux intérêts à long terme des algériens, et qui n'est qu'un moyen d'exprimer une obédience illimitée à des partenaires occidentaux peu regardants sur l'éthique, la démocratie et les droits humains.

Bouteflika aspire notoirement au pouvoir absolu mais c'est le DRS qui balise le terrain pour son propre compte. En se dotant d'une identité visible qui a pour nom Bouteflika, le régime bascule plus avant dans l'informel. Dans ces conditions, le départ de Larbi Belkheir à Rabat n'amoindrit en rien son autorité au sein du régime. L'Etat n'existant pas dans la réalité, ce ne sont pas les institutions ou la justice mais les réseaux de clientèles qui sont la réalité du pouvoir. Et dans ce domaine, même si Bouteflika avait essaye d'élargir son clan par la nomination du cousin du ministre de l'intérieur le général major Mohamed Zerhouni comme conseiller à la place de Touati, il est condamné à puiser dans un personnel intégré dans des réseaux d'affaires établis depuis plus de deux décennies sous la discrète direction de Belkheir.

Les Algériens ont marre des hommes populistes comme Bouteflika qui les bernent depuis 1962. Le discours populiste n'a plus prise sur les Algériens depuis longtemps. Bouteflika a peu de légitimité à l'image de ses confrères... Bouteflika élu par le peuple !? Ça  reste une blague.

Bouteflika est : absolutisme, népotisme (rôle de son frère Saïd et de la famille Zerhouni au sein du pouvoir), clientélisme, affairisme, démagogie et populisme, hogra et incompétences criantes au sein des différentes structures de l’Etat. Il n'est pas un homme de rupture étant donné que c'est l'un des fondateurs du régime au lendemain de l'indépendance comme bon nombre de ses proches. La thèse selon laquelle Bouteflika se bat contre le système et que le système lui met des bâtons dans les roues. C'est tout le contraire, il est au service du système et le système est à son service. Ils partagent les mêmes objectifs et les mêmes ambitions.

Quant à Belkheir, il ne perd rien en allant à Rabat, il y gagne. Non seulement, il peut ainsi gérer ses prospères réseaux marocains, mais il pourra s'atteler à solder l'affaire du Sahara Occidental. Les Etats-Unis, relayés par le régime saoudien mais aussi par les français et les espagnols, considèrent que la monarchie marocaine est fragile, sérieusement menacée par la montée de l’opposition à très large ancrage social. Dans ce contexte, une solution par référendum de la question du Sahara Occidental débouchant sur le choix de l'indépendance (peu d'observateurs se risquent à envisager une issue différente) aurait un effet dévastateur sur la monarchie marocaine, selon les grandes puissances amies de Rabat. Ainsi le droit à l’autodétermination est relayé aux oubliettes.

Belkheir est au Maroc, au service des lobbies juifs, pour éviter la prétendue déstabilisation du Maroc. De fait, qui mieux que Belkheir serait en mesure d'imposer à l’Etat algérien de tourner la page sur l'affaire sahraouie ? C'est bien ici que se situe sa «mission» à Rabat. Mener à bien une mission confiée par les Etats-Unis ne peut en aucun cas amoindrir le pouvoir de Belkheir, bien au contraire. L'aura de Belkheir qui bénéficie de puissants soutiens extérieurs ne peut qu'en sortir renforcée. La seule réelle évolution, rarement évoquée, au sein du régime algérien réside dans sa sensibilité accrûe aux influences étrangères, lorsque qu’elles touchent les intérêts de la gente militaire, sinon tous baignent ! En effet, le poids des «arbitrages» extérieurs s'est considérablement amplifié à la faveur de la crise et des bilans désastreux en matière de droits humains. Bouteflika peut rêver de pouvoir «absolu» en misant sur le DRS et l’OTAN et en avalisant la fameuse «Charte pour la paix et la réconciliation nationale», vouloir un troisième mandat en changeant la constitution, mais se beau rêve s’arrête un mois de novembre 2006 et ce PD de Bouteflika vivra bientôt le cauchemar…

Mercredi 18 Juillet 2007

Larbi Belkheir


Larbi Belkheir est un général de l'ANP (Armée Nationale Populaire) issu des services secrets de l'Etat français (DGSE : ex-SDEC) ayant servi directement sous les ordres du Commandant Aussares (tortionnaire autorevendiqué) pendant la guerre d'Algérie. Il a été longtemps chef de cabinet des présidents Chadli Bendjedid et Abdelaziz Bouteflika, et il était ministre de l'Intérieur lors de l'assassinat du président Mohamed Boudiaf à Annaba le 29 juin 1992. Après avoir participé à l'assassinat du président Houari Boumediene, il commença à se donner une couverture d'homme politique avec la bénédiction intéressée du Président Chadli Benjedid. On lui impute l'assassinat de l'ex-chef de la sécurité militaire Kasdi Merbah  le 21 août 1993, chef du Parti politique M.A.J.D. qui voulait écarter du pouvoir 400 officiers issus de l'armée française (aussi premier ministre de l'Algérie du 05 novembre 1988 au 09 septembre 1989 après le soulèvement populaire du 05 octobre 1988).

Selon les secrets du FLN, Larbi Belkheir a, en présence du Commandant Aussares, participé à la torture et pendaison finale de Larbi Benmhedi. Un peu plus tard, il fracasse sauvagement le crâne de Boumendjel, grande figure politique FLN, à l'aide d'un manche de pioche faisant éclabousser sa cervelle sur les murs.

Selon ANP.ORG [1] et La Voix des Opprimés [2], il est responsable de la mort de plus de 200.000 personnes pendant les années 1990 et commande des escadrons de la mort au XXIème siècle.

STCOM.NET le cite comme étant "le responsable de tous les maux de l'Algérie depuis 1980" et dénonce sa participation active dans les assassinats ciblés de personnages et fonctionnaires clefs de l'Etat algérien depuis son arrivée "programmée" au pouvoir.

Après les élections législatives avortées de 1991, Belkheir et le général Khaled Nezzar, pourtant liés au chef de l'État Chadli Bendjedid, lui demandent de démissionner. Certains expliquent cette demande par la volonté de Chadli de nommer à l'État-major des militaires proches de lui. Mais la vérité, est que les généraux cherchaient une couverture légale au coup d’état par la création d’un vide juridique par la démission de Chadli après la dissolution de l’assemblée populaire nationale, qui n’avait rien de populaire, présidé par Belkhadem. Chadli démissionnera finalement le 11 janvier 1992.

Après le coup d'État militaire de 1992, le pouvoir civil arrive alors dans les mains de Mohammed Boudiaf. Celui-ci est assassiné peu après, le 29 juin 1992, par le sous-lieutenant Lambarek Boumaarafi, qui s’est rendu à la police au lieu de la gendarmerie ou l’armée pour ne pas être tuer afin d’étouffer l’affaire. L'hypothèse de l'implication de Belkheir dans l'attentat contre Boudiaf est avancée, suite à la volonté de ce dernier de nettoyer le paysage économique algérien de la gente militaire après avoir fait le sal boulot pour eux en déportant tous les partisans du FIS vers les camps de concentration de Reggane.

Le rôle influent que Belkheir joue dans les plus hautes sphères de l'État algérien lui ont valu le surnom de « parrain » (sous-entendu de la mafia militaro-pétrolière algérienne). Après l'arrivée du général Liamine Zéroual à la tête de l'État algérien en 1994, Belkheir quitte le pays pour la Suisse.

Zéroual doit ensuite quitter le pouvoir suite à des luttes de pouvoir dans l'état-major. Le pouvoir revient à un civil, Abdelaziz Bouteflika, Belkheir rentre en Algérie pour jouer un rôle de conseiller auprès du nouveau président, mais reste le chef et le trésorier des généraux Algériens et leurs familles vivant à l'étranger, dans les paradis fiscaux. (Panama, Monaco, Suisse, Dubaï, Palestine sous colonisation et îles caïmans).

Nommé dernièrement Ministre d'Etat et ambassadeur d'Algérie au Maroc.

Lundi 18 Juin 2007

Rendez les clefs !

On ne veut plus d’une prostituée comme président

 

Qu’attendez-vous pour démissionner ?! Qu’on vous botte le Q ?! N’avez-vous pas suffisamment fait ? En quelle langue dois-je vous le répéter ?! Ou vous comptez sur l’armée pour vous maintenir en place ! Ou leurs pions qui me harcèlent là où je vais ?!

Pauvre Algérie ! Elle a héritée d’une merde encrassante comme président ! Un Abu de lui-même, Un enfoiré qui ne sait pas ce que c’est que d’avoir une famille !

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