Aboud Hichem dénude le «cabinet noir»
Sorti en France, le premier livre de Hichem Aboud brise l'omerta qui règne en Algérie. Il raconte comment le «cabinet noir», par le crime, la corruption et la terreur a assis son pouvoir sans partage sur les institutions, l'économie et les hommes. Il dénonce également le seul système mafieux au monde arrivé à la tête de l'Etat.
Propagande coloniale ou terrorisme français en Afrique
En Afrique, l’Etat français est un grand criminel. Depuis l’octroi des indépendances, il n’a pas cessé de soutenir des dictatures et, bien souvent, d’entretenir des guerres civiles ou de fomenter des coups d’Etat. Pour la classe dirigeante française, l’obtention de débouchés, le pillage des matières premières (pétrole, gaz, uranium, métaux rares, bois...) et l’influence dans les institutions internationales (notamment à l’AG de l’ONU) sont des enjeux considérables face auxquels les considérations humanistes n’ont aucune valeur. Si les anciennes colonies françaises sont partiellement mais surtout formellement indépendantes, l’Etat français a mis en place un ensemble complexe de liens franco-africains qui fonde le système néo-colonial : bases militaires assurant la sécurité des intérêts français (Dakar, Djibouti, Libreville, Port-Bouët, Bangui.), «aide» bilatérale, franc CFA, accords de coopération (militaires, économiques, techniques et culturels), production et sélection de classes dirigeantes francophiles.
La situation économique de ces pays, souvent désastreuse pour les populations, reflète la nocivité de ce système et la profonde hypocrisie des proclamations françaises sur la solidarité nord-sud. En France, cette domination néo-coloniale est largement occultée. Les médias français préfèrent évoquer l’impérialisme américain. Un journal s’est même un peu spécialisé dans ce domaine. En faisant dans chaque numéro la critique de la politique américaine… une diversion fort opportune.
La sale grène
Ils parlent de rupture au passé composé de noir d’obscurité et rouge de sang, certainement pour accréditer l'impression que le pouvoir algérien s'est bel et bien démilitarisé, qu'il se serait enfin civilisé, que le président n'a plus besoin de «l'interface» de Belkheir pour gérer une armée qu'il contrôle dorénavant... enfin c’est se qu’on nous dit.
Bouteflika n'est donc plus un «trois-quart» de président et avec la charte qu'il fait avaliser, il se transforme en potentat absolu. Ainsi, le pouvoir aurait donc changé de «mains», les plus anciens généraux sont affaiblis ! Et Belkheir renvoyé vers les marges car rendu inutile par les prétendus «bouleversements» censés avoir été initiés par Abdelaziz Bouteflika !
Les plus perspicaces notent cependant qu'outre la nomination d'un fidèle de Larbi Belkheir au ministère de la défense en la personne de Abdelmalek Guenaïzia, le général Mohamed Mediene (dit Toufik) et le général Ismaïl Lamari (dit Smaïn) patrons du DRS (Département Recherche et Sécurité) ne bougent pas. Dans l'Algérie «civilisée» de Bouteflika, le DRS, est plus puissant que jamais et occupe tous les espaces. Dans la configuration actuelle des rapports de force, le pouvoir réel est concentré au sommet des services spéciaux. Très précisément dans ces milieux, qui doivent toute leur carrière à Larbi Belkheir. Des généraux libertaires qui vivent dans une complète dépravation (alcool, drogue, prostitution, pédophilie, homosexualité, libertinage, échangisme, vol, corruption, harcèlement sexuel, harcèlement moral, torture, menace, assassinat, enfin : aucune règle, aucune éthique, aucune morale et aucune loi) au point de s’échanger leurs femmes et leurs filles… oui c’est cette Algérie que veut préserver « Bouteflika et compagnies » un grand bordel où les militaires se servent… un ami m’avait raconté un jour comment le premier responsable de l’armée algérienne, en l’occurrence un des responsables du massacre des 200.000 algériens et l’exile de 1.000.000 des plus instruits, le chef d’état-major «Mohammed Lamari» dans un déplacement à Adrar s’est vue servir deux jeunes adolescentes de 17 ans pour passer une douce nuit… à noter que c’est une monnaie courante pour nos formidables généraux !
Rien ne change dans cette cour des miracles. L'économie échappe globalement aux normes de régulation classiques ; elle est entièrement quadrillée par des réseaux d'allégeance. Rien ne change, hors des concessions de souveraineté, récemment illustrées par la promulgation d'une loi sur les hydrocarbures qui va à l'encontre de toute ce qui est observé ailleurs, dans les pays pétroliers ou existe un minimum de gouvernance. Un texte qui fait pièce aux intérêts à long terme des algériens, et qui n'est qu'un moyen d'exprimer une obédience illimitée à des partenaires occidentaux peu regardants sur l'éthique, la démocratie et les droits humains.
Bouteflika aspire notoirement au pouvoir absolu mais c'est le DRS qui balise le terrain pour son propre compte. En se dotant d'une identité visible qui a pour nom Bouteflika, le régime bascule plus avant dans l'informel. Dans ces conditions, le départ de Larbi Belkheir à Rabat n'amoindrit en rien son autorité au sein du régime. L'Etat n'existant pas dans la réalité, ce ne sont pas les institutions ou la justice mais les réseaux de clientèles qui sont la réalité du pouvoir. Et dans ce domaine, même si Bouteflika avait essaye d'élargir son clan par la nomination du cousin du ministre de l'intérieur le général major Mohamed Zerhouni comme conseiller à la place de Touati, il est condamné à puiser dans un personnel intégré dans des réseaux d'affaires établis depuis plus de deux décennies sous la discrète direction de Belkheir.
Les Algériens ont marre des hommes populistes comme Bouteflika qui les bernent depuis 1962. Le discours populiste n'a plus prise sur les Algériens depuis longtemps. Bouteflika a peu de légitimité à l'image de ses confrères... Bouteflika élu par le peuple !? Ça reste une blague.
Bouteflika est : absolutisme, népotisme (rôle de son frère Saïd et de la famille Zerhouni au sein du pouvoir), clientélisme, affairisme, démagogie et populisme, hogra et incompétences criantes au sein des différentes structures de l’Etat. Il n'est pas un homme de rupture étant donné que c'est l'un des fondateurs du régime au lendemain de l'indépendance comme bon nombre de ses proches. La thèse selon laquelle Bouteflika se bat contre le système et que le système lui met des bâtons dans les roues. C'est tout le contraire, il est au service du système et le système est à son service. Ils partagent les mêmes objectifs et les mêmes ambitions.
Quant à Belkheir, il ne perd rien en allant à Rabat, il y gagne. Non seulement, il peut ainsi gérer ses prospères réseaux marocains, mais il pourra s'atteler à solder l'affaire du Sahara Occidental. Les Etats-Unis, relayés par le régime saoudien mais aussi par les français et les espagnols, considèrent que la monarchie marocaine est fragile, sérieusement menacée par la montée de l’opposition à très large ancrage social. Dans ce contexte, une solution par référendum de la question du Sahara Occidental débouchant sur le choix de l'indépendance (peu d'observateurs se risquent à envisager une issue différente) aurait un effet dévastateur sur la monarchie marocaine, selon les grandes puissances amies de Rabat. Ainsi le droit à l’autodétermination est relayé aux oubliettes.
Belkheir est au Maroc, au service des lobbies juifs, pour éviter la prétendue déstabilisation du Maroc. De fait, qui mieux que Belkheir serait en mesure d'imposer à l’Etat algérien de tourner la page sur l'affaire sahraouie ? C'est bien ici que se situe sa «mission» à Rabat. Mener à bien une mission confiée par les Etats-Unis ne peut en aucun cas amoindrir le pouvoir de Belkheir, bien au contraire. L'aura de Belkheir qui bénéficie de puissants soutiens extérieurs ne peut qu'en sortir renforcée. La seule réelle évolution, rarement évoquée, au sein du régime algérien réside dans sa sensibilité accrûe aux influences étrangères, lorsque qu’elles touchent les intérêts de la gente militaire, sinon tous baignent ! En effet, le poids des «arbitrages» extérieurs s'est considérablement amplifié à la faveur de la crise et des bilans désastreux en matière de droits humains. Bouteflika peut rêver de pouvoir «absolu» en misant sur le DRS et l’OTAN et en avalisant la fameuse «Charte pour la paix et la réconciliation nationale», vouloir un troisième mandat en changeant la constitution, mais se beau rêve s’arrête un mois de novembre 2006 et ce PD de Bouteflika vivra bientôt le cauchemar…
Larbi Belkheir
Larbi Belkheir est un général de l'ANP (Armée Nationale Populaire) issu des services secrets de l'Etat français (DGSE : ex-SDEC) ayant servi directement sous les ordres du Commandant Aussares (tortionnaire autorevendiqué) pendant la guerre d'Algérie. Il a été longtemps chef de cabinet des présidents Chadli Bendjedid et Abdelaziz Bouteflika, et il était ministre de l'Intérieur lors de l'assassinat du président Mohamed Boudiaf à Annaba le 29 juin 1992. Après avoir participé à l'assassinat du président Houari Boumediene, il commença à se donner une couverture d'homme politique avec la bénédiction intéressée du Président Chadli Benjedid. On lui impute l'assassinat de l'ex-chef de la sécurité militaire Kasdi Merbah le 21 août 1993, chef du Parti politique M.A.J.D. qui voulait écarter du pouvoir 400 officiers issus de l'armée française (aussi premier ministre de l'Algérie du 05 novembre 1988 au 09 septembre 1989 après le soulèvement populaire du 05 octobre 1988).
Selon les secrets du FLN, Larbi Belkheir a, en présence du Commandant Aussares, participé à la torture et pendaison finale de Larbi Benmhedi. Un peu plus tard, il fracasse sauvagement le crâne de Boumendjel, grande figure politique FLN, à l'aide d'un manche de pioche faisant éclabousser sa cervelle sur les murs.
Selon ANP.ORG [1] et
STCOM.NET le cite comme étant "le responsable de tous les maux de l'Algérie depuis 1980" et dénonce sa participation active dans les assassinats ciblés de personnages et fonctionnaires clefs de l'Etat algérien depuis son arrivée "programmée" au pouvoir.
Après les élections législatives avortées de 1991, Belkheir et le général Khaled Nezzar, pourtant liés au chef de l'État Chadli Bendjedid, lui demandent de démissionner. Certains expliquent cette demande par la volonté de Chadli de nommer à l'État-major des militaires proches de lui. Mais la vérité, est que les généraux cherchaient une couverture légale au coup d’état par la création d’un vide juridique par la démission de Chadli après la dissolution de l’assemblée populaire nationale, qui n’avait rien de populaire, présidé par Belkhadem. Chadli démissionnera finalement le 11 janvier 1992.
Après le coup d'État militaire de 1992, le pouvoir civil arrive alors dans les mains de Mohammed Boudiaf. Celui-ci est assassiné peu après, le 29 juin 1992, par le sous-lieutenant Lambarek Boumaarafi, qui s’est rendu à la police au lieu de la gendarmerie ou l’armée pour ne pas être tuer afin d’étouffer l’affaire. L'hypothèse de l'implication de Belkheir dans l'attentat contre Boudiaf est avancée, suite à la volonté de ce dernier de nettoyer le paysage économique algérien de la gente militaire après avoir fait le sal boulot pour eux en déportant tous les partisans du FIS vers les camps de concentration de Reggane.
Le rôle influent que Belkheir joue dans les plus hautes sphères de l'État algérien lui ont valu le surnom de « parrain » (sous-entendu de la mafia militaro-pétrolière algérienne). Après l'arrivée du général Liamine Zéroual à la tête de l'État algérien en 1994, Belkheir quitte le pays pour
Zéroual doit ensuite quitter le pouvoir suite à des luttes de pouvoir dans l'état-major. Le pouvoir revient à un civil, Abdelaziz Bouteflika, Belkheir rentre en Algérie pour jouer un rôle de conseiller auprès du nouveau président, mais reste le chef et le trésorier des généraux Algériens et leurs familles vivant à l'étranger, dans les paradis fiscaux. (Panama, Monaco, Suisse, Dubaï, Palestine sous colonisation et îles caïmans).
Nommé dernièrement Ministre d'Etat et ambassadeur d'Algérie au Maroc.
Rendez les clefs !
On ne veut plus d’une prostituée comme président
Qu’attendez-vous pour démissionner ?! Qu’on vous botte le Q ?! N’avez-vous pas suffisamment fait ? En quelle langue dois-je vous le répéter ?! Ou vous comptez sur l’armée pour vous maintenir en place ! Ou leurs pions qui me harcèlent là où je vais ?!
